My Hero Academia All’s Justice : On y a joué, que vaut cette adaptation de l’arc final du manga ?
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Rédigé par Jordan
Jusqu’ici, My Hero Academia n’a pas eu droit à un jeu qui lui rendait vraiment honneur. On pourra évoquer quelques jeux mobiles qui sortent du lot (mais dont le modèle économique fait défaut), mais sur consoles, force est de constater que le manga de Kohei Horikoshi n’a jamais bien été représenté. La faute à des My Hero One’s Justice faisant le service minimum, malgré un deuxième épisode plus consistant. Alors en voyant Byking reprendre du service sur la série, qui est aussi le studio derrière l’infâme Jujutsu Kaisen: Cursed Clash, il n’y avait pas de quoi être serein. Mais il faut croire que Bandai Namco a décidé d’avoir un peu plus d’ambition avec My Hero Academi: All’s Justice, ne serait-ce qu’en attribuant plus de budget à un studio qui peut adapter plus convenablement la fin de cette œuvre.
Conditions d’aperçu : Nous avons pu jouer 3 heures à My Hero Academia All’s Justice via sa version Steam. Nous avons pu essayer divers modes de jeu tou en ayant accès au roster complet de personnages.
Des origines à l’envol

Tout comme le studio Bones s’est lâché sur la dernière saison de l’anime de My Hero Academia, Byking semble avoir eu droit à un peu plus de budget et de temps pour ce My Hero Academia All’s Justice, toute mesure gardée pour une adaptation comme celle-ci. Pour autant, les bases ne changent pas tellement. La formule My Hero One’s Justice est toujours présente, c’est-à-dire très proche de celle d’un Naruto Ultimate Ninja Storm avec un arena-fighter disposant de contrôles plutôt flottants et des combos très simples à enchaîner, surtout avec l’intégration d’un mode qui permet au grand public de déclencher des séries d’attaques via un seul bouton.
Pas question d’aller en terre inconnue ici, mais le système de combat apparait plus complet que par le passé, même s’il se débarrasse d’un élément, celui des « attaques Ultimate » (que ce soit en duo ou en équipe), qui n’ont plus droit à une jolie mise en scène. Ce qui est tout de même très regrettable pour l’aspect spectaculaire des affrontements. Pour remplacer cela, cet épisode mise tout sur la mécanique Rising, qui est l’équivalent du système d’Éveil dans les autres jeux du genre. Plus le combat avancera, plus vos personnages feront progresser cette jauge et pourront ensuite se déchaîner avec des attaques plus puissantes et un moveset qui va s’adapter à leur « transformation ». Rien de révolutionnaire ici si ce n’est qu’il est un peu plus grisant de découvrir tous les changements que cela apporte à chaque personnage.
La mécanique des attaques « Plus Ultra » se cantonne à des attaques spéciales (un peu plus pauvres visuellement) à bien utiliser lors d’un combo ou pour surprendre un adversaire, et si elle est divisée en 3 barres, c’est surtout parce que le jeu propose cette fois-ci des vrais combats en 3 vs 3. Par le passé, il était possible de choisir deux acolytes pour venir nous filer un coup de main de temps en temps, tandis que My Hero Academia All’s Justice nous fait jouer les trois personnages, chacun disposant de leur propre barre de santé.
Déclencher une attaque Plus Ultra lorsque les 3 barres sont remplies permet alors d’enchaîner les attaques des trois membres de notre équipe. Et lorsqu’il ne reste plus qu’un personnage actif dans nos rangs, celui-ci entre sur le ring avec sa transformation Rising directement activée, pour nous permettre d’essayer de renverser la vapeur. Ajoutez à cela des mécaniques de guard crush, d’esquive et d’interruption qui fonctionnent un peu comme un pierre-papier-ciseaux et qui permettent d’apporter un peu de profondeur à l’ensemble.
