Highguard : Tencent aurait retiré son financement du projet, le studio Wildlight sera maintenant limité à 20 personnes
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Rédigé par Jordan
L’histoire de Highguard entrera sans doute dans les annales, et pas pour les bonnes raisons. Sans être un échec aussi cuisant qu’un Concord, il est l’un des exemples parfaits de la difficulté d’entrer sur le marché des jeux service aujourd’hui, saturé de toutes parts. Si sa fermeture n’est pas encore actée et que Wildlight Entertainment tente coûte que coûte d’inverser la vapeur, Jason Schreier dresse déjà un premier bilan de ce qu’il s’est passé dans les coulisses, peignant un futur assez sombre pour le studio.
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ToggleLe jeu ne devait initialement pas ressembler à ce qu’il est aujourd’hui
L’article publié sur Bloomberg revient dans un premier temps sur l’annonce même de Highguard lors des Game Awards, qui n’a pas été accueillie avec beaucoup d’excitation, comme ce que racontait un ex-employé de Wildlight. Si, à partir de là, le studio devait rassurer, ses dirigeants ont encouragé le silence radio chez les employés, indiquant que le jeu parlerait pour lui-même lors de sa sortie. Et tout ne s’est pas passé comme prévu.
Jason Schreier revient sur les coulisses du développement en décrivant une ambiance assez saine chez Wildlight, en dehors de ces deux derniers mois. Au départ, le studio voulait éviter le marché du Battle Royale, et a commencé à s’inspirer de jeux comme Rust. Mais deux ans plus tard, les choses ne se mettaient pas en place, car l’équipe voulait surtout bâtir un FPS compétitif. Certaines choses sont tout de même restées, et c’est en janvier 2024 que le jeu est vraiment devenu le Highguard que l’on connaît. L’envie de produire une campagne solo était bel et bien présente dans l’équipe, composée de beaucoup d’anciens artistes ayant travaillé sur Titanfall, mais l’idée n’est pas allée jusqu’au bout.
L’absence de tests publics en question

Pendant deux ans, le studio a fait essayer son jeu en interne et en externe, notamment avec des membres de TiMi Studio (aujourd’hui fermé), studio appartenant à Tencent, ce dernier ayant financé une partie du projet. Les résultats étaient encourageants, mais un souci demeurait : sans communication au micro, les parties étaient nettement plus confuses et moins agréables.
Le fait que le jeu ne puisse pas avoir accès à une vraie bêta auprès du public s’est avéré être problématique pour les équipes. Beaucoup de monde a poussé à ce que le jeu soit révélé en avance pour cela, étant donné que des bêtas récentes comme celles de Battlefield 6 et ARC Raiders ont tout changé pour ces jeux. La direction du studio est cependant restée campée sur sa position, et le terme d’hubris revenait souvent en décrivant les dirigeants, qui pensaient émuler le succès d’Apex Legends dans un marché qui est totalement différent en 2026.
Tencent retire ses billes

Aujourd’hui, le jeu peine à rassembler plus de quelques centaines de joueurs journaliers sur Steam, et le studio a licencié près de 100 personnes. Et ce après avoir assuré qu’il n’avait pas besoin que le jeu obtienne de gros chiffres, laissant l’espoir aux employés de voir leurs emplois être sauvés. Le journaliste précise que les choses ont changé lorsque Tencent a retiré son financement après le lancement du jeu, sans doute parce que celui-ci n’avait pas atteint les paliers demandés.
Jason Schreier indique que Wildlight serait maintenant constitué d’une vingtaine de personnes pour maintenir le jeu en vie, laissant ainsi peu d’espoir pour un vrai renouveau.
Highguard est toujours disponible sur PC, PS5 et Xbox Series en free-to-play. Pour combien de temps encore, allez savoir.