Undead Labs (State of Decay 3) serait également en danger chez Xbox, le syndicat CWA se mobilise avant les licenciements
Peu à peu, on commence à penser que le Xbox Games Showcase était davantage une vente aux enchères qu’une vraie présentation du futur de Xbox. Après avoir montré Senua, le groupe serait sur le point de se débarrasser de Ninja Theory d’une manière ou d’une autre. Une manière de faire que l’on retrouve peut-être avec State of Decay 3, présenté lors du showcase, alors que Xbox chercherait là aussi à se débarrasser d’Undead Labs.
Tout le monde se prépare au pire
C’est ce qu’avance un article de GamesBeat (corroboré par Windows Central, pour ce que ça vaut), qui indique qu’en plus de Ninja Theory, Compulsion Games et Double Fine, Undead Labs serait lui aussi en danger malgré un State of Decay 3 qui semble arriver au bout d’un long tunnel. Si le site mentionne que le studio pourrait fermer si aucun repreneur n’est trouvé, il oublie de mentionner qu’il pourrait aussi racheter son indépendance, même si ce scénario n’est ni idéal (car il occasionnerait tout de même des licenciements), ni le plus probable.
Et selon GamesBeat, les studios historiques de Xbox ne seraient pas les seuls en danger. Il indique que Blizzard et Bethesda pourraient aussi subir des coupes importantes, pour ce qui serait « la plus grosse opération de suppression de postes pour Xbox ». En connaissant l’historique du groupe de ce côté, ce n’est pas rien, d’autant plus que le journaliste Jason Schreier nous a déjà prévenu que la vague de licenciements qui arrive sera « un bain de sang ».
L’article s’intéresse également à la réaction du syndicat CWA, qui représente plus de 3 500 personnes chez Microsoft. Et qui est donc forcément mobilisé face aux menaces de licenciements qui pourraient être mises à exécution d’ici quelques jours. Le vice-président Frank Arce a pris la parole à ce sujet :
« L’argent est là. La direction choisit simplement où il va et qui paie. Toutes les entreprises sont confrontées à des défis et des pressions commerciales bien réels. C’est un fait. Mais permettez-moi de vous dire ceci : ce sont nos membres de la CWA qui génèrent les gains qui donnent de la valeur à Xbox. […] Il s’agit d’un combat pour l’avenir du mouvement ouvrier face aux menaces que l’IA fait peser sur l’emploi dans le secteur technologique et au-delà. Les médias numériques sont détruits sous nos yeux, et les dirigeants d’entreprise prennent des décisions unilatérales sans consulter les personnes qui conçoivent réellement le produit. »
Morgan Goin, qui travaille chez ZeniMax Online (après avoir été témoin de la fermeture d’Arkane Austin), s’exprime sur la manière dont Microsoft gère ses studios et sur le manque de dialogue social :
« Il y a un fossé évident entre nos besoins, la manière dont Microsoft communique publiquement à notre sujet et la façon dont nous sommes traités dans l’ensemble de ses studios. […] On m’a confié la responsabilité de défendre les intérêts de mes collègues. Je ne peux pas faire mon travail si Microsoft refuse de faire le sien. Cette situation ne touche pas seulement un studio ou une division du groupe, elle nous concerne tous. Nous refusons d’être tenus dans l’ignorance alors que l’entreprise décide d’une restructuration qui nous affecte tous. »
Des voix qui pourraient malheureusement ne pas être entendues si Xbox procède effectivement aux licenciements que tout le monde redoute. Puisque le groupe termine son année fiscale aujourd’hui, on devrait connaître l’ampleur des dégâts d’ici peu de temps.