Crazy Taxi: World Tour met la nitro sur la nostalgie, mais ne prend aucun virage dangereux
En ayant pour objectif de redorer le blason de licences oubliées (par lui-même) dans son catalogue, SEGA s’attaque à un challenge compliqué. Avec le dernier Shinobi, le contrat a cependant été plus que rempli – en dépit de ses mauvaises ventes. C’est donc avec bon espoir que l’on espérait retrouver Crazy Taxi dans une forme toute aussi olympique, en dépit de l’utilisation d’IA générative dont on aurait pu se passer. Après une demi-heure de jeu, Crazy Taxi: World Tour préfère finalement jouer la sécurité, au lieu de l’impertinence que l’on pouvait attendre de la part de la saga.
All I Want
Au moins, Crazy Taxi: World Tour conserve son attitude très décomplexée, et on comprend vite que l’on part pour un voyage dans le passé lorsque nos premières courses sont accompagnées par l’un des morceaux cultes The Offspring. Une référence qui pose les bases d’entrée : un quart de siècle plus tard, vous avez peut-être changé, mais pas Crazy Taxi. Vous devez toujours enchaîner les drifts et maîtriser le freinage immédiat pour déposer vos clients en temps et en heure, avec un petit boost au démarrage à bien négocier.
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Entre deux missions, libre à vous d’explorer la ville à la recherche de clients que vous devrez déposer le plus rapidement possible. Dès votre premier passager à bord, vous n’avez qu’une minute pour enchaîner les courses, en grapillant quelques secondes bonus si vous parvenez à être très rapide et si le client est ravi de votre conduite. L’occasion de pousser le champignon sans trop vous soucier de ce qui se trouve devant vous, dans la mesure où le taxi d’Axel équivaut à un semi-remorque qui va tout balayer sur son passage.
Heureusement, ce bolide ne se conduit pas tout à fait comme un camion, même si l’on n’aurait pas craché contre un peu plus de légèreté et de sauts plus fréquents sur notre route. C’est surtout le manque de vitesse qui pourra choquer certains habitués. En l’état, même si l’on sent que tout n’est pas encore optimal (certains drifts sont perfectibles), quelques courses s’avèrent grisantes, à condition d’avoir une map qui vous challenge un peu. Car c’est là l’un des atouts de ce World Tour, qui emmène Axel dans de nouveaux pays, avec d’autres types de paysage.
Uber cool
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Cette démo était dans le thème puisqu’elle dépeignait une ville allemande, afin de fêter le passage du jeu à la Gamescom. On est donc loin des ruelles ensoleillées de San Francisco, ce qui devrait offrir un peu d’air frais sur la durée si le jeu nous transporte de ville en ville. On espère cependant que certaines maps seront plus intéressantes que celles qui nous étaient proposées, dont seul le centre-ville et le château offraient des tracés intéressants. Malgré le nombre de passants à bousculer, peut-être que tout manquait encore un peu de vie. Ça ne manquait en tout cas pas de publicité, avec des panneaux Puma qui peuvent vous sortir de l’expérience.
On replongera rapidement en effectuant quelques quêtes annexes complètement absurdes, qui viennent modifier le train-train habituel d’Axel. Que ce soit un alien qui cherche à examiner la conduite humaine ; une éboueuse qui collecte les ordures que vous allez renverser avec un aspirateur façon Ghostbuster ; ou encore un Don Juan qui souhaite prendre son avion et que vous allez déposer alors que l’engin est en marche, Crazy Taxi: World Tour veut vous placer dans les situations les plus loufoques possibles. Certaines missions vous arracheront quelques sourires, quand bien même l’humour ne fonctionne pas toujours.
Entre ça et les différentes villes, peut-être que Crazy Taxi: World Tour évitera d’être redondant au bout de sa première heure. On l’espère, dans la mesure où les répliques d’Axel tournaient trop vite en rond et peuvent agacer sur la durée. Gageons que cela et le manque de finition seront corrigés d’ici la sortie, la démo ne nous présentant qu’une build qui n’était pas encore tout à fait prête pour être présentée au public. Il nous reste également à découvrir la partie multijoueur de cet épisode (une bêta fermée aura lieu du 11 au 13 septembre), qui l’aidera peut-être à mieux tenir la distance.
Crazy Taxi: World Tour a donc encore un peu de temps à passer au garage avant de pleinement nous convaincre. L’épisode sera sans doute l’occasion de ramasser quelques néophytes au passage, mais on sent surtout qu’il a été conçu pour ne pas bousculer les fans, en conservant une formule très classique qui manque sans doute d’un coup d’accélérateur. Reste à voir si les sensations seront un peu plus au rendez-vous et si les cartes proposées viendront nous donner envie de payer cette course.





