GTA 6 : Strauss Zelnick se félicite du succès des précommandes et défend l’abandon du physique

Depuis son Trailer 2 il y a plus d’un an, GTA 6 s’est fait extrêmement discret. L’annonce hier d’un nouvel aperçu du jeu prévu pour le 27 août sur Netflix risque de secouer encore la toile, et beaucoup d’attente se forme autour de cette vidéo. Une communication sporadique, certes, mais pourquoi se forcer tant les précommandes ont été phénoménales ? Une forte demande du public en tout cas confirmée par Strauss Zelnick, le PDG de Take-Two, dans le cadre d’une session questions-réponses découlant des résultats financiers du premier trimestre 2027. L’absence de version physique ainsi que le tout dématérialisé est également évoqué, et vous n’allez pas être déçu.

GTA 6 // Source : Rockstar Games

Des précommandes records pour GTA 6 ?

Pour son premier trimestre 2027 (du 1er avril au 30 juin), Take-Two Interactive, l’éditeur de GTA 6, Mafia: The Old Country et d’autres, a visiblement réalisé un chiffre d’affaires des 1,39 milliards de dollars. Une fenêtre qu’a réussi à attraper de justesse le lancement des précommandes de GTA 6, avec un coup d’envoi donné le 25 juin.

N’importe qui imaginerait facilement que celles-ci ont été colossales, et sans donner de chiffres précis, Strauss Zelnick confirme que « le niveau des précommandes est sans précédent est stupéfiant », comme nous le rapporte Variety. Il ajoute :

« Mais elles sont tellement sans précédent que nous ignorons comment cela se traduira concernant les ventes finales, une question à laquelle j’ai répondu plus tôt. Nous l’ignorons sincèrement, et nous croyons qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. »

Les ventes ne devraient quand même pas trop mal se passer pour GTA 6, surtout si l’on considère la répartition des précommandes entre la version standard à 79,99 € et l’Ultimate, contenant des cosmétiques et des boutiques exclusives, au prix de 99,99 euros. Zelnick se montre là aussi satisfait à ce sujet :

« Je pense que Rockstar a vu juste au niveau du prix des éditions standard et deluxe, et je pense qu’il n’y a aucun doute que les consommateurs sont enthousiastes vis-à-vis des deux. Et je pense que, selon vos moyens et votre manière de consommer, vous pouvez choisir l’une ou l’autre. Mais les précommandes ont été exceptionnelles, et nous sommes satisfaits de la répartition entre ces deux versions ».

Un avis tranché sur le physique

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GTA 6 // Source : Rockstar Games

Puisqu’il parle de moyens financiers à la disposition du consommateur, la transition est faite vers le sujet brûlant de ces dernières semaines : l’arrêt progressif du jeu physique. On rappelle que GTA 6 ne sera proposé en magasin et chez les revendeurs en ligne uniquement sous forme de boîte avec un code à l’intérieur. À ce sujet, Strauss Zelnick a sa vision des choses, relayée cette fois par IGN, et c’est assez explicite :

« Notre activité repose à plus de 90% sur la distribution numérique. C’est déjà une activité numérique. Donc, dans certains cas, et particulièrement pour un gros jeu, les disques – et notez bien que j’ai dit « disques » – n’ont aucun sens pour le consommateur. Aussi, dans la plupart des cas vous avez à vous connecter en ligne pour jouer. Donc si vous êtes déjà connecté, peu importe que vous ayez à télécharger le jeu. Cela revient au même et c’est beaucoup plus pratique. »

C’est déroutant de simplisme, mais on remercie Strauss Zelnick pour confirmer en toute sincérité le décalage absolu et historique entre la vision entrepreneuriale et celle du public le plus chevronné.

Bien sûr, nous n’irons pas le contredire car la grande majeure partie des joueurs et joueuses de GTA 6 n’en aura certainement que faire, mais le PDG de Take-Two n’affiche aucune considération, même diplomatique, pour les clients du format physique. Notez au passage qu’en substance, pour lui, les disques n’ont pas de sens, mais les codes dans la boîte oui. Écoutez, il faut bien une présence en magasin après tout.

Zelnick conclue logiquement sur ce sujet en approuvant la stratégie de Sony d’arrêter la production de jeux physiques pour ses PlayStation en 2028 :

« C’est donc vers cela que le monde se dirige, à notre avis, et je pense que Sony l’a compris. Nous l’avons certainement compris aussi. Cela ne veut pas dire que nous n’aurons pas d’éditions physiques de temps à autre. Je suis même sûr que nous en aurons, de la même manière qu’il y a encore des vinyles dans l’industrie musicale. Mais dans d’autres cas, cela n’aura juste pas de sens. »

Une analogie que l’on voit souvent dans les débats sur le format physique, mais vous conviendrez qu’il est difficile de lire des « vinyles » lorsqu’un tourne-disque ne tourne pas, ou quand on arrête leur production.