Yuji Horii, créateur de Dragon Quest, s’amuse d’avoir pu créer un jeu avec l’IA en 30 minutes
L’IA générative connaît un vrai essor dans l’industrie japonaise, mais peu de studios admettent encore l’utiliser. Derrière les plus timides se cachent des créateurs qui, eux, n’ont pas de problème à afficher leur amour de l’outil, au risque de se mettre à dos une partie du public. C’est par exemple le cas de Yuji Horii, qui avait déjà exprimé son intérêt pour cette technologie, qui serait utilisée pour créer des dialogues avec des PNJ. Il va aujourd’hui un peu plus loin en nous présentant son travail sur Claude, avec un jeu nommé Interrogation Room Komiya.
Tant que Dragon Quest XII reste loin de tout ça
Nostalgique de l’époque où il a travaillé sur The Portopia Serial Murder Case, le créateur de Dragon Quest a voulu tenter une expérience en créant un jeu narratif du même genre avec l’aide de l’IA générative. Horii a visiblement été séduit par l’outil, qui a permis de créer le jeu en une demi-heure pour un résultat qu’il trouve convaincant.
Même sans lire le japonais, difficile de lui donner raison tant le jeu consiste simplement à choisir les bonnes questions pour qu’un suspect avoue son crime, en jonglant avec deux jauges qui vont jouer sur son humeur, le tout avec très peu d’éléments visuels à l’écran. Un concept qui aurait peut-être été amusant s’il avait été développé par de vrais humains, avec davantage de travail et d’intentions derrière.
Vous l’imaginez, les réactions n’ont pas été tendres avec cette expérimentation, même si, au moins, Yuji Horii a la décence de faire cela en tant que passe-temps, et pas en tant que professionnel avec un jeu à nous vendre à la clé. Après cette parenthèse qui ne lui a de toute façon pas demandé beaucoup de son temps, Horii est déjà probablement de nouveau en train de plancher sur Dragon Quest XII, épisode sur lequel il planche. En espérant que celui-ci nous montre bien le fruit de son propre travail, et pas celui d’une autre IA, bien sûr.