Castlevania: Belmont’s Curse : histoire, gameplay, éditions… tout savoir sur le retour de la saga
Au rang des licences cultissimes n’ayant pas offert d’épisode depuis des lustres, Castlevania fait incontestablement partie du haut du panier. L’héritage est pourtant colossal, et ce n’est pas pour rien que des dizaines de metroidvania ont vu le jour au fil des ans. Alors que la saga fête ses 40 ans cette année (oui, oui, 40 ans), il serait peut-être temps que le roi lui-même revienne sous la lumière des projecteurs, et c’est justement ce que Castlevania: Belmont’s Curse compte entreprendre.
Rose Belmont dans un Paris 1499, l’histoire
On a connu les frenchies d’Evil Empire pour avoir repris le suivi de l’excellent Dead Cells, pour avoir épaulé sur le sympathique Brotato, mais aussi pour leur travail sur le très très bon The Rogue Prince of Persia. D’ailleurs, cette superbe déclinaison roguelite de la licence d’Ubisoft et surtout le DLC Return to Castlevania de Dead Cells ont sans doute pesé dans le choix de Konami de confier au studio français le codéveloppement de ce retour de sa licence sacrée, avec Motion Twin dans un rôle de consultation.
Pour ce tout nouvel épisode, l’histoire se déroule en 1499, soit 23 ans après les événements de Castlevania III: Dracula’s Curse. Nous y retrouverons Trevor Belmont, vainqueur dans ses précédentes aventures d’un comte Dracula rapidement ressuscité. Trevor sera accompagné de sa fille Rose, frappée par la malédiction de Dracula au niveau du bras droit. Le père Belmont repart à la chasse à la suite d’une demande d’aide émise par un évêque.
Cette fois, nous sommes plongés dans un décor inédit puisque, cocorico, nous allons visiter Paris. Évidemment, oubliez le glamour et les croissants : on est plutôt sur une ville en feu, envahie par des créatures monstrueuses. Tandis que le duo père/fille arpente les rues en chassant les monstres qui émanent du sinistre château de Dracula, Rose va finir par se retrouver au cœur d’une intrigue cachant une conspiration dans les profondeurs les plus sombres de la capitale.
Vous l’aurez sans doute compris, c’est bien la fille Belmont que nous incarnerons dans cette aventure qui, insistons dessus, n’est pas un roguelite, malgré le passé d’Evil Empire. Nous parlons bien d’un pur Castlevania, autrement dit d’un jeu d’action-exploration en 2D, une première depuis Lords of Shadow – Mirror of Fate… sur 3DS. La volonté est de se servir du passé de la saga pour en livrer une version sauce Evil Empire. Pour reprendre les propos de l’équipe de développement, les inspirations prises directement dans la saga sont multiples :
- Dracula’s Curse et Curse of Darkness pour l’histoire ;
- Le cultissime Symphony of the Night pour la structure globale du jeu et l’exploration ;
- Super Castlevania IV, qui a beaucoup aidé à définir le feeling du fouet, même si celui-ci a bien sûr été modernisé pour ce Belmont’s Curse.
Fouet, armes, reliques… le gameplay
Car oui, évidemment, Rose maniera à son tour « Le Tueur de Vampires », le fouet légendaire de la licence, central dans un gameplay reposant sur les deux axes bien connus du genre : le combat et l’exploration. Très efficace face aux ennemis, aussi bien pour les frapper que pour les agripper, il sera aussi primordial pour progresser dans les environnements, en se balançant ou en s’accrochant à des tableaux pour y pénétrer brièvement avant de bondir sur la gauche ou la droite.
Plateforme et combat sont même étroitement liés, puisqu’on peut ficher un coup de genou à un ennemi en effectuant un balancement dans sa direction. Notez toutefois que le fouet ne sera pas la seule manière de se défendre : on pourra compter sur un arsenal d’armes variées réparties en sept catégories, dont notamment une lance, une double lame, un duo épée/bouclier ou encore une épée longue.
- Castlevania belmonts curse (1)
- Castlevania belmonts curse (10)
Plusieurs dizaines de reliques viendront aussi orienter différents builds, sachant qu’un maximum de 3 semble équipable. Un exemple de relique aperçu dans les trailers : elle donne 15 % de dégâts supplémentaires en cas de santé maximale. En somme, une manière classique de booster son personnage dans un metroidvania.
