Crimson Desert : Que vaut la version PS5 standard au lancement ?
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Rédigé par Alexis
Le sort en est jeté. Crimson Desert s’est enfin rendu disponible depuis jeudi dernier 23h chez nous, l’occasion pour toutes et tous de se faire son propre avis sur la teneur de ce jeu concocté par Pearl Abyss. Il est aussi temps de définitivement éclaircir une question à la réponse rendue secrète quasiment jusqu’au bout : que valent les versions console ? Si la PS5 Pro semble bien s’en sortir, quid des bécanes standards ? Voici ce que l’on peut retenir, au lancement, de l’expérience sur PS5. Et ce n’est pas fameux.
De lourdes concessions…
Comme prévu, Crimson Desert embarque trois modes graphiques pour ses versions console. Performance, Équilibré, et Qualité. Après quelques heures de jeu dans chaque mode, des tendances se dégagent nettement et nous vous les rapportons. Sachez que, pour faire simple, c’est tout à fait jouable, mais pas à n’importe quel prix. Les doubles captures d’écran en guise de démonstration auront toujours le mode Performance à gauche, et le mode Qualité à droite.


Le mode Performance est évidemment celui qui livre le meilleur framerate la plupart du temps. Hélas, on ne peut pas dire que le 60 fps soit constant non plus. Rien que dans le village d’Hernand, le premier du jeu, on accuse des saccades en raison d’un lieu davantage chargé en modèles et en PNJ. Pour ce qui est de l’exploration au grand air, il y a bien sûr du mieux.
En revanche, le rendu visuel est en grande difficulté. Impossible de ne pas voir un flou omniprésent, tandis que les textures se chargent ou poppent presque devant nos pieds, certaines fleurs apparaissent à notre passage, et la végétation scintille énormément lorsque deux feuillages se croisent (et c’est souvent), ce qui pollue complètement les panoramas du début de jeu. Les reflets dans certaines sources d’eau, et plus globalement tout ce qui touche aux effets lumineux, sont régulièrement aléatoires ou pixelisés.
Dès qu’il est question de visiter des environnements en intérieur, la lumière a là aussi des comportements très bizarres, pour ne pas dire qu’il lui arrive de faire n’importe quoi. Comme si elle n’arrivait pas à comprendre si l’on se trouvait en intérieur ou non. C’est le cas de la diffusion d’une grosse lumière naturelle dans un coin d’une salle alors que l’on se trouve dans les égouts.

Le mode Qualité nous procure également un effet chaud-froid immédiat. La résolution est bien plus acceptable et, même s’il atténue les problèmes cités juste avant, ils sont toujours là. De plus, le framerate plafonné à 30 fps amplifie une sensation de lourdeur à la maniabilité, un peu comme ce qu’avait déjà dit Digital Foundry à ce sujet en testant la version Pro. C’est sans doute le cerveau et une question d’habitude, mais à titre personnel, difficile de vous dire d’aller sur ce mode les yeux fermés, même s’il s’agit du plus beau par rapport aux autres.
Et puis nous avons le mode Équilibré qui, n’échappant pas non plus à des variations de framerate prononcées dans les environnements chargés, offre des moments relativement fluides tout en s’épargnant le flou du mode Performances. En d’autres termes, il propose ce que son nom suggère et offre un compromis viable afin de profiter de Crimson Desert.
… mais pas d’implosion


Signalons que nous ne disposons pas actuellement d’une version Xbox Series X, mais que ce qui est dit plus haut se retrouve chez la console de Microsoft. En revanche, la Series S semble subir quelques difficultés supplémentaires, ce qui ne surprend pas tellement pour un modèle un peu plus light techniquement.
Autre sujet, le silence de Pearl Abyss sur ces versions console a longtemps fait craindre au public « une Cyberpunk 2077 », suggérant un jeu cassé aux problèmes gros comme le nez au milieu de la figure, à la limite du jouable.
Eh bien à moins que la poussière ne soit mise sous le tapis plus loin dans le jeu, on est loin d’un tel constat en termes de stabilité. Aucun crash ou freeze remarquable à signaler, ni rien qui ne dégoûte à en lâcher la manette. Reste que, pour profiter d’un open world sans mur invisible ni temps de chargement entre régions, comptez bien plus d’une minute entre le lancement de la partie et l’arrivée dans le monde ouvert.


Pour finir, notons que deux patchs ont été déployés en moins de dix heures, tout du moins sur PS5 et Steam, signe que la situation ne peut aller qu’en s’améliorant. Ne nous y trompons cependant pas, le jeu n’était sans doute pas tout à fait prêt au moment où les reviews sont sorties tant le patch Day One a, rien qu’à lui seul, bougé pas mal de choses.
Si vous n’avez pas décidé d’attendre encore un peu et que vous avez déjà tenté l’aventure Crimson Desert, n’hésitez pas à aller faire un tour du côté de notre guide complet pour obtenir pas mal de coups de pouce dans votre partie. Et n’oubliez pas notre test, pour savoir à quelle sauce vous allez être mangés.