Que vaut Farever, cet action-RPG nostalgique de l’âge d’or des MMO ?

Cela fait déjà un petit mois que Farever a ouvert son monde au grand public avec la sortie de son accès anticipé. Si on a pris ce temps pour se prononcer à son sujet, c’est parce que l’expérience des premières semaines n’était pas totalement représentative du potentiel du jeu. Effectivement, au lancement, Farever était (n’ayons pas peur des mots) dans un état catastrophique. Nombreux bugs, déconnexions intempestives, il était clairement impossible de jouer. À ce moment, l’aperçu aurait été bien salé. Heureusement, nous avions joué au jeu en bêta fermée, qui était dans un bien meilleur état, nous savions qu’au fond le jeu était agréable et méritait une seconde chance.

Farever

Une époque far far lointaine

Nous avions raison, aujourd’hui les serveurs de Farever sont bien plus stables et il n’y a plus de bugs bloquant la progression ou empêchant de jouer en groupe convenablement. Ce qui était un comble pour un jeu qui prend son inspiration de nombreux MMORPG, style de jeu bien plus amusant à plusieurs, que ce soit avec ses amis ou des inconnus rencontrés au fil de nos aventures.

Cependant Shiro Games met un point d’honneur à préciser que l’intégralité du contenu est complétable en solo, bien que le multijoueur apporte de nombreux avantages, rien qu’au niveau du partage du butin. Ce ne sont pas là les seules mécaniques tirées directement des MMORPG, la panoplie du genre est complète. Choix de classe (les classiques mage, prêtre, voleur et guerrier), farm des donjons pour récupérer le meilleur stuff possible et même apprentissage des métiers pour en fabriquer d’autres.

Si certains d’entre vous étaient assez fous pour tuer des monstres durant des heures dans l’espoir de dropper une monture unique, soyez rassurés, vous pourrez reproduire ces expériences tout droit sorties du milieu des années 2000 dans Farever. Ce n’est pas la seule chose qui rappelle cette époque, tous les noms des monstres ou des équipements sont des jeux de mots qui feraient rougir certains membres de la rédaction et peu importe la langue (Fiddle Crabstro, Brie van de Cape…). Ce n’est pas sans rappeler la patte des jeux d’Ankama. Néanmoins, cela fait plaisir de jouer à un jeu du genre en 2026, sans aucune des limites du format free-to-play telles que les quêtes quotidiennes ou encore les limites journalières.

S’affranchir des codes (mais pas trop)

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Attention à Crabgantua – Farever

De prime abord, le gameplay semble très simpliste, mais c’est uniquement avant de réellement se pencher sur les armes. Votre classe a quelques compétences incluses, mais la plupart sont liées à votre arme équipée. Ou plutôt devrions-nous dire « vos armes », car oui, un emplacement nommé Arsenal vous permet d’ajouter, à vos possibilités, un passif ou un actif de n’importe laquelle de vos armes.

Mine de rien, les armes offrent chacune des gameplays tellement variés que les builds changent drastiquement l’expérience de jeu même au sein d’une même classe. Voleur DPS à distance, au corps à corps ou pourquoi pas prendre le rôle de tank, tout est possible et ce, en un claquement de doigts. Shiro Games ne met pas l’accent uniquement sur les combats mais également sur un côté platforming. Sur ce point-là, le résultat est un peu plus mitigé, trop peu précis et intéressant, on peine à comprendre pourquoi cela prend une place si importante au sein de Farever.

Farever se démarque de ses inspirations en transformant les quêtes principales ou secondaires, symbole du MMORPG, en « activités ». Fini la liste à rallonge à gauche de l’écran, fini le journal de quêtes, ici on doit chercher des coffres, remplir le bestiaire, battre des boss… Bon, finalement ces activités ne sont pas si éloignées des quêtes classiques, mais elles suffisent à mettre en avant la liberté et l’exploration. Ce monde, on a envie de l’explorer car graphiquement il est très réussi. Pour l’instant il y a peu de variétés dans les environnements mais le côté cartoon et coloré fonctionne à merveille.

Bien sûr Farever n’est pas dénué de problèmes, on pense notamment à l’inventaire qui est une vraie prise de tête, mais Shiro Games est à l’écoute de la communauté sur ces sujets et ne perd pas de temps avant de tenter des corrections.

Nous ne sommes qu’au début de la vie du jeu (pour l’instant le niveau max est 20 et seules deux régions sont disponibles) pourtant le jeu est déjà prometteur et la roadmap annonce du solide. Nouvelles classes, nouvelles régions, des tonnes d’équipement… Farever ne sera pas avare en contenu. Si vous hésitiez à commencer dès maintenant, sachez que le contenu déjà présent occupe pendant de nombreuses heures et on ne peut qu’imaginer le nombre d’ajouts d’ici la fin du développement.