Tout cet attirail ne sera pas de trop pour affronter les différents ennemis du jeu, dont on a eu un premier aperçu :
- Les zombies
- Les chauves-souris
- Les squelettes archers
- Les têtes de Medusa
- Les Merman, des espèces d’hommes poisson qui crache des projectiles enflammés
- Les Biphron, une sorte de fossoyeur envoyant notamment des boules de feu avec sa lanterne
Ce sera encore moins du luxe face aux plus gros dangers du jeu : les boss. On en connaît déjà quelques-uns, dont certains bien connus des fans :
- Le Déchu, le premier gros obstacle que rencontrera Rose dans les égouts ;
- La petite touche nationale : Jeanne d’Arc, dans une version maléfique que l’on est curieux de voir à l’œuvre ;
- Méduse, un monstre à corps de serpent qui, vous vous en doutez, est capable de pétrifier ;
- Isaac, un maître forgeron démoniaque capable d’invoquer et de diriger des démons, avec un lourd passif avec Trevor ;
- Carmilla, une femme vampire bien connue de la littérature gothique ;
- Death, littéralement la Faucheuse, et accessoirement le bras droit de Dracula ;
- D’autres non dévoilés pour l’instant, même si Dracula sera bien là.
La bonne nouvelle : quand vous battrez un boss, il sera scellé dans l’une des cartes de tarot de Rose pour devenir un Arcane, un sort ou une action unique à lancer.
Exploration et esthétique : un Paris gothique et vertical
Concernant l’exploration, vous apprendrez sans surprise que l’on profitera des talents de Rose, au fouet ou non, pour arpenter de bien des manières les différents niveaux proposés. Ceux-ci seront garnis de pièges, et de la dextérité sera demandée pour braver les salles les plus périlleuses. Le jeu récompensera aussi les plus curieuses et curieux avec des chemins et des bonus cachés, bien souvent derrière des murs à briser.

Paris en toile de fond // Castlevania: Belmont’s Curse // Source : Konami
Pour son level design, Evil Empire a misé sur une grande verticalité, des catacombes jusqu’aux toits de Notre-Dame, ce qui permet de traverser aussi bien des espaces fermés que des zones un peu plus ouvertes. Cette verticalité et ce côté aérien se retrouvent dans le combat, puisque l’on voit régulièrement Rose dans les airs pour malmener ses adversaires. Quant au choix de Paris, outre une petite part de chauvinisme, Evil Empire a confié que le passé médiéval et l’héritage architectural gothique de la capitale française correspondaient bien à ce que le studio voulait proposer dans cet épisode.
Visuellement, on nous dépeint donc un Paris en pleine désolation, avec des visions d’horreur pleinement ancrées dans l’esthétique typique de la série Castlevania, tout en apportant une touche colorée qui met en valeur les modèles 3D et les divers environnements sous un accent plus moderne.
Configuration PC de Castlevania: Belmont’s Curse
Configuration minimale :
- Système d’exploitation et processeur 64 bits nécessaires
- Système d’exploitation : Windows 11
- Processeur : Intel Core i5 8400
- Mémoire vive : 16 GB de mémoire
- Graphiques : NVIDIA GeForce GTX 1650
- DirectX : version 11
- Espace disque : 8 GB d’espace disque disponible
Configuration recommandée :
- Système d’exploitation et processeur 64 bits nécessaires
- Système d’exploitation : Windows 11
- Processeur : Intel Core i5 10400
- Mémoire vive : 16 GB de mémoire
- Graphiques : NVIDIA GeForce RTX 3060
- DirectX : version 11
- Espace disque : 8 GB d’espace disque disponible
Éditions, prix, plateformes et date de sortie
Plusieurs éditions seront proposées pour Castlevania: Belmont’s Curse :
- Une édition standard numérique, au prix de 29,99 €
- Une Midnight Edition, physique et numérique, au prix de 39,99 €, avec le magnifique key art de l’illustrateur Katsuya Terada
La Midnight Edition contient :
- Le jeu, fourni avec un Steelbook (Fnac) ou avec une carte de tarot exclusive (Micromania)
- Une galerie d’images numérique contenant plus de 100 illustrations, avec des concepts artistiques et des croquis du processus de production, ainsi qu’un lecteur audio intégré pour écouter la musique utilisée dans le jeu
- 3 bonus in-game : une relique « La Grâce Familiale », la tenue de Trevor et la tenue de Sypha
Bonus de précommande pour les deux éditions : la tenue d’Alucard.
Voilà, on a fait un tour assez complet de ce que l’on peut attendre de Castlevania: Belmont’s Curse. En quelques mots, le jeu ambitionne de relancer cette série légendaire en respectant soigneusement ses codes et sa légende, tout en y apportant la touche de modernité et le solide savoir-faire groupé de Konami, d’Evil Empire et de Motion Twin, pour en faire un épisode de grande qualité. C’est en tout cas ce que l’on souhaite à ce titre attendu le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series, Nintendo Switch (jouable sur Switch 2 via la rétrocompatibilité, mais pas dans une version native) et PC (via Steam et Microsoft Store).

