The Blood of Dawnwalker : Le PDG du studio n’a pas peur de la comparaison avec The Witcher
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Rédigé par Jordan
Puisque Konrad Tomaszkiewicz est aussi bien le PDG de Rebel Wolves que le réalisateur de The Witcher 3, il était naturel que The Blood of Dawnwalker ressemble aux dernières aventures de Geralt. La comparaison a vite été dressée entre les deux jeux, de quoi ajouter une certaine pression sur l’équipe de Rebel Wolves, qui n’est pas aussi grande que ne l’était celle de CD Projekt Red à l’époque. Pour autant, Tomaszkiewicz ne semble pas s’inquiéter de cette comparaison qui n’est pourtant pas à l’avantage de son prochain jeu.
The Witcher, oui, mais avec un twist
Konrad Tomaszkiewicz s’est livré dans une longue interview chez The Game Business dans laquelle il affiche une confiance absolue en The Blood of Dawnwalker. Afficher publiquement le contraire aurait été étonnant, mais durant tout cet échange, il se dit être particulièrement heureux de ce que le studio a pu produire, avec un projet qui s’est déroulé sans accroc majeur :
« Honnêtement, je suis surpris que tout se soit déroulé aussi bien. Tout le monde disait que recruter une équipe était extrêmement difficile, mais pour nous, ça a été plutôt simple car les gens étaient motivés pour travailler avec nous. On disait aussi que créer un jeu était dur, mais les derniers tests donnent d’excellents résultats. Nous sommes confiants. Je suis même surpris que nous n’ayons rencontré aucun problème majeur. »
Naturellement, on attendra d’entendre d’autres échos de la part de l’équipe avant de voir si tout se passe aussi bien que le directeur le laisse entendre, étant donné que Konrad Tomaszkiewicz a été pointé du doigt par le passé pour du harcèlement chez CD Projekt Red. Et si l’enquête interne l’avait déclaré non-coupable, il s’était tout de même excusé publiquement pour son comportement.
Il est en tout cas ravi de travailler avec une équipe plus réduite :
« Travailler avec 150 personnes, c’est différent de travailler avec 500. Chez Rebel Wolves, nous sommes 160, administration, service d’édition, etc. compris. Je suis constamment au contact de l’équipe. Je travaille à leurs côtés, je discute avec chacun… Je connais tout le monde. Avec 500 personnes, la direction compte une centaine de personnes. Sur Cyberpunk, nous étions 125. Il est impossible de connaître tout le monde ou de travailler avec chacun au quotidien. Le processus créatif, le plaisir, tout est différent. Et je ne voulais plus travailler comme ça. Je veux retrouver nos méthodes d’avant, avec une équipe plus réduite, à chercher et résoudre les problèmes dans tous les aspects du jeu. »
Pour ce qui est de la réception de The Blood of Dawnwalker, le réalisateur est à l’aise avec l’idée d’une comparaison avec The Witcher et se dit très confiant à propos du jeu, qui sera de toute façon un peu différent. Il dit vouloir prendre des risques, à l’image d’autres titres récents :
« J’ai réuni autour de moi des passionnés de RPG, et dès le départ, nous savions que nous voulions créer des jeux en monde ouvert, axés sur l’histoire et portés par quelques twists. Créer une nouvelle entreprise pour reproduire exactement ce que nous faisions auparavant aurait été problématique, car nous n’aurions pas eu le sentiment d’évoluer. C’était pourtant essentiel pour nous, en tant qu’artistes. Nous voulions repousser les limites des RPG AAA en y intégrant des éléments risqués, pour une immersion et des émotions plus fortes ainsi qu’une expérience de jeu inédite. Je pense que cette idée prend de l’ampleur ces derniers temps, car si l’on prend l’exemple de Clair Obscur ou de Crimson Desert, ces jeux sont différents. Ce ne sont pas des copies des autres jeux AAA, mais ils proposent une expérience véritablement originale. »
The Blood of Dawnwalker approche désormais de la fin de son développement étant donné qu’il doit sortir cette année, et même si le titre a du succès, pas question pour Rebel Wolves de devenir un CD Projekt bis :
« Notre vision pour l’équipe est de conserver sa taille actuelle. Nous aurons peut-être besoin d’aide dans certains domaines après la sortie de ce jeu, et nous allons donc probablement nous agrandir un peu. Mais j’ai peur qu’en grandissant davantage, nous perdions la communication et les méthodes de travail que nous avons actuellement. Je souhaite que Rebel Wolves ait exactement la même taille dans 10 ans. Je veux vendre suffisamment d’exemplaires de The Blood of the Dawnwalker pour assurer la production des deux prochains jeux. Je n’ai pas l’ambition de créer une multinationale qui produira cinq jeux simultanément et deviendra gigantesque. Je veux rester sur une petite structure. Je veux prendre du plaisir à créer des jeux comme je le fais actuellement. »
The Blood of Dawnwalker est attendu sur PC, PS5 et Xbox Series.