Stop Killing Games rejoint le combat contre Sony et sa décision d’arrêter la production de jeux sur disques

Déjà bien occupé sur le problème de la disparition de certains jeux sur le marché, Stop Killing Games a désormais un autre cheval de bataille. Sans surprise, le mouvement s’attaque désormais à Sony et à sa décision d’arrêter de produire des jeux sur disques, ce qui menace tout un secteur, sans parler de la question de la préservation.

Le logo de PlayStation // Source : Sony

« Il est temps de poursuivre en justice Sony »

Plusieurs groupes ont déjà entrepris des mesures judiciaires à l’encontre de Sony suite à cette décision, notamment au Mexique et aux Pays-Bas. C’est ce mouvement que Stop Killing Games rejoint désormais en s’alliant à l’organisation Stichting Massaschade & Consument, qui axe son attaque sur le monopole qu’exerce Sony sur le PlayStation Store. Une situation d’hégémonie qui va forcément s’accentuer avec la disparition du marché physique.

Stop Killing Games encourage ici le public néerlandais à attaquer Sony en justice, non pas pour qu’il revienne sur son choix d’arrêter la production de jeux sur disques, mais pour contrer le monopole du PlayStation Store sur PS5 et les futures consoles du constructeur. Dans une vidéo, le groupe explique que l’absence d’autres boutiques en ligne sur ces plateformes permet à Sony de fixer ses prix comme il l’entend, avec des jeux vendus à des prix bien plus élevés qu’en physique (en moyenne).

On voit cependant d’avance la ligne de défense que Sony va mettre en place ici, en indiquant qu’il continuera à vendre des jeux en physique chez ses partenaires, juste sans disque. Ce sera donc à chaque boutique de fixer son prix, ce qui « sauve » en quelque sorte Sony d’une accusation de monopole complet.

Néanmoins, Stop Killing Games a maintenant voix au chapitre depuis son passage devant la Commission européenne. Si le mouvement a quelque peu fait chou blanc lors de sa dernière tentative, il continue de gagner en traction, et pourrait bien pousser plusieurs consommateurs néerlandais à rejoindre l’action en justice intentée par Stichting Massaschade & Consument.