Diablo IV : Lord of Hatred – Présentation de l’extension et premier avis
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Rédigé par driehuur
Voilà déjà bientôt 3 ans que Diablo IV est sorti… en demi-teinte…, car il faut bien le dire, le hack’n’slash de Blizzard était loin de convaincre les joueurs à l’époque. Deux ans plus tard, en octobre 2024, une première extension, répondant au nom de Vessel of Hatred, tentait alors de lui donner un nouveau souffle. Sur le papier, le DLC affichait de belles ambitions, mais il n’est pas parvenu pour autant à tenir toutes ses promesses. Aujourd’hui, une seconde extension intitulée Lord of Hatred tente sa chance à son tour. Au programme : une région inédite à explorer, une nouvelle campagne, du contenu supplémentaire, mais aussi deux nouvelles classes de personnages. Qu’en est-il réellement une fois manette en main ? Nous vous proposons un premier tour d’horizon de cette nouvelle extension.
Conditions de jeu : Nous avons terminé la campagne de Lord of Hatred sur PS5 (version presse), en 12h environ en ligne droite, avec quelques heures de plus au compteur pour découvrir les nouvelles mécaniques de jeu, ainsi que les deux nouvelles classes de personnage. Non sans avoir rencontré quelques bugs, mais qui devraient être corrigés au lancement via une mise à jour day one.
Sommaire
ToggleLord of Hatred… L’aventure se poursuit sur les îles de Skovos
Lilith est vaincue, mais son influence continue de s’étendre, laissant ainsi planer une nouvelle menace sur Sanctuaire : celle de Méphisto, le Démon Primordial de la Haine… Et ce malgré les efforts acharnés de Neyrelle pour contenir son pouvoir, qui continue alors de se répandre et de corrompre peu à peu les terres de Skovos.
C’est donc dans ce contexte que débute la campagne de Diablo IV : Lord of Hatred. Plus précisément, tout commence à Ked Bardu, où Lorath vous attend pour donner le coup d’envoi de cette nouvelle aventure. Sans entrer dans les détails de l’histoire afin d’éviter tout spoiler, les premières quêtes nous mènent ensuite rapidement vers les îles de Skovos, situées tout au sud des régions déjà connues, ouvrant ainsi l’accès à une toute nouvelle carte propre à cette extension.
Tout d’abord, force est de constater que le scénario reste dans la lignée de l’histoire de la série en abordant le conflit éternel entre Horadrims et Démons Primordiaux. Un scénario, somme tout, agréable à suivre grâce à une narration ponctuée de dialogues et de cinématiques venant régulièrement poser le contexte. La progression est plutôt fluide et les quêtes s’enchaînent naturellement, sans pour autant révolutionner la formule.
Côté exploration, elle reste globalement fidèle au jeu de base et à la première extension, avec des environnements et des décors soignés, tandis que les donjons gardent leur ambiance particulièrement sombre. Il faut dire que la présence de Mephisto, omniprésent du début à la fin, contribue largement à installer cette atmosphère malsaine, également renforcée par la bande-son.
En parlant d’exploration, quoi de mieux que d’arpenter le monde de Sanctuaire à dos de basilic, un nouveau type de monture. Ce qui n’est pas sans danger puisque cette extension introduit un bestiaire inédit. A tout cela s’ajoutent évidemment de nouvelles quêtes secondaires, de nouveaux donjons et bastions, de nouvelles récompenses de réputation, ainsi que des Chroniques de la Création, à l’image des Autels de Lilith que l’on pouvait croiser dans le jeu de base, ou des Préceptes d’Akarat dans Vessel of Hatred, octroyant divers avantages à votre personnage.
Une expérience enrichie par de nouvelles mécaniques
En marge de la campagne, de nouvelles mécaniques de jeu sont au programme de Lord of Hatred, la toute première d’entre elle étant disponible dès le début en acquérant le Talisman de Lorath, une relique horadrique que l’on peut équiper de sceaux et de charmes. Les sceaux, selon leur rareté, débloquent un certain nombre d’emplacements de charmes, tandis que les charmes permettent de profiter de certains bonus. A l’instar des sets d’ensemble de Diablo III (et dont on déplore l’absence dans Diablo IV au passage), le but est d’y placer un ensemble de charmes complet (de couleur verte) pour bénéficier de leur plein potentiel.
