Exodus : Histoire, univers, gameplay… tout savoir sur ce RPG/action-aventure Sci-Fi successeur spirituel de Mass Effect
Mass Effect, Dragon Age, Baldur’s Gate, Star Wars KOTOR et The Old Republic… BioWare possède un des plus beaux CV de l’histoire du jeu vidéo. Toutefois, suite aux échecs rencontrés par Mass Effect: Andromeda en 2017 et Anthem en 2019, nombre de ses développeurs ont choisi de quitter l’entreprise américaine, quand ces derniers ont eu la chance de ne pas être licenciés par Electronic Arts entre-temps. Parmi eux, certains se sont associés afin de fonder Archetype Entertainment en 2019, avec le soutien de Wizards of the Coast (Magic, Donjons & Dragons) et Hasbro. Et lors de la cérémonie des Game Awards 2023, ce jeune studio texan a dévoilé son tout premier projet au public : Exodus.
Présenté comme un RPG/action-aventure de science-fiction solo en vue à la 3ème personne très ambitieux, ce jeu se veut être un digne successeur spirituel de la franchise Mass Effect. Attendu début 2027 sur PC et consoles, voici un article récapitulant ce qu’il faut savoir à son sujet, le tout garanti sans spoilers majeurs.
Embrasser la voie du Traveler
Déterminé à proposer une dimension narrative et un lore au moins aussi riches que ceux de la licence Mass Effect, Exodus est déjà une franchise transmédia à part entière aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Depuis 2024, son univers Sci-Fi original s’est étoffé d’un diptyque littéraire, imaginé par l’écrivain britannique Peter F. Hamilton (L’Aube de la nuit, La Saga du Commonwealth, La Trilogie du Vide…), de plusieurs jeux de rôle papier, et d’Exodus: Odyssey, un one-shot diffusé dans le cadre de la série animée Secret Level produite par Amazon.
Se déroulant dans un futur lointain, le jeu nous emmènera au cœur de l’amas stellaire de Centauri, un lieu situé à 16 000 années-lumière de la Terre. Suite à un très long voyage destiné justement à fuir notre petite planète bleue mourante, un pan de l’humanité a fini par trouver refuge sur Lidon, une lune de la géante gazeuse Galarus. Malheureusement, 2 500 ans après l’avoir colonisée, celle-ci se retrouvera menacée par le Chancre, un étrange et dangereux virus décimant tout sur son passage. Afin d’en percer les origines et trouver un moyen de le combattre, la population n’aura d’autre solution que de faire appel à Jun Aslan.
Personnalisable comme bon nous semble, bien qu’il aura droit à un background partiellement prédéfini pour des raisons de game design, ce protagoniste masculin ou féminin possède un statut à part au sein de la société de Lidon, et ce malgré sa condamnation à l’exil dès son plus jeune âge pour devenir un simple ferrailleur. Non seulement il est l’enfant du héros disparu Orion Aslan mais, en plus, il est doté d’un don unique lui permettant d’interagir avec des reliques aliens extrêmement puissantes et avancées. Dans ces circonstances, il paraît donc être la seule personne capable d’endosser le rôle de Traveler, qui consiste à sillonner la galaxie pour obtenir des technologies visant à assurer la survie et l’avenir de son peuple.
Sans surprise, ce périple promet d’être particulièrement mouvementé, puisqu’il nous confrontera à la loi immuable de la dilatation du temps. En voyageant à la limite de la vitesse de la lumière sur de très longues distances d’une planète à une autre, quelques jours passés pour nous sous les traits de Jun équivaudront à des semaines, mois, voire années écoulé(e)s pour les gens et mondes que nous aurons laissés derrière nous. Une mécanique qui fait immédiatement penser au film Interstellar sorti en 2014 au cinéma et aura un impact sur l’évolution de notre progression.
Comme si ça ne suffisait pas, nous devrons également prendre des décisions morales parfois difficiles qui auront des conséquences sur le déroulement du récit, les liens et relations avec notre entourage, Lidon et sa populace, et façonneront la personnalité de notre protagoniste (« Paladin » pour la voie de la vertu, « Immortel » pour celle de l’ambition). Enfin, cette aventure nous conduira à croiser la route de différents personnages et espèces extraterrestres qui seront tous et toutes susceptibles de devenir nos alliés ou nos ennemis pour des raisons diverses et variées. Par exemple, nous pourrons accueillir au sein de notre équipage :
- Tom Vargas, un ancien Traveler devenu ferrailleur après la mort de sa femme ;
- Elise Charroux, une mercenaire expérimentée et ex-gangster adepte de la force brute ;
- Salt, une pieuvre intelligente appartenant à la race des Eveillés et travaillant comme chasseuse de primes à bord d’une armure mécanisée ;
- Phaedra Nath, une xénoarchéologue de renom victime d’une maladie qui l’a rendue aveugle ;
- et Suliman, un PNJ dont nous ne savons pas grand-chose à l’heure actuelle.
Quant aux autres rencontres prévues au cours de notre épopée, elles nous mettront en scène aux côtés ou contre :
- les Éveillés, des animaux conscients et intelligents, à l’image de Salt, du loup nommé Houston, et de cet éléphant marchand aperçu dans la grosse vidéo de gameplay diffusée pendant le Future Games Show en juin dernier ;
- les Changelins, des créatures ayant subi des mutations génétiques au point de se décliner en de nombreuses sous-espèces (Ovars, Malabrachts, Rexxanas, Arkavirs…) ;
- les Celestials, une version évoluée des êtres humains, qui seront des adversaires redoutables à affronter et dont nous connaissons déjà les variantes des Celestials de la Couronne, des guerriers ayant élevé le combat au rang d’art, et les Mara-Yama, de terrifiants prédateurs prenant un plaisir malsain à se nourrir des souvenirs et émotions de leurs victimes ;
- et, C. C. Orlev, une sorte de cowboy de l’espace très mystérieux doublé par l’acteur américain Matthew McConaughey qui nous viendra en aide de temps à autre.
Un gameplay aux inspirations Mass Effect évidentes

