« Xbox n’est pas à vendre » : Asha Sharma met les points sur les i malgré la restructuration en cours
Avec la disparition progressive des Xbox Game Studios et le compartimentage qu’est en train d’effectuer Microsoft dans les grands de Xbox, l’hypothèse d’une revente de cette division gaming n’était pas à exclure. Mieux ranger pour mieux revendre, c’est la stratégie qui a été employée maintes fois par le passé. Mais dans un nouveau portrait dressé par le New York Times, Asha Sharma insiste sur le fait que « Xbox n’est pas à vendre ».
La PDG donne visiblement son 06 à la presse et aux influenceurs
Il y a beaucoup de choses à dire sur l’angle de cet article, qui dresse un portrait pour le moins complaisant de la PDG qui vient de mettre à la porte presque 2 000 personnes en quelques mois chez Xbox (le sujet est à peine abordé, évidemment). Tantôt comparée au maire de New York, Zohran Mamdani, puis à Sam Altman, PDG d’OpenIA (cette deuxième approche est sans doute plus juste), Asha Sharma répète ici les mêmes éléments de langage que vous avez pu lire auparavant, tels que « la transparence est de la bienveillance », etc.
Lorsque le journaliste s’attarde brièvement sur la restructuration qui est en cours chez Xbox, elle déclare :
« Xbox n’est pas à vendre. Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour assurer le succès de l’entreprise, et nous examinerons les partenariats adéquats, le modèle opérationnel approprié ainsi que tout ce qui est nécessaire pour y parvenir. »
Bien entendu, Asha Sharma n’allait pas lancer un appel d’offres à travers cet article, mais cette déclaration a pour but de calmer quelques inquiétudes qui ont pu naître suite aux récents changements.
Toujours dans cet article, on apprend que Sharma a donné son numéro de téléphone personnel à certains journalistes et à des influenceurs sans doute triés sur le volet, ce qui est une façon de procéder tout à fait curieuse, qui va encore un peu plus loin que Phil Spencer dans l’aspect parasocial (déjà un champion en la matière) que la PDG entretient avec le public et une partie de la presse.
Dernier paragraphe qui mérite le coup d’œil, celui concernant Physint. Pendant que le New York Times lui demande, sans doute en plaisantant, si elle s’est excusée auprès de Sony pour cela (?), on apprend que Xbox a ici signé un contrat pour un budget bien moindre que ce que le constructeur dépense en temps normal pour un jeu dit « premium ». Ce qui va dans le sens des déclarations de Jason Schreier, qui avait balayé l’hypothèse folle d’un budget à 400 millions de dollars. On peut imaginer que Kojima Productions n’est pas arrivé sans un sou en poche, tandis que Xbox n’avait qu’à compléter pour finaliser la facture.