Une pétition réunit plus de 130 000 signatures pour demander à Sony de revenir sur l’arrêt des jeux sur disques chez PlayStation
On l’a vu avec les informations autour de l’usine de fabrication principale des Blu-ray chez PlayStation : Sony n’a pas pris la décision d’arrêter la production des jeux sur disque du jour au lendemain. Autrement dit, il y a aujourd’hui très peu de chances pour que le constructeur fasse machine arrière malgré la grogne du public. Une colère qui se manifeste comme elle le peut, notamment via une pétition qui est en train de faire son petit bonhomme de chemin.
« Vu et s’en tape »
Cette pétition nommée « Don’t Kill the Disc » (« Ne tuez pas le disque ») a été lancée par PNP Games, un revendeur canadien qui s’insurge logiquement de cet arrêt de production chez PlayStation, étant donné que cela menace son activité. Elle implore Sony de revenir sur sa décision en affirmant ne rien avoir contre le marché numérique, si ce n’est que celui-ci ne donne pas le même sentiment de possession :
« Un disque représente un véritable jeu dont vous êtes propriétaire. Vous pouvez le prêter, l’échanger, le revendre, l’offrir, le collectionner ou le transmettre à vos enfants. Une boîte contenant uniquement un code de téléchargement, ce n’est pas la même chose. Il s’agit d’une licence numérique présentée dans un emballage en plastique. Vous n’en êtes pas propriétaire. Vous louez un accès susceptible d’être révoqué, et il est déjà arrivé que des films achetés soient supprimés de bibliothèques ou que des jeux soient retirés de la vente quelques semaines seulement après leur lancement. »
PNP Games souligne que cela entraînera aussi beaucoup de conséquences sur des tas d’emplois :
« Il est aussi question d’emplois. Les jeux physiques soutiennent toute une industrie qu’un avenir entièrement numérique efface discrètement : revendeurs, distributeurs, fabricants, secteurs de l’entreposage et de la logistique, marché de l’occasion et de la reprise, sans oublier les communautés de collectionneurs et de préservation du patrimoine vidéoludique. Cela représente des milliers d’emplois et d’innombrables petites entreprises. Abandonner les supports physiques supprime le choix des consommateurs, fragilise les économies locales et confère à quelques détenteurs de plateformes un contrôle total sur la manière et même la possibilité d’accéder aux jeux que vous achetez. »
Au moment où l’on écrit ces lignes, la pétition a recueilli plus de 138 000 signatures. Autant dire une tempête dans un verre d’eau pour Sony, tant ce résultat est encore trop peu significatif pour qu’il y accorde de l’attention. On appelle que l’initiative Stop Killing Games avait été contrainte de dépasser le million de signataires pour être ne serait-ce qu’examinée auprès des institutions européennes. Même si elle gagne en traction chaque heure qui passe, il y a malheureusement peu de chances pour que cette pétition aboutisse sur quoi que ce soit.