Après Battletoads et Disney Illusion Island, Dlala Studios vole en solo avec Murals, hack’n slash qui revisite les contes populaires
Jusqu’ici, Dlala Studios avait fait ses armes sur les licences des autres. C’est lui qui avait redonné vie à Battletoads tout en imaginant un jeu Disney « à l’ancienne », mais avec une patine plus moderne. Deux jeux sympathiques qui n’ont pas pour autant convaincu pleinement. Peut-être fallait-il à Dlala Studios se libérer de ses commanditaires pour aller explorer sa propre licence, afin d’exploiter tout le potentiel créatif de son équipe. C’est ce que l’on vérifiera avec Murals, nouveau jeu du studio annoncé lors de la Gamescom, que nous avons aussi pu voir pendant une demi-heure en compagnie de Ben Waring (Chief Technology Officer et directeur technique) et Mark Ragon (Chief Information Officer).
On refait les contes
Si Murals est bien une licence propre à Dlala Studios, on s’amusera de voir que finalement, l’équipe ne s’éloigne pas tant que ça de l’univers de Disney. Comme l’entreprise à la souris aux grandes oreilles, le studio entend revisiter certains contes populaires à sa façon, de Raiponce à Alice au Pays des Merveilles en passant par Hansel & Gretel et Le Petit Chaperon Rouge. Avec une tournure différente de celle de Disney, un peu plus sombre (mais drôle) et originale, mais quand même.
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Dans Murals, vous contrôlez un personnage qui va se retrouver coincé dans un château digne d’un conte de fées, et qui va rencontrer des tas d’individus que l’on connaît bien, ou plutôt que l’on croit connaître. La jeune femme sera aidée dans son périple par Loaf, qui prend la forme d’une sorte de croquis de papier en noir et blanc, dont l’esthétique dénote face au reste du décor.
On remarque alors que Dlala Studios s’essaye ici à un nouveau style avec un hack’n slash en vue isométrique, qui mélange la 2D et la 3D. Comme il l’a prouvé dans ses précédents jeux, le studio nous montre qu’il a une parfaite maitrise des environnements en 2D faits à la main, qui dégagent ici un style tout à fait unique et un charme tout à fait plaisant.
Sacré coup de pinceau
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La démo qui nous a été présentée racontait la rencontre du duo avec la Petite Sirène, dont le look était très loin de celui d’Ariel. Dlala Studios veut ici jouer la carte de l’humour décalé avec ses personnages, en prenant le contre-pied de la représentation de ce que l’on se fait des héros de ces contes. En plus de son apparence pour le moins spéciale, la sirène ne pouvait pas non plus compter sur une jolie voix, et le doublage anglais en faisait ici des caisses. Peut-être en cabotinant un peu trop, ce qui ne servait pas réellement les quelques répliques humoristiques qui auraient pu marcher (même si l’on imagine qu’un public plus jeune pourrait être hilare devant la caricature forcée).
Une fois les présentations effectuées, c’était l’occasion de voir ce que Murals valaient en mouvement. Comme les représentants du studio l’affirment, le jeu a une inspiration pour le moins évidente : Hades. Si vous avez joué aux deux jeux de Supergiant Games, vous êtes ici en terrain connu, avec des suites d’arènes et des déplacements qui fonctionnent de la même façon, à ceci près que la partie roguelike est absente. Heureusement, car le marché et saturé et Dlala Studios fait bien de se limiter à une structure plus classique.
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On y retrouve malgré tout une touche de hasard avec un marchand (Dave le mage) qui va vous vendre aléatoirement des améliorations (nommées « Eeries ») à placer comme vous le souhaitez sur votre arme ou vos autres pouvoirs, comme un bloc de glace qui va rendre vos attaques gelées, ou une relique qui va diviser votre sort en plusieurs projectiles.
Murals opte plutôt pour une progression linéaire avec des niveaux, et des armes différentes que vous allez récolter au cours de votre aventure. La démo n’en présentait que deux, à savoir une épée standard et un gros marteau aux attaques lentes mais puissantes. Sans la manette entre les mains, difficile de se faire une idée précise des sensations, mais Murals semble proposer un gameplay assez dynamique avec parfois beaucoup d’ennemis à l’écran qu’il faut gérer. Le studio dit aussi s’inspirer de Doom dans le traitement des ennemis, qui ont des spécificités uniques. Le but est d’esquiver au maximum les attaques pour ne pas interrompre votre chaîne d’ennemis abattus, afin de récolter plus d’expérience tout en remplissant votre jauge de limite, qui déclenchera une grande (et jolie) attaque de peinture sur tout le monde.
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Ce maigre aperçu nous aura au moins donné envie d’en voir plus sur ce Murals, dont le style lui donne un certain charme. La sortie n’est pas prévue avant 2027 sur PC, en attendant de savoir s’il arrivera sur d’autres plateformes (ce qui est sans doute en préparation).