Utiliser intelligemment nos Recycler et Gantelet sera primordial pour sortir vainqueur de chaque combat // Source : Wizards of the Coast
Côté gameplay, puisque nous retrouvons des anciens de BioWare derrière, Exodus nous proposera une expérience de jeu puisant logiquement ses inspirations dans la série Mass Effect. Ainsi, quand nous ne serons pas sur notre vaisseau ou Persépolis (la ville principale de Lidon) pour renforcer nos liens avec notre équipage, discuter avec des PNJ, modifier notre équipement, ou tout simplement profiter d’un moment de répit, nous enchaînerons les missions à travers les étoiles. Des tréfonds de notre lune natale au monde hostile de Tsang, en passant par une planète que le froid et la glace semblent avoir figé dans le temps, chaque quête nous poussera à percer un maximum de secrets des régions et zones visitées en cours de partie.
Mais pour y arriver, il faudra recourir à l’infiltration ou à l’affrontement à un moment ou à un autre car de nombreux ennemis ne verront pas d’un bon œil notre présence sur leur territoire. Concrètement, nous aurons et débloquerons l’accès à un large panel de fonctionnalités utiles pour opérer une approche discrète ou frontale vis-à-vis de chaque situation. Déplacements en restant accroupie, à couvert, en sprintant, ou étant invisible, élimination furtive ou au corps à corps, lancement d’une grenade ou compétence alliée, maniement d’un grappin pour atteindre un point stratégique élevé et/ou éloigné… les combats sur le terrain seront normalement variés et dynamiques.
D’ailleurs, toujours en contrôlant Jun, nous pourrons aussi compter sur nos Recycler et Gantelet afin de franchir les obstacles qui se mettront en travers de notre chemin, sachant que certains seront évidemment plus ardus à vaincre à cause de la quantité de points de vie qu’ils possèderont et/ou parce qu’ils seront équipés d’une armure ou d’un bouclier. Concernant le premier, il s’agira à priori de notre arme principale et elle sera capable de basculer entre plusieurs modes correspondant à divers usages :
- « Répétition », pour effectuer un tir régulier à moyenne portée comme si nous avions un fusil d’assaut entre les mains ;
- « Broyeur », pour lancer des offensives de proximité à fort impact similaires à un fusil à pompe ;
- « Perceur », pour tenter des tirs de précision lointains tel un sniper ;
- et « Bombardier », pour manipuler l’équivalent d’un lance-grenades.
Quant au Gantelet, il devrait jouer un rôle similaire à celui de l’OmniTech dans les Mass Effect. C’est donc par son biais que nous serons en mesure de déclencher des capacités spécifiques comme, par exemple, matérialiser une lance à envoyer sur un ennemi, générer une barrière défensive, faire valser les adversaires nous faisant face, dégager des débris nous bloquant la route, etc.
L’Unreal Engine 5 au service d’une réalisation de haute volée ?

Conçu sous Unreal Engine 5, Exodus semble bien parti pour nous en mettre plein la vue // Source : Wizards of the Coast
Sur le plan technique, Exodus tournera sous l’Unreal Engine 5 d’Epic Games. Et si, lorsqu’il s’est montré pour la première fois, il nous avait donné l’impression d’être un AAA qui a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’envisager une commercialisation, il faut reconnaître que, au moment d’écrire ces lignes, il semble de mieux en mieux taillé pour réussir à se forger une solide identité et être à la hauteur de ses ambitions. Sincèrement, même s’il faut éviter de trop s’emballer tant que nous n’aurons pas sa version 1.0 entre les mains, le jeu semble bien parti pour nous offrir une réalisation de haute volée.
Détails graphiques, soin apporté à la direction artistique et la mise en scène, rendu visuel de très bonne facture des animations, PNJ, de l’équipement et des infrastructures humaines ou extraterrestres, niveau de qualité des doublages originaux, de la bande-son et du sound design… Archetype Entertainment a visiblement déjà effectué un gros travail dans ces différents domaines et il nous tarde vraiment de découvrir le résultat final de nos propres yeux.
Quand sortira Exodus ?

Encore quelques mois à patienter avant d’entamer notre périple à travers les étoiles // Source : Wizards of the Coast
Exodus vise une sortie début 2027, sans plus de précisions pour le moment, sur PC, via Steam et l’Epic Games Store, PlayStation 5 et Xbox Series. Si tout se passe bien en interne, le titre devrait donc donner de ses nouvelles assez rapidement, pendant la Gamescom et/ou les Game Awards 2026 par exemple.
Espérons qu’il ne nous décevra pas car, pour rappel, un certain The Expanse: Osiris Reborn tentera également de s’attirer les faveurs des fans de RPG spatiaux l’an prochain. D’ailleurs, notez que les deux productions partageront un point commun au lancement, à savoir qu’elles n’intègreront pas de VF mais seulement des sous-titres, menus et une interface en français. A suivre.