CD Projekt Red a l’impression que le public ne lui a toujours pas pardonné le lancement de Cyberpunk 2077
Malgré des chiffres de lancement stratosphériques, il faut bien reconnaitre que le lancement de Cyberpunk 2077 a égratigné l’image de CD Projekt Red. On parle ici d’une perte de confiance envers un studio qui était porté aux nues depuis The Witcher 3, et si, depuis, il a su se refaire une réputation avec des mises à jour salvatrices, ce n’est peut-être pas encore assez pour se faire totalement pardonner. C’est du moins le sentiment de Michał Nowakowski, co-PDG du studio, qui explique cela dans une interview retranscrite sur la newsletter Knowledge.
La rédemption continue
Cyberpunk 2077 n’est plus le même jeu qu’à son lancement, grâce à des mises à jour qui ont permis de regagner le cœur du public, au même titre qu’un DLC très réussi. C’est pourquoi le jeu se vend encore par millions aujourd’hui, de quoi offrir une forme de rédemption à CD Projekt Red. Enfin, pas totalement pour Michał Nowakowski, qui explique que la confiance entre le studio et le public n’est pas encore tout à fait rétablie. Il espère que cela changera avec The Witcher 4 :
« Je ne suis pas totalement convaincu que notre « arc » de rédemption soit terminé. Je suis convaincu que nous avons définitivement perdu la confiance de certains joueurs, et c’est compréhensible. Mais j’espère que nous pourrons nous rattraper, que ce soit avec The Witcher 4 ou avec le prochain jeu. »
Une prudence bienvenue, car le studio aurait pu s’emporter à nouveau en voyant Cyberpunk 2077 remonter la pente à ce point. CD Projekt Red a tout de même conscience qu’il marche sur des œufs ici, comme le prouve son rapport avec l’IA générative. Il indique que de plus en plus d’entreprises travaillent avec cet outil, à tel point qu’il est devenu difficile de développer des jeux sans tout en restant compétitif. Pour autant, il ne croit pas que ces jeux principalement développés de cette manière rencontreront un succès :
« Je discutais avec quelqu’un qui avait créé un studio et qui me disait : « Je dirige un studio orienté autour de l’utilisation de l’IA. Je peux avoir 40 prototypes en une semaine, deux semaines plus tard j’aurai sélectionné cinq jeux que je considère comme les meilleurs, et trois semaines plus tard, je lancerai un jeu. Peut-être que ça marchera, mais je ne pense pas que ça soit le chemin à suivre. »
Un constat que l’on partage bien volontiers, en espérant que The Witcher 4 soit avant tout pensé par des artistes. Après tout, CD Projekt Red n’a pas besoin d’un autre scandale.