Arkane Lyon bénéficie d’un sursis d’un mois supplémentaire concernant la période de consultation avec Microsoft
C’est assez dingue de se dire que, si Xbox n’a pas pu se débarrasser d’Arkane Lyon, c’est uniquement et heureusement parce que les lois françaises lui compliquent la tâche. Une décision par ailleurs et évidemment inacceptable pour les personnes du studio ainsi que les différents syndicats impliqués, faisant que les négociations avec Microsoft au sujet du plan de sauvegarde ont des allures de bataille. Et tandis qu’approche la date du 13 novembre, signant normalement la fin de la période de consultation, un sursis supplémentaire a été accordé.
Grand seigneur
Jusqu’ici, si au 13 novembre aucune solution n’avait été trouvée pour poursuivre l’aventure, Xbox aurait eu le droit de fermer Arkane Lyon. L’article initial de Le Monde faisant état de la situation chez le studio lyonnais avait pour le coup évoqué la demande d’une prolongation du délai de consultation, émise par les syndicats Printemps Écologique et STJV.
Heureusement, la demande a été acceptée et c’est donc une échéance qui se voit repoussée d’un mois selon les propos d’un représentant de Microsoft déclarés à PC Gamer :
« Nous avons prolongé d’un mois supplémentaire la période de consultation afin d’étudier différentes options, comme la recherche d’un partenaire capable d’accompagner le studio durant le travail de développement qui reste à accomplir. Il s’agit d’une prolongation à durée déterminée, et nous nous engageons à tenir le comité d’entreprise informé tout au long du processus. »
Voilà donc une respiration supplémentaire qui n’empêchera pas de laisser planer un climat particulièrement difficile au sein de l’équipe de développement qui doit continuer à travailler sur Marvel’s Blade. Un travail, on le rappelle, plus que jamais proche de son terme.
On ne peut que souhaiter que l’issue soit la meilleure possible pour le jeu et les équipes d’Arkane, en sachant que tout ne serait pas définitivement perdu si aucun repreneur n’est trouvé au 13 décembre, avec par exemple des recours juridiques que les syndicats ne manqueront pas d’explorer.