De son côté, le Cube Horadrique signe son retour, le célèbre artefact de la série venant alors enrichir le système d’artisanat dans une nouvelle version. Grâce à toute une gamme de recettes, il est possible d’effectuer des modifications d’équipement (notamment autour des affixes), de transmuter des objets (transformer un objet rare en légendaire, obtenir des objets uniques ou fabriquer des charmes par exemple, etc…), mais aussi de confectionner des runes. Non sans oublier de récupérer quelques prismes d’harmonie pour optimiser les résultats. Bref… Autant dire que les possibilités sont infinies et toujours est-il que le Cube Horadrique est disponible à Temis, près du relais, après avoir terminé la campagne, tout comme sa quête prioritaire en guise de tutoriel.
Autre mécanique de jeu disponible à la fin de la campagne et en complétant une autre quête prioritaire, notamment pour les personnages de haut niveau : les Plans de Guerre. Depuis la table de commandement des Plans de Guerre à Temis, il s’agit alors de sélectionner différentes activités (fosse, hordes infernales, vagues infernales, donjons du Cauchemar, boss de repaire, bas-fonds de Kurast) via un arbre de progression et dont les récompenses dépendent de leur rareté. A noter qu’en parallèle, ces activités octroient des points d’expérience permettant de débloquer des modificateurs d’activité.
D’ailleurs, boucler la campagne de Lord of Hatred débloque également un nouvel évènement : Haine Résonnante, accessible à la seule condition de posséder un objet rare, une Trace d’Echos, qui n’apparaît qu’une fois la campagne terminée. En raison de sa rareté, cet évènement ne pouvait pas se produire durant notre test, nous n’en savons donc pas plus à ce sujet si ce n’est qu’il proposera des vagues incessantes d’ennemis de plus en plus coriaces, pour toujours plus de récompenses au fil de l’épreuve.
Enfin, loin des champs de bataille et des combats, Lord of Hatred offre aussi une pause bien méritée avec une nouvelle activité secondaire facultative : la pêche. Elle se débloque en terminant une quête prioritaire à Philios, ensuite, c’est tout simplement par le biais d’une emote assignée sur la roue d’action qu’il est possible de pêcher dans n’importe quel cours d’eau de Sanctuaire et même dans la lave. Camelotes à revendre, caches détrempées contenant de l’équipement et autres poissons de différentes raretés pourront mordre à l’hameçon… ces derniers en vue de compléter votre collection et d’obtenir un haut-fait associé par exemple. De quoi ravir les fans de complétion les plus patients, mais qui sait ce que peuvent encore bien cacher les cours d’eau de Sanctuaire ?
Deux nouvelles classes pour incarner la dualité de Lord of Hatred
Puisque l’histoire de Lord of Hatred plante son contexte autour du conflit opposant depuis toujours les Horadrims aux Démons Primordiaux, Blizzard introduit deux nouvelles classes qui, non seulement s’inscrivent dans le lore de Diablo, mais qui représentent aussi parfaitement cette dualité : le Paladin et le Démoniste. De quoi enrichir le roster déjà existant tout en contribuant à la vision globale de l’extension centrée sur ce conflit.
En réalité, le Paladin fait donc son retour dans Lord of Hatred, cette classe emblématique héritée de Diablo II venant alors titiller la fibre nostalgique des fans de la série, ce qui ne sera pas pour leur déplaire après l’avoir clamé si haut et fort. En effet, conservant plus que jamais l’ADN de la classe, il s’agit d’un guerrier sacré en armure lourde maniant l’épée et le bouclier, puisant sa puissance dans la Foi et s’appuyant sur la Force comme statistique principale. Bien que lent et peut-être un peu lourd dans son gameplay, il n’en reste pas moins efficace au corps-à-corps et particulièrement résistant grâce à son orientation tank. Il se distingue également par ses capacités de soutien via ses buffs de groupe, notamment issues de ses compétences liées aux auras. Puis, à partir du niveau 15, son gameplay évolue pour s’articuler autour d’un Serment, au choix parmi les 4 suivants : Fanatique, Mastodonte, Juge et Disciple. Que la Lumière Sacrée soit avec vous !