C’est efficace, simple à prendre en main, et la multitude de personnages nous laisse penser qu’il y aura de quoi trouver des subtilités pendant un petit moment, à condition que l’équilibrage soit au rendez-vous. Ce qui n’est pas gagné, car un All For One a tout de même bien plus de chances d’être embêtant qu’un Ojiro. On accordera tout de même une mention spéciale à certains nouveaux venus dans le casting malgré des absences évidentes (où est Spinner ?), comme cet Armored All Might très bien pensé ou cette nouvelle version d’Izuku qui est très agréable à prendre en main grâce à son utilisation du Fouet Noir.
Reste que les mouvements de nos personnages sont toujours aussi savonneux et que les dash ne sont ni assez précis ni assez rapides pour être satisfaisants, rendant le tout parfois confus, surtout lorsqu’un déluge s’abat à l’écran. C’est le problème de nombreux arena-fighters nous direz-vous, mais My Hero Academia All’s Justice en souffre plus que d’autres.
Une vie de héros pas ultra captivante
Les efforts faits sur le système de combat ne sont pas les seuls entrepris par Byking, qui a décidé de multiplier les modes de jeu pour assurer le fan service sur ce (probable) dernier jeu My Hero Academia. Le mode Histoire retrace par exemple l’arc final du manga en alternant entre des scènes « diaporamas » (mais un peu mieux construites que dans d’autres jeux similaires) et des séquences bien mieux animées, même si ces dernières restent évidemment courtes et ne sont que des scènes raccourcies de ce qu’il se passe réellement dans l’anime ou le manga.
Le studio a aussi choisi d’articuler tous les différents modes de jeu autour d’un monde ouvert, ou plutôt d’une petite zone ouverte tant sa taille est réduite, qui est en réalité juste présente pour servir de HUB central et donner un peu plus de liberté durant les missions. Vous pourrez vous y balader pour remplir quelques missions et avoir accès aux différents menus, tout en profitant des mécaniques de traversée de certains personnages, essentiellement ceux de la classe de seconde A.
Deku peut par exemple se la jouer Spider-Man du pauvre avec son Fouet Noir pour se balancer d’immeuble en immeuble ; Ochako peut flotter jusqu’en haut d’un building ; Tokayami utilise Dark Shadow pour voler… Tous les membres de la classe ne sont pas logés à la même enseigne ici selon leur Alter, mais ce n’est pas bien grave dans la mesure où vagabonder dans la ville n’a finalement que peu d’intérêt dans tous les cas, tant on est en face du service minimun.
Le jeu tente pourtant de varier les missions en proposant d’autres activités que les combats, comme des courses ou des phases de recherche où certains lycéens seront plus avantagés que d’autres. Un coup d’épée dans l’eau, tant ces séquences se révèlent scolaires et limitées, du moins pour le peu de temps que l’on a pu y consacrer. Espérons que d’autres missions relèvent le niveau.
Ce mode tire même son nom du spin-off Team-Up Mission, qui propose de voir Deku et ses camarades dans d’autres situations que celles du manga principal, mais les histoires narrées ici sont tout de même bien moins intéressantes que celles du manga de Yōkō Akiyama. Même chose pour un autre mode dans lequel les élèves partagent quelques moments de complicité, avec de petits épisodes personnels au ton très léger qui viennent là encore apporter un peu de fan service très gentillet.
Cet aperçu nous aura au moins montré qu’il y a l’envie de bien faire chez Byking. Alors certes, tout ne fonctionne pas pour autant et il est facile de discerner ce qui apparait comme du remplissage et ce qui est plutôt de l’ordre du bon fan service. Toujours est-il que la formule My Hero One’s Justice arrive ici un peu plus à maturation et ce nouvel essai nous fait dire sans mal que cet épisode a tout pour être le meilleur des trois, ce qui était loin d’être un challenge insurmontable, nous direz-vous. À défaut de repousser les limites, My Hero Academia All’s Justice pourrait contenter celles et ceux qui se remettent à peine de la fin du manga et de l’anime.



















