Harvey Smith et Ricardo Bare (ex-Arkane) se réunissent pour fonder un nouveau studio et développer un jeu solo immersive sim
L’aventure d’Arkane est en train de prendre un triste tournant depuis la fermeture des locaux à Austin et le destin flou réservé au bureau de Lyon. On compte pourtant encore de très grands talents là-bas, même si quelques figures historiques du studio sont parties depuis un moment. C’est le cas de Harvey Smith, qui a fait ses armes sur Deus Ex et Thief avant de donner vie à l’excellente série Dishonored. Suite à l’échec de Redfall, l’intéressé est prêt à rebondir, et pour cela, il s’associe à Ricardo Bare, un ex-collègue de chez Arkane.
Un studio qui veut jouer l’outsider
Un duo qui attire forcément l’attention et qui se retrouve aujourd’hui à la tête d’un tout nouveau studio répondant au nom de Black Pony Immersive. C’est ce que Harvey Smith et Ricardo Bare ont révélé au micro de The Game Business, dans une interview où ils précisent leurs ambitions avec cette nouvelle équipe.
Le but est de produire un nouveau jeu solo immersive sim, que l’on imagine déjà comme un successeur de Dishonored ou Prey. Tout était dans le nom du studio après tout :
« Il y a tellement de mauvaises nouvelles en ce moment : l’état du monde, au-delà même du jeu vidéo, est sidérant. Dans ce contexte, adopter une attitude optimiste revient presque à jouer les outsiders. Nous allons nous recentrer sur ce que nous aimons. Nous allons travailler avec des gens que nous apprécions. Et nous allons prendre du plaisir à le faire. Le nom « Black Pony Immersive » est une référence à cela, tout en mettant l’accent sur l’aspect « immersif ». Nous voulons créer des immersive sims. Nous voulons concevoir des jeux solo narratifs à la première personne, où l’exploration et les puzzles sont au cœur de l’expérience. Pensez à Deus Ex ou à Dishonored, car c’est exactement ce que nous faisons. »
Black Pony Immersive est pour l’instant un petit studio malgré cette ambition, et le duo veut que cela reste comme tel. L’idée est d’avoir recours à de l’aide extérieure pour certaines tâches, tandis que l’aspect créatif reste concentré au sein même du studio :
« Au début et à la fin d’un projet, il vaut mieux éviter d’avoir une équipe gigantesque, sinon, on se retrouve avec un cinquième animateur qui demande : « Qu’est-ce que je fais pour le projet suivant ? » […] Rester sur une petite structure au début et à la fin est plus sain. C’est donc le modèle que nous privilégions. »
Les fans du genre seront donc impatients de voir ce qu’il va en découler, tant les immersive sims ne se bousculent pas au portillon ces temps-ci.