Quant au Démoniste, il s’agit d’une classe inédite dans Diablo (même si elle existe depuis peu sur Diablo II : Resurrected), non sans évoquer un mélange entre le sorcier et le nécromancien. Maîtrisant la démonologie du bout de sa dague et de son catalyseur, il peut invoquer des démons pour tirer parti de leurs pouvoirs, tout en ayant également recours à la magie des Flammes Infernales ou à des sorts basés sur les dégâts d’ombre. Son gameplay repose sur deux ressources distinctes : la Colère pour lancer des sorts et la Domination pour invoquer des démons, tout en s’appuyant sur la Volonté en guise de statistique principale. Il va sans dire que le Démoniste est plutôt prometteur en termes de puissance et de potentiel offensif malgré une relative fragilité nécessitant une certaine prudence au cours des combats.
Comme pour le Paladin, le Démoniste voit son gameplay évoluer à partir du niveau 15, avec la possibilité de se lier à un démon unique via un Eclat d’âme après avoir terminé une longue quête prioritaire. A l’issue de celle-ci, 4 fragments seront disponibles : Légion, Avant-garde, Tête pensante et Ritualiste, tandis que 3 autres Fragments se débloqueront au niveau 30 : Garde infernal, Gardien, et Fournaise. Tout ceci visant donc à enrichir encore davantage les possibilités de spécialisation du personnage.
Des mises à jour Éternelles pour tous les joueurs
Enfin, la sortie de Lord of Hatred s’accompagne de plusieurs mises à jour importantes pour tous les joueurs de Diablo IV (et ne dépendent donc pas de l’achat de l’extension en question), à commencer par la possibilité de faire progresser son personnage au niveau maximum de 70. Pour les amateurs de défi, la difficulté monte d’un cran, avec l’ajout de nouveaux paliers de Tourment qui s’étendent jusqu’au Tourment 12, tandis que la Fosse abrite désormais plus de monstres et plus de boss.
Sans oublier l’arrivée de nouvelles options telles qu’un calcul d’itinéraire pour ceux qui n’auraient pas le sens de l’orientation, un filtre de butin permettant de trouver plus facilement les objets recherchés (surtout en endgame), ainsi qu’une carte superposée à l’écran remplaçant la mini-carte afin de faciliter les déplacements dans les zones et notamment dans les donjons. Pratique pour les joueurs et joueuses aimant fouiller dans les moindres recoins, mais il est dommage de ne pas pouvoir alterner entre les deux formats avec une manette, le remapping des touches étant plus poussé en jouant avec le combo clavier/souris.
Sinon, les arbres de compétences font l’objet d’une refonte notable dans Lord of Hatred, affichant alors une organisation différente et même parfois d’autres intitulés. Plus concrètement, la progression suit toujours un « chemin » principal, avec des catégories qui se débloquent au fil des niveaux, donnant progressivement accès aux différentes compétences actives. Ici, non seulement chaque compétence active peut désormais monter jusqu’au rang 15 (au lieu du rang 5 auparavant), mais elle s’articule aussi autour de 3 ramifications. Deux « chemins » proposent un choix entre deux améliorations, tandis que le dernier se débloque un peu plus tard et offre le choix entre 3 améliorations supplémentaires, l’une d’entre elles nécessitant d’ailleurs un certain niveau. Ce qui signifie que les compétences passives, telles qu’on les connaissait, disparaissent ici au profit de ce nouveau système qui pousse peut-être un peu plus loin le curseur de la personnalisation. En soi, il s’agit d’un changement notable sur le papier, même si l’impact reste encore difficile à mesurer en jeu, tant les possibilités de build sont nombreuses.
Tout ceci étant dit, ces mises à jour et autres nouveautés apportées par cette extension suffiront-elles à maintenir l’intérêt des joueurs ? Réponse d’ici le 28 avril prochain avec la sortie de Diablo IV : Lord of Hatred sur PS5, Xbox Series X/S et PC.



















