Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster se la joue Mark of the Ninja en plongeant dans le lore des Skavens
Du point de vue d’un non-fan de l’univers Warhammer, il est difficile de se rendre compte du nombre de jeux en production ayant un lien avec la licence. Si c’est bien Space Marine ou Dawn of War qui monopolisent l’attention, on retrouve des tas de jeux à plus petite échelle qu’il ne faudrait pas oublier. Comme ce Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster, que l’on a pu essayer à la Gamescom, et qui va piocher dans un recoin très spécifique du lore de Warhammer pour y dénicher un concept des plus intéressants.
L’un des coins les plus sombres de l’univers Warhammer
La grande particularité de ce Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster vient d’abord du fait qu’il s’intéresse à la race des Skavens, des rats particulièrement cruels qui n’ont jamais réellement été mis en valeur dans un jeu Warhammer. Old Skull Games décide pourtant de faire de l’un d’eux votre héros, ou plutôt anti-héros, car vous aurez bien du mal à trouver un Skaven au cœur noble ici.
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Un point de vue original qui permet au titre d’adopter une ambiance très sombre tout en s’intéressant à un aspect un peu trop mis de côté, alors que celui-ci est moins unidimensionnel qu’on ne voudrait le croire, en témoignent les nombreuses luttes intestines au cœur de ce peuple. On y incarne donc Vihneek, membre du clan Eshin, qui va tout faire pour assassiner à tout-va et devenir un Maîtremort pour gravir les échelons de la société.
Le titre prend alors la forme d’un jeu d’aventure en 2D qui se base essentiellement sur la discrétion. Même si notre personnage a pour but de devenir un meilleur assassin, la petite démo d’une vingtaine de minutes à laquelle nous avons pu jouer nous laissait assez démunis face à nos adversaires, afin de mieux comprendre les mécaniques d’infiltration du jeu.
Sur ce point, Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster va clairement lorgner sur Mark of the Ninja, ce qui est une référence plus qu’assumée par le studio. Votre rat va devoir se glisser dans l’ombre pour avancer, puisque être repéré peut vite conduire à la mort. Le jeu joue sur la lumière et les ombres, ainsi que sur des buissons qui vont vous cacher dans l’arrière-plan, même si vous aurez l’impression qu’un garde va vous rentrer dedans.
Rat-issez les murs
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Mais là où Deathmaster se démarque un peu plus, en dehors de son univers assez spécial, c’est dans sa mécanique de traversée. Puisque vous incarnez un Skaven aux doigts crochus, vous pouvez vous accrocher aux murs et au plafond, de quoi offrir de belles idées de game design. C’est aussi particulièrement utile pour prendre la fuite en cas de pépin.
À l’aide d’une touche, vous serez capable de voir le champ de vision de vos adversaires, et tout faire pour y échapper. La démo nous a aussi montré que l’on peut prendre quelques objets avec nous grâce à la queue du personnage, capable de prendre des bouts de squelettes pour les lancer au loin, ou des sortes de bombes odorantes qui vont attirer l’attention. Vous pouvez également traîner des corps qui vont forcément rendre les gardes sur le qui-vive, mais loin de vous. Le jeu vous demandera aussi de bien utiliser votre environnement pour mieux vous cacher, même si l’IA semblait ici être assez alerte et ne laissait pas longtemps les torches être éteintes.
Cette courte démo ne nous aura pas vraiment laissé le temps de jeter un œil à l’arbre de compétences de notre Skaven, mais sa présence laisse au moins entendre que le gameplay devrait pas mal évoluer au fil de l’aventure. Il en est de même pour le système d’assassinat, que nous n’avons pas encore pu voir.
On reste en tout cas assez séduits par ce premier essai, sans doute car la direction artistique semble aussi faire mouche. Les cavernes sombres et tortueuses de Deathmaster possèdent un certain cachet, au même titre que les cinématiques à l’effet saisissant (et viscéral) qui viennent nous donner quelques éléments de narration. Et rassurez-vous : pas besoin de connaître quoi que ce soit sur l’univers Warhammer pour en profiter, justement parce que le studio est allé chercher un peuple assez méconnu, qui ne demande pas de bien réviser ses leçons. Vous y découvrirez des personnages particulièrement cruels, dont la soif de sang est bien retranscrite dans les quelques minutes de gameplay qui nous ont été offertes.
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Un premier contact qui donne clairement envie d’en voir plus afin de voir si le jeu arrivera à se décoller de l’étiquette « Mark of the Ninja chez les Skaven ». Mais après tout, il y a pire comme description. Rendez-vous en 2027 pour découvrir ce Warhammer Age of Sigmar: Deathmaster, qui sortira sur PC, PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2.









