En marge de la sortie d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced, Ubisoft Barcelone se met en grève pour lutter contre les licenciements

Derrière la jolie vitrine qu’Ubisoft veut afficher pour le lancement d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced, qui s’est vendu à 2 millions d’exemplaires, les choses sont un peu moins reluisantes en coulisses. En plus de fermer plusieurs studios, l’éditeur français avait annoncé il y a quelques semaines qu’Ubisoft Barcelone, qui a pourtant œuvré sur ce remake, serait lui aussi la cible d’une cinquantaine de licenciements. C’est pourquoi pendant qu’Yves Guillemot sabre le champagne, les personnes visées sont sur le piquet de grève.

Assassin's Creed Black Flag Resynced // Source : Ubisoft

L’heure n’est pas à la fête chez Ubisoft Barcelone

La restructuration en cours chez Ubisoft va toucher le studio barcelonais avec 51 postes qui seraient sur le point d’être supprimés, et ce malgré le succès évident d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced, jeu auquel Ubisoft Barcelone a contribué, notamment pour la confection des fonds marins ainsi que plusieurs quêtes navales. Pour faire valoir leurs droits, les personnes touchées par ces mesures ainsi que leurs collègues sont descendues dans la rue afin de protester contre ces mesures.

Ubisoft Barcelona goes on strike. The company wants to layoff 51 #ACResynced developers after game success.🏴 No to ERE (redundancies) in Ubisoft Barcelona!

CGT Catalunya (@cgtcatalunya.bsky.social) 2026-07-14T09:09:47.474Z

Le syndicat CGT Catalunya indique qu’environ 90 personnes participent au mouvement, pour une grève qui s’étale sur trois jours complets. On y voit une banderole « Corporate Greed » (cupidité d’entreprise) qui détourne le logo d’Assassin’s Creed pour s’attaquer à la direction d’Ubisoft, qui décide de ces coupes. Cette manifestation a pour but de faire bouger les lignes en forçant Ubisoft à revenir sur sa décision, et à protéger autant d’emplois que possible. Le syndicat demande également un retour au télétravail et de meilleures protections pour éviter d’être la cible de grandes vagues de licenciements, tout en demandant les augmentations de salaires auparavant promises.

Ubisoft a de son côté répondu à VGC en indiquant que le but était de placer Ubisoft Barcelone sur la licence Rainbow Six, et que les 51 licenciements ne sont pas ancrés dans le marbre. Difficile d’imaginer la bonne volonté de la direction si les membres de ce studio doivent aujourd’hui manifester de la sorte pour espérer se faire entendre.