Stop Killing Games : Le mouvement de préservation du jeu vidéo défend sa cause devant le Parlement européen
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Rédigé par Jordan
Le problème concernant l’absence de préservation du jeu vidéo est un peu plus grand chaque jour. Certains jeux peuvent disparaitre de la circulation en un claquement de doigts (on l’a vu cette semaine avec Disney) tandis que d’autres peuvent aller jusqu’à devenir injouables si un éditeur coupe les serveurs. C’est d’ailleurs le cas de The Crew qui a été la goutte de trop pour beaucoup, au point de donner de l’élan au mouvement Stop Killing Games. Celui-ci a reçu les signatures nécessaires pour que son cas soit présenté devant le Parlement européen, afin que de meilleures régulations soient mises en place.
Le Parlement à l’écoute
C’est Ross Scott, vidéaste américain, qui a servi de porte-parole à Stop Killing Games puisque c’est lui qui est à l’origine du mouvement. Invité au Parlement européen, il a pu s’exprimer sur la « destruction » des jeux vidéo qui grandit chaque jour un peu plus dans l’industrie, en pointant du doigt le rôle des éditeurs qui ont parfois recours à des pratiques de vente trompeuses. Son passage a été résumé dans une vidéo que vous pouvez consulter avec des sous-titres en français.
Les revendications de Scott et du mouvement Stop Killing Games se résument en plusieurs points. D’abord, faire en sorte que les lois européennes soient moins floues sur le sujet afin de mieux réprimander les éditeurs mettant en place de telles pratiques. Même s’il faut être conscient que certains jeux ne peuvent pas durer indéfiniment, Scott réaffirme qu’il faut trouver des solutions pour que quelques jeux puissent continuer d’être jouables sans pour autant que les éditeurs soient obligés de les maintenir eux-mêmes en vie :
« Nous ne demandons même pas aux éditeurs de changer leur modèle commercial ou de monétisation, mais seulement que, lorsqu’il mettent fin au support, ils le fassent de manière responsable. Notre seul objectif est d’interdire cette pratique destructrice et d’obtenir ainsi des protections de bae pour les consommateurs et pour ce média dans son ensemble. »
Une plus longue vidéo rendant compte de l’ensemble de la séance a été publiée. Après la présentation, les membres du Parlement ont pu poser plusieurs questions sur certaines problématiques comme le droit intellectuel, et pour voir quels moyens de régulation pouvaient être mis en place, comme « un droit à la résurrection » d’un jeu qui aurait été abandonné par son éditeur, mais aussi des périodes de garanties plus longues. D’autres sujets comme les microtransactions et les lootboxes ont rapidement été mentionnés ici.
Ce n’est évidemment pas à la sortie du parlement que des lois seront immédiatement mises en place, mais la députée Anna Cavazzini, qui était l’une des présidentes de la commission, a salué le travail effectué ici de la part de tous les acteurs sur le sujet. Au moins, les revendications ont été entendues et les discussions vont maintenant se poursuivre.
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