Geoff Keighley et Mark Cerny (PlayStation) s’associent pour mettre en avant les futurs grands talents de l’industrie

Souvent associé aux strass et paillettes des grands événements de l’industrie, pour le meilleur et souvent pour le pire, Geoff Keighley veut montrer qu’il est plus qu’un homme-sandwich. Le producteur a donc décidé de s’entourer de noms respectés dans la presse, en cofondant par exemple The Game Business (site principalement tenu par le journaliste Christopher Dring), mais aussi dans l’industrie, comme l’atteste son nouveau duo avec Mark Cerny, architecte des récentes consoles PlayStation.

Geoff Keighley et Mark Cerny // Source : Game File

Future Future Class

Cette collaboration atypique entre Geoff Keighley et Mark Cerny nous est révélée dans les colonnes de Game File, qui décrit le projet comme étant « philanthropique » en ayant pour but de mettre en avant 20 jeunes talents par an via la Nova Games Foundation.

Elle accordera une sorte de bourse sans contrepartie (de 100 000 à 600 000 dollars pour les projets les plus ambitieux) avec un mentorat spécialisé. Ce programme devrait débuter dès le mois de décembre en sélectionnant des candidats issus de différentes universités partenaires, aussi bien aux États-Unis qu’en Allemagne, et même en France via le Cnam-Enjmin. La fondation servira de lien entre les talents et de potentiels éditeurs, tout en assurant la promotion des projets sans en être bénéficiaire.

Cerny explique avoir eu cette envie alors qu’il sent la fin de sa carrière se rapprocher à grands pas :

« J’approche de la fin de ma carrière. Je n’ai pas encore terminé, mais transmettre le flambeau de la meilleure façon possible est une idée qui m’occupe beaucoup l’esprit ces temps-ci. »

De son côté, Keighley déclare de son côté avoir cherché un moyen de s’investir dans des projets sans posséder des parts dans une entreprise, étant donné son rôle particulier au sein de l’industrie. Il espère que les dons effectués par Cerny et lui à la fondation encourageront d’autres donateurs :

« Mark et moi avons chacun fait des dons de plusieurs millions de dollars pour créer la fondation, et nous comptons continuer à y contribuer. Nous espérons que d’autres se joindront à nous. »

Ils ont déjà recruté à leurs côtés Josef Fares du studio Hazelight (It Takes Two), et cherchent à attirer d’autres grands noms de l’industrie. Une initiative plus que louable, même si l’ombre de la Future Class plane forcément au-dessus du projet.

Pour rappel, il s’agissait d’une initiative lancée en 2020 par Keighley qui avait pour but d’être un programme inclusif pour la nouvelle génération de talents, en donnant de la voix à celles et ceux qui ne profitent pas toujours d’une tribune. Quelque chose qui n’a pas duré, conduisant beaucoup de ces talents à se dire qu’ils ont été utilisés comme « totems » pour faire bonne figure face à certains sujets sociétaux. Le programme a en quelque sorte cessé de fonctionner lorsque plus de 70 membres de cette Future Class ont signé une lettre ouverte afin qu’un mot soit adressé aux Game Awards sur le génocide à Gaza. Une lettre totalement ignorée par l’organisation et par Geoff Keighley, avant que la Future Class soit rangée au placard.