Gamescom 2017 : On a joué à Phantom Doctrine, notre aperçu sur ce X-COM Like en pleine guerre froide

En plein sur le stand de Good Sheperd Entertainment anciennement appelé Gambitious Entertainment, nous avons eu le plaisir de tester en avant-première le nouveau jeu des créateurs de Hard West, à savoir Phantom Doctrine.

Les créateurs de Hard West, CreativeForge Games, ne s’arrêtent donc pas en si bon chemin et développent pour le coup un nouveau titre stratégique à la sauce XCOM et se déroulant en pleine guerre froide avec Phantom Doctrine. Voici pour le coup notre impression, qui nous a laissé un peu mitigé.

XCOM qui rencontre James Bond

Si nous considérons Phantom Doctrine comme un XCOM like qui rencontre James Bond, ce n’est pas un hasard. Car le titre prend très clairement la forme d’un jeu de stratégie, avec un soupçon d’espionnage en pleine guerre froide, plus précisément en 1983. A ce propos, il faut savoir que le joueur prendra le contrôle d’une organisation secrète nommée la cabale. En la contrôlant, vous aurez pour objectif de démonter toute une conspiration mondiale qui soudoie les leaders du monde et lève les nations les uns contre les autres.

Tout ce que l’on pourra observer dès les premières minutes de jeu que nous avons pu avoir lors de notre petite session avec l’un des développeurs chez CreativeForge Games, c’est l’évidente ressemblance qu’il y a avec XCOM. Dans un premier temps, on retrouvera tout l’aspect tour par tour, et surtout le système de points d’action pour faire avancer notre personnage. Pour faire simple, votre personnage avance de case en case, et ce dernier pourra avancer un certain nombre de fois en fonction de ses points d’action disponibles, ou bien tout simplement sprinter, ce qui ne lui donnera pas la possibilité d’effectuer une seconde action.

Qui plus est, la jouabilité de Phantom Doctrine en revanche, et contrairement à un XCOM, est tout simplement taillée pour de l’infiltration pure. Alors certes, XCOM proposait déjà cet aspect sur XCOM 2 où par exemple, dès le début de la mission vous pouviez être en mode camouflé jusqu’à ce que vous vous fassiez repérer. Mais là, sur Phantom Doctrine, le tout est taillé pour l’aspect infiltration. Bien évidemment rassurez-vous, le développeur présent avec nous nous a expliqué que même en se faisant repérer, cela ne faisait pas office de game over, et vous serez juste en mode état d’alerte, où il faudra tenter d’éliminer tous les adversaires alentours devenus maintenant agressifs. D’ailleurs dans cette mission, vous deviez infiltrer un complexe et y récupérer un document confidentiel, et ensuite aller à un point d’extraction. D’ailleurs comme dans XCOM, vous ne voyez pas certains ennemis avant d’être tombé nez à nez sur eux, ou d’utiliser une compétence pour voir où ils sont positionnés.

Niveau interface, Phantom Doctrine s’en sort pas trop mal. Le titre de CreativeForge dispose de toutes les habiletés de chaque protagoniste que vous contrôlez tout en bas de l’écran. Ces derniers auront la plupart du temps la même chose en terme d’action – demander l’aide d’un sniper positionné en hauteur pour éliminer une cible, faire entrer deux de vos protagonistes dans une pièce pour éliminer par exemple deux ennemis d’un coup etc… -, mais également vos compétences, qui varieront en fonction des classes très certainement. D’ailleurs, au niveau des classes, nous n’avons pas pu les voir en détails, mais on se doute qu’elles devraient être suffisamment variées. En tout cas, ce que l’on pourra regretter c’est le que le titre manque un peu plus de contenu dans le côté stratégie de ce que nous avons pu en voir mais bon ce n’était qu’une démo, et il y a fort à parier que la version finale sera plus touffue quand nous la testerons en 2018 sur PC, PS4 et Xbox One.

Un côté gestion à la XCOM

Phantom-Doctrine-1

Une fois la fameuse mission terminée, le développeur nous a fait un concret tour d’horizon sur ce qu’il sera possible de faire sur le côté gestion du soft, après justement une mission bien remplie. Encore une fois, on retrouve notre Q.G., où vous devrez certainement construire des infrastructures, comme cela a été le cas sur un XCOM, que ce soit pour améliorer les armes, accélérer la recherche, et j’en passe.

Là, bien évidemment, nous n’aurons certainement pas ce genre de structures dans un Phantom Doctrine, car le tout semble être à la sauce espionnage, tout simplement. Chose sympathique que nous avons pu voir ce sont les salles d’interrogatoire que nous pouvons construire. Effectivement, et certainement lors de vos missions périlleuses, vous avez la possibilité de capturer quelques agents méchants. Une fois cela fait, vous avez la possibilité de les cuisiner dans la salle d’interrogatoire en les torturant mentalement comme physiquement, et du coup avoir la possibilité de les faire venir de votre côté pour le coup.

En sus, il y a aussi d’autres subtilités dans le développement de votre base dans Phantom Doctrine. Une fois encore à la manière d’un XCOM, vous pourrez aussi construire des bases de recrutement pour vos futurs agents, vous défendre, ou bien encore des bases de recherches pour l’acquisition de nouvelles technologies. Aussi, il sera possible pour vos agents d’arriver sur une mission en mode infiltration, ou totalement bourrin. Mais du coup, nous trouvons que cela pourrait dénaturer un peu le côté infiltration dont est construit le jeu à la base. Du coup, il faudra une fois encore voir de quoi il en retourne lors de sa sortie en 2018 sur PC, PS4 et Xbox One. Ah oui dernière chose, il faut savoir qu’il sera aussi possible de déployer nos agents dans les missions en mode civil, ce qui pourrait être pas plus mal pour accentuer ce côté infiltration dans ce Phantom Doctrine.

Plaisant, mais le côté XCOM trop présent

En conclusion pour le moment, et même si l'idée de faire un jeu de stratégie au tour par tour pendant la guerre froide et avec ce côté espionnage est fort plaisant, Phantom Doctrine peine pour le coup à se trouver une identité propre. Même si le jeu normalement construit à la base sur de l'infiltration paraît être une bonne idée - et encore on peut aussi y aller à la bourrin du coup... -, le gameplay, ou bien encore la gestion de votre Q.G., manque cruellement d'identité, et nous fait malheureusement penser directement à XCOM. Même la fameuse map du monde présente dans Phantom Doctrine fait aussi penser à la production de Firaxis, même si les p'tits gars de CreativeForge y ajoutent un peu leur patte au niveau de la gestion de la base, avec la possibilité de retourner le cerveau de certains agents pour les faire venir dans votre camp. Pour l'instant donc, impression un peu mitigée, et nous verrons bien à sa sortie en 2018 si le titre parvient à proposer quelque chose d'original sur la gestion de la base, ou même sur les missions.

Matheus

Cette preview a été réalisée à partir d'une version éditeur

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