Ubisoft va fermer ses studios de Winnipeg et de Belgrade et s’apprête à virer 380 personnes
On a bien ri le temps d’une période de Summer Game Fest particulièrement riche en annonces surprenantes, mais désormais, la bamboche, c’est terminé. La cruelle vérité du marché nous rattrape par le col et nous rappelle que l’industrie est toujours ce qu’elle est, avec des grands groupes qui continuent de licencier par centaines. Alors que XBOX s’apprête à déclencher un nouveau plan économique, joli terme pour dire qu’il va mettre à la porte plein de monde, Ubisoft continue sa déchéance en fermant deux autres de ses studios.
Ubisoft continue de plonger
Selon le journal Les Échos, Ubisoft va donc supprimer 380 emplois. Cette mesure va surtout affecter les studios de Winnipeg au Canada et de Belgrade en Serbie, qui vont fermer leurs portes. Le studio de Winnipeg servait avant tout de studio de support sur les moteurs maison d’Ubisoft, tandis que celui de Belgrade était plus spécialisé dans le fait d’apporter les jeux d’Ubisoft sur PC ou sur de nouvelles plateformes, dont Stadia.
Ces studios ne sont évidemment pas les seuls concernés puisque ce plan de licenciements touche de nombreuses équipes, dont celle de Barcelone. Le studio va subir une restructuration, qui a pour but de le faire se recentrer sur la licence Rainbow Six. On imagine que ses propres projets AAA non annoncés sont mis à la poubelle s’ils n’entrent pas dans le cadre de cette licence.
Pour rappel, Ubisoft a déjà procédé à des licenciements cette année au sein de son studio de Toronto, celui de Stockholm, ou bien chez Massive. Et c’est sans compter les vagues successives de renvois déjà comptabilisées depuis quelques années.
Ce qui fait également parler la presse, c’est la manière dont ces licenciements ont été annoncés à la presse. Selon Insider Gaming, qui a appris la nouvelle un peu avant la publication d’autres articles dans la presse, Ubisoft aurait posé un embargo sur cette information, afin que les médias contactés ne dévoilent pas cette annonce avant une certaine heure. Une mesure qui, dans les faits, aurait pu permettre à l’éditeur d’annoncer d’abord la nouvelle aux équipes, plutôt que de l’apprendre par la presse, notamment parce qu’il fallait en parler à des studios qui ne sont pas sur le même fuseau horaire. En revanche, Ubisoft aurait demandé cet embargo sans annoncer la nature de l’information, ce qui a pu surprendre. Pas autant que les personnes mises à la porte aujourd’hui, malheureusement.