Dragon Quest Monsters : Le royaume de Boisflétri – On y a joué, une bonne évolution après Le Prince des ombres ?

Trois ans seulement après Dragon Quest Monsters : Le Prince des ombres, Square Enix et TOSE préparent en 2026 le retour de leur RPG de collection de créatures avec Dragon Quest Monsters : Le royaume de Boisflétri. Un épisode qui regarde cette fois du côté de Dragon Quest V : La Fiancée céleste, puisqu’il met en scène de jeunes versions de Bianca et Néra dans une aventure inédite. Après avoir glané des informations régulièrement de la part de Square Enix ces derniers mois, nous avons eu l’occasion de passer de la théorie à la pratique lors de la Gamescom 2026. Nous avons en effet pu prendre en main le tout début de l’aventure puis sur une sauvegarde plus avancée.

Dragon Quest Monsters : Le royaume de Boisflétri // Source : Square Enix

Un monde qui semble enfin vouloir compter davantage

Bianca et Néra sont bien plus de gros clins d’œil à Dragon Quest V. Toutes deux jouent le rôle de protagoniste et cherchent les légendaires Feuilles de Vie afin de sauver leurs pères gravement malades. Elle finissent par être conduites vers un autre monde par Doudouleur. Elles y découvrent un royaume progressivement vidé de son énergie par de mystérieux cristaux de Météocite et obtiennent le pouvoir de se lier aux monstres. Surtout, contrairement à ce que pouvait laisser penser auparavant, le choix entre les deux héroïnes n’est pas définitif : Square Enix indique que l’on peut passer librement de Bianca à Néra au cours de l’aventure.

Lors du dernier State of Play Japan, nous avons également découvert e mystérieux Théspidor qui semble occuper le rôle d’antagoniste principal. Mais c’est surtout dans l’exploration que cet épisode paraît vouloir progresser. Les zones restent construites comme de grands espaces ouverts plutôt que comme un véritable monde ouvert, mais Square Enix promet davantage d’interactions. Le cycle jour/nuit peut modifier le comportement ou l’apparition de certaines créatures, plusieurs zones sous-marines pourront être explorées et nos monstres nous accompagnent désormais physiquement sur le terrain, quelle que soit leur taille.

La principale nouveauté est toutefois l’Arrosoir ailé. Cet objet permet de redonner vie aux Racines de la création dispersées dans le monde, lesquelles deviennent ensuite des points de téléportation où l’on peut également soigner ses monstres et effectuer des synthèses. En vérité, ce qui aide énormément ce nouvel opus, c’est qu’il ne soit pas une exclusivité Switch. C’est mieux, mais nous sommes très loin d’un rendu correct pour cette génération de consoles.

Malgré tout, le trait d’Akira Toriyama et la direction artistique chatoyante permettent de donner un peu de couleurs à l’ensemble. De plus, cette fois-ci, l’exploration adopte un effet de courbure donnant l’impression de parcourir un globe. Néanmoins, nous sommes tout de même assez déçu pour le moment sur ce point. En tout cas, la démo ne nous a pas permis d’exploiter la verticalité (s’il y’en a une) ou bien les capacités des monstres. On sent tout de même une nette amélioration des animations des monstres dans les zones ouvertes, un peu l’image de ce que l’on a dans Dragon Quest VII Reimagined.

Une formule de combat familière, mais avec quelques nouvelles couches

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Dragon Quest Monsters : Le royaume de Boisflétri – Premier Slime // Source : Square Enix

Sur le terrain comme durant les affrontements, les habitués retrouveront très rapidement leurs marques. Plus de 500 monstres pourront être recrutés et répartis entre différentes familles, tailles et rangs allant de G à X. Quatre créatures peuvent participer directement au combat, tandis que quatre autres restent en réserve. Les monstres de grande taille occupent deux emplacements mais compensent notamment par de meilleurs Traits ou la possibilité d’effectuer davantage d’actions. Leur personnalité influence également leur progression et certaines limites statistiques.

Les combats restent entièrement au tour par tour. On peut donner des ordres précis à chaque membre du groupe ou lui attribuer une tactique afin de laisser l’IA gérer ses actions. Le recrutement passe notamment par une commande permettant de montrer la puissance de son équipe afin d’augmenter les chances qu’un adversaire nous rejoigne.

Bianca et Néra disposent néanmoins d’une intervention directe avec l’Esprit du meneur, utilisable une fois par affrontement. Bianca peut restaurer les PV du groupe tout en renforçant son attaque, tandis que Néra récupère des PM et améliore les capacités défensives. Le changement de personnage pourrait donc avoir un véritable intérêt selon le type d’équipe utilisé. Comme pour le reste de la série en général en matière de combat, on reste donc sur un système très classique qui n’a pas énormément bougé. Le principale intérêt est donc de mettre en pratique les synergies de vos monstres grâce à des compositions d’équipe soigneusement planifiées.

Ce qui donne tout le sel à la saga, c’est bien évidemment son système de synthèse. Deux monstres ayant atteint au minimum le niveau 10 peuvent être combinés afin de produire une nouvelle créature, capable d’hériter de leurs Talents. Maximiser certains Talents avant une fusion peut même les faire évoluer lorsqu’ils sont transmis à la génération suivante. Certaines espèces reposent en outre sur des recettes spécifiques et des synthèses plus complexes utilisant jusqu’à quatre monstres.

Le retour de la « Plus Value » accentue d’autant plus cette logique d’élevage sur plusieurs générations. Cette statistique augmente au fil des synthèses, améliore les caractéristiques de base et peut permettre à une nouvelle créature d’atteindre un rang supérieur à celui de ses parents. Autrement dit, le jeu semble davantage encourager à penser toute une lignée plutôt qu’à simplement fusionner régulièrement ses monstres pour remplacer les plus faibles. Même si cette généalogie semble très prometteuse, il est difficile d’évaluer précicément ce principe sur un court laps de temps.

Au niveau des synthèses de base, on retrouve une interface assez chargée, mais relativement claire une fois habitué aux différentes sections. Le jeu prévoit également des configurations recommandé (que ce soit au niveau des talents et des compétences) pour ceux qui auraient peur de faire des mauvais choix.

Tout ce que nous avons vu jusqu’ici confirme que Dragon Quest Monsters : Le royaume de Boisflétri ne cherche pas à réinventer la série. Il reprend très clairement l’ossature du Prince des ombres, mais tente de renforcer plusieurs aspects qui pouvaient manquer de profondeur, comme la synthèse qui gagne clairement en richesse. Reste à savoir si tout cela suffira à corriger les faiblesses du précédent opus. Même si l’on adhère à la formule depuis le premier opus sur DS, on aurait néanmoins apprécié un titre un peu plus ambitieux.