GTA 6 : Le PDG de Take-Two fait référence au lancement raté de Cyberpunk 2077 pour justifier la nécessité des reports
GTA 6 est à nos portes, mais dans un autre monde, le jeu aurait pu sortir plus tôt. Reporté deux fois, le jeu de Rockstar s’est fait attendre, mais nul doute que ces retards étaient nécessaires pour l’équipe de développement. Dans la dernière enquête publiée par Bloomberg à propos du jeu, on a pu avoir une idée de la réaction de Strauss Zelnick, PDG de Take-Two, lorsqu’il a appris le dernier report du jeu. Aujourd’hui, l’intéressé s’exprime un peu plus à ce sujet lors d’une interview avec le Wall Street Journal.
La leçon a été apprise
L’interview en question commence à faire le tour des réseaux sociaux en raison d’une question sans doute mal préparée ou mal formulée de la journaliste, qui a laissé sous-entendre à Strauss Zelnick que Take-Two n’avait pas d’autre hit que GTA 6 dans son catalogue. Ce qui nous intéressera plutôt, ce sont les propos du PDG sur la question des reports du jeu. Un sujet toujours délicat à traiter dans sa position, puisqu’il se souvient avoir déjà refusé ce genre de demande sur d’autres jeux par le passé (sans que l’on sache lesquels). Il se souvient que la demande du report de GTA 6 est en plus de cela arrivée à un moment peu évident pour l’entreprise :
« Le timing de la demande n’était pas idéal pour tout un tas de raisons. Nous venions de conclure un séminaire du conseil d’administration 10 jours avant. Donc je n’étais pas ravi de cette annonce. Cela étant dit… vous savez, c’est un numéro d’équilibristes pour les dirigeants. Ce n’est pas juste du temps, ce sont des ressources en plus. C’est la même question que dans l’industrie du cinéma à propos des reshoots d’un film. Ce sont vraiment des décisions difficiles à prendre. Mais quand votre mission est de produire le meilleur divertissement du monde et que l’un de vos objectifs est d’être le plus créatif possible, parfois, vous devez prendre ces décisions couteuses pour accomplir tout cela. »
Il fait ensuite allusion à un jeu très attendu sorti durant ces dernières années et qui a raté son lancement, au point d’être retiré de la vente. Zelnick fait évidemment référence à Cyberpunk 2077:
« Qu’est-ce qui arrive quand vous prenez l’autre approche ? Celle-ci consistant à être esclave du calendrier, peu importe ce qui se passe. Je ne veux pas critiquer d’autres acteurs de l’industrie, mais si vous savez quelque chose à propos du milieu, il y a quelques années, il y a eu une sortie majeure qui correspond à ça. Ils ont sorti le jeu, et ils ont dû le retirer car il ne fonctionnait pas. »
Le jeu de CD Projekt Red a beau avoir connu une sacrée rédemption, il n’est pas étonnant de le voir servir d’exemple à ne pas suivre pour tous les AAA majeurs, surtout ceux attendus comme GTA 6.