Lenovo prévient que les prix de la RAM ne reviendront sans doute jamais à la normale, et que des hausses sont encore à prévoir
Payer une barrette de RAM deux à trois fois son prix de base, ce n’est pas marrant, mais si on peut continuer à produire des images et des vidéos horribles avec l’IA générative, ça vaut le coup, non ? Pendant que certains essaient de s’en convaincre, on assiste à des répercussions importantes de cette crise sur l’industrie du jeu vidéo. Notamment sur le marché des consoles, avec les trois constructeurs qui revoient leurs prix à la hausse (surtout Xbox), et sur le marché du PC, la situation n’est pas plus rose. Satya Nadella (PDG de Microsoft, obnubilé par cette technologie) nous promettait que cela n’était qu’un mauvais moment à passer avant que les choses reviennent à la normale. Lenovo est moins optimiste, et il n’est pas le seul.
On continuera de casquer pendant un bon moment
Si vous pensiez que le prix de certains composants allait repartir à la baisse une fois la crise terminée, c’est bien mal connaître le monde du capitalisme. Une fois une hausse enregistrée, difficile de revenir en arrière, surtout s’il y a une vraie demande. Martin Hiegl, l’un des cadres de Lenovo, s’est exprimé sur le sujet lors d’une conférence relayée par VGC, durant laquelle il prévient que les prix des composants liés à la mémoire ne vont probablement jamais redescendre au niveau où ils étaient avant la crise.
Une théorie appuyée par les récents commentaires de Microsoft suite à la hausse de prix des Xbox Series, qui prévenait que les coûts de fabrication pourraient encore doubler d’ici la fin 2027. L’institut Jefferies Equity Research s’attend déjà à ce que les prix des composants augmentent de 40 à 50 % durant ce troisième trimestre de l’année (par rapport à la même période l’année précédente), et que cette hausse continue le trimestre suivant.
Le centre de recherche (dont l’étude est relayée par Wccftech) se montre un peu plus confiant sur une éventuelle baisse en 2028, lorsque la capacité de production aura enfin rattrapé la demande, mais on ne parle que d’une réduction éventuelle de 15 à 20 % par rapport à 2027, qui aurait de son côté connu pas mal de hausses de prix. Donc loin d’un retour à la normale. Autrement dit, on n’est pas sorti du sable.