Final Fantasy VII Rebirth sur Switch 2 est un excellent portage, mais il faut savoir où on met les pieds
Final Fantasy VII Rebirth est sorti le 29 février 2024 sur PlayStation 5 avant de débarquer sur PC en janvier 2025. La suite, ça se passe du côté des Xbox Series et de la Nintendo Switch 2, où le titre a fait son apparition le 3 juin dernier. C’est cette version Nintendo Switch 2 qui nous intéresse car, après un portage réussi de Remake, on doutait de la capacité de Square Enix à faire fonctionner les grandes zones ouvertes de Rebirth sur la console hybride de Nintendo. Alors, pari réussi ? Oui, mais ce serait mentir que de dire qu’il ne faut pas faire attention à quelques éléments.
Conditions de test : Nous avons joué à la version Nintendo Switch 2 de Final Fantasy VII Rebirth pendant environ une quarantaine d’heures, aussi bien en mode portable qu’en mode docké. Toutes les captures sont issues de cette version du jeu.
À peine 5 mois après la sortie de Final Fantasy VII Remake sur Nintendo Switch 2 et quelques jours avant l’annonce de Final Fantasy VII Revelation, voici venir Final Fantasy VII Rebirth sur la console de Nintendo. Si vous attendiez les portages pour découvrir les deux premiers volets de ce remake hors norme, vous avez été gâtés. Les questionnements étaient nombreux autour de ce second portage, car si Final Fantasy VII Remake tournait globalement très bien, il s’agit d’un jeu assez fermé permettant d’optimiser les ressources. Faire tourner Rebirth sur la console hybride était une autre paire de manches et, disons-le clairement, nous étions un peu circonspects au moment d’installer les 91 Go du jeu (!) sur la mémoire de la console.
Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 : des sacrifices malins et adaptés
Final Fantasy VII Rebirth reprend certes le moteur du premier volet, mais il a cette fois la tâche d’afficher de très grandes zones ouvertes et des panoramas importants. Le début du jeu ne permet pas vraiment de se faire une idée car, en dehors d’un rendu pixelisé des cheveux, les éclairages et les textures s’affichent parfaitement dans les environnements fermés. C’est une fois arrivés dans la région de la Prairie puis du côté de Junon qu’on a réellement pu juger de la qualité du portage.
Évidemment, Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 est moins beau que sur PS5 et PC. Dire l’inverse serait mentir. Le titre tourne à 30 images par seconde, les visuels sont beaucoup moins fins dans les zones ouvertes et, en portable, il faut faire avec un effet de flou prononcé. En mode docké, c’est bien plus confortable visuellement, même s’il ne faut pas espérer un immense bond en avant ni une transfiguration du jeu. Le plus gros défaut de la version d’origine, à savoir l’apparition très tardive des éléments, est encore plus prononcé ici à courte portée.
Malgré tout, les équipes en charge du portage sont de vrais funambules et on sent que chaque sacrifice a été opéré en fonction de la situation et au profit d’une expérience fluide, y compris du côté de Cosmo Canyon ou du Gold Saucer. Car sur Nintendo Switch 2, Final Fantasy VII Rebirth affiche un 30 images par seconde qui ne faiblit que très rarement et jamais longtemps. Qu’on coure, qu’on combatte ou qu’on explore, on profite pleinement de cette longue aventure.
Une alternative plus qu’intéressante
Là où cette version se montre bluffante, c’est au niveau des cinématiques réalisées dans le moteur. Elles s’affichent parfaitement et ne perturbent en rien l’épique progression de Cloud et de ses compagnons. Autrement dit, si on accepte les lacunes visuelles qui permettent de profiter d’une expérience fluide, Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 est un portage intelligent et optimisé du jeu de Square Enix.
Si vous vous lancez dans l’expérience, n’accusez pas la Nintendo Switch 2 pour les problèmes d’éclairage. Ils sont là depuis la sortie de la version PS5, c’est un point noir technique majeur du jeu que Square ne peut/veut pas régler. D’ailleurs, la grande majorité des soucis rencontrés étaient présents sur la version d’origine et seule la résolution dynamique vient vraiment trahir la console hybride.
Reste maintenant à évoquer la qualité de l’expérience globale et l’intérêt de faire le jeu sur la console de Nintendo. À notre sens, pouvoir passer du mode docké au mode portable et progresser quand et où on le souhaite par l’intermédiaire de sessions de durée variable est un énorme plus. Final Fantasy VII Rebirth est bourré de quêtes et d’activités annexes, et, pour beaucoup, cette générosité frôle le trop-plein.
Pouvoir progresser dans l’aventure sur la TV puis s’occuper des points d’intérêt ou des mini-jeux avant de dormir a rendu le tout beaucoup plus digeste. À moins d’avoir envie de posséder les versions offrant le meilleur rendu, faire Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 est un choix tout à fait pertinent pour qui privilégie l’accès constant au jeu à l’expérience visuelle pure.
Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 n’est pas une version qui a été prise par-dessus la jambe avec pour seul objectif de récupérer de l’argent auprès des 20 millions de joueurs disposant de la machine. C’est un titre qui, au prix de compromis intelligemment répartis, conserve totalement son intérêt. Le jeu est fluide même en pleine action et le caractère hybride de la machine permet d’éviter le sentiment de trop-plein . Ce n’est évidemment pas parfait et il faut accepter les sacrifices consentis, mais prendre le jeu sur Switch 2 n’est pas une erreur, loin de là.












