Aperçu Carnage Offering Part One – Un véritable carnage qui donne envie ?

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C’est dans cette douzième édition de la Japan Expo Sud, que nous avons découvert un nouveau titre indépendant avec Carnage Offering Part One. Développé par Futurtech Studio composé d’une seule personne avec Julien Chaudet, il s’agit là du tout premier FPS du studio. Faisant le croisement entre DOOM et Serious Sam pour le gameplay ainsi que Stargate voire Terminator ou Mass Effect pour le background, le titre nous donne l’eau à la bouche sur le papier. Sur cette première prise en main, Carnage Offering Part One, qui sortira le 31 mars prochain sur PC via Steam fait-il envie ?

Condition de l’aperçu : Lors de la Japan Expo Sud 12ème vague, nous avons pu tester Carnage Offering Part One sur deux bonnes grosses sessions sur PC au clavier/souris (le FPS était également jouable à la manette), nous permettant de voir principalement les trois premiers niveaux du soft sur les huit. Nous avons pu notamment tester le soft en mode facile puis normal. Hélas, nous avons omis de demander la configuration du PC sur lequel tournait le jeu.

Un esprit Serious Sam, DOOM voire Stargate, et quelques infos

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En s’inspirant ouvertement de ces licences citées ci-dessus, Carnage Offering Part One compte effectivement proposer un mélange assez atypique. Le titre propose d’y incarner Jake dans un monde dystopique, plus précisément en 2527. Ancien soldat, notre héros ingénieur et devenu chasseur de primes effectuera quelques voyages temporels à base de portails, afin notamment d’y trouver des armes afin de dézinguer des réplicateurs, menaçant diverses planètes.

Dans cette narration à la Stargate, on y retrouve inévitablement un fort côté Serious Sam via les répliques désobligeantes de Jake qui font plaisir, le côté Terminator avec les réplicateurs ou encore l’aspect Mass Effect pour le côté science-fiction. Difficile pour le moment de jauger l’histoire dans son ensemble, mais il faut avouer que ce ne sera pas vraiment quelque chose que l’on regardera en premier dans ce genre de jeu de manière générale. Cela dit, si le lore peut être aussi intéressant qu’un DOOM Eternal, on est preneur.

Côté infos sur le titre, il faut savoir tout d’abord que la licence sera bel et bien une trilogie. Ce premier volet sortira d’ici le 31 mars prochain sur PC via Steam, et peut-être éventuellement sur l’Epic Games Store plus tard. Sachez aussi que le titre bénéficiera d’une compatibilité VR par la suite sans plus de précisions sur la date, et arrivera principalement sur Oculus et HTC Vive. Enfin, concernant une éventuelle sortie consoles, notez que ce ne sera pas avant bien longtemps le développeur étant tout seul, et le codage étant forcément différent d’une version PC.

En somme, que des infos excitantes et concernant les deux autres volets de la franchise qui suivront, il faudra s’armer de patience avant leur sortie. Néanmoins, le tout a l’air tout aussi excitant qu’ambitieux. Au-delà de ça, et pour en revenir à cette première partie de Carnage Offering, le soft disposera de pas moins de huit niveaux jouables et de neuf armes à manier. Des DLC pourraient également arriver ensuite pour le titre, et feraient office de préquel au jeu original. Tout cela sera forcément à vérifier après la sortie du soft et concernant enfin son tarif, Carnage Offering Part One sera disponible pour environ une quinzaine d’euros, ce qui ne parait pas déconnant pour un jeu solo développé par une seule personne.

Du Carnage nerveux qui doit encore se peaufiner

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Après le contexte du jeu posé et toutes les infos principales obtenues sur le FPS de Futuretech Studio, que vaut le titre dans son gameplay pur ? Eh bien tout d’abord, il faut savoir que la production de Julien Chaudet est totalement nerveuse à souhait. En effet, dans son feeling pur et sur les trois niveaux testés, le titre offre une tension à la DOOM ou Serious Sam, et avec quelques sensations de tirs qui font leur effet. Rester en mouvement sera donc primordial sous peine de vite mourir. Le personnage s’offre aussi des sauts assez lunaires pour se sortir de situations dangereuses, et reste une mécanique au final assez utile dans la jouabilité.

Concernant la progression des niveaux, elle sera particulière. Sur les deux premiers niveaux, ces derniers se situent sur des petites maps en arène. Il faut ainsi dézinguer des vagues d’ennemis successives, affronter un boss qui finit par se montrer, et ensuite repartir dans le portail temporel par lequel vous êtes arrivé. Il faut le dire, les joueurs ayant apprécié les niveaux un peu plus grands d’un DOOM ou Serious Sam pourront être déçus de voir une telle progression, mais cela est visiblement justifié par le scénario.

Ceci dit, sachez que le troisième niveau testé, et faisant complètement référence à DOOM, se dote tout de même un terrain de jeu un peu plus dense. Si le schéma de progression est plus ou moins le même, celui-ci propose quant à lui un objectif de mission particulier à remplir (c’est également le cas sur l’un des deux premiers niveaux, mais cela n’en reste pas moins minime par rapport à celui-ci), avant de pouvoir terminer le niveau. Il y a ainsi déjà du mieux sur ce niveau en matière de level-design, même si un affichage d’un objectif de mission pourrait être un plus pour ne pas perdre le joueur sur savoir quoi faire une fois les vagues d’ennemis et le boss achevé par exemple.

On espère que cela sera réglé dans la version finale, étant donné que la version testée à cette Japan Expo Sud 12ème vague était encore une alpha. Outre le gameplay à la sauce Fast FPS qui a de la pêche mais qui doit encore se peaufiner en revanche sur la visée en général, un aspect personnalisation des armes est de la partie. Via votre QG prenant la forme d’un métro désaffecté, vous pouvez – moyennant de l’argent récolter lors de vos huit missions sélectionnées via un hub – acheter des armes, voire les améliorer.

Effectivement, il sera possible d’acheter des munitions pour vos pétoires, revendre certaines munitions inutilisées de celles-ci, ou bien les upgrader au niveau de leur portée de tir, puissance ou autres. C’est une feature finalement classique, mais qui fonctionne efficacement. Sachez que toutes les améliorations étaient débloquées sur cette version, et cela était pour le coup compliqué de jauger la calibration réelle et la montée en puissance de certaines armes au fil du jeu. En somme, ce sera une chose à vérifier plus en profondeur sur le jeu final.

Au passage, on notera également l’aspect old school bien sympathique du soft, avec tout ce qui est munitions et soins à récupérer sur les ennemis. La barre de santé de Jake, pour appuyer justement ce côté purement old school du soft, est représentée par son état de santé physique. Un peu comme le tout premier DOOM de 1993, l’état de votre personnage se dégrade visuellement quand il se prend des coups, et la partie se termine quand le bougre est beaucoup trop amoché visuellement. Reprendre le principe du premier DOOM est une idée excellente, et plaira sans conteste aux anciens comme aux nouveaux joueurs pour cet aspect diablement rafraichissant.

Evidemment, le titre n’est pas encore parfait sur certains points. Tout d’abord, quelques collisions comme l’IA sont à revoir. En sus, il manque éventuellement une roue des armes pour avoir un visuel plus précis de quelle arme nous prenons à l’instant T, et ainsi adopter une stratégie en conséquence contre les vagues d’ennemis, et le réticule de visée doit être un peu plus grand pour viser encore plus précisément.

Et enfin, le titre tournant sur de l’Unreal Engine 4 est encore inégal graphiquement d’un niveau à l’autre… Il en va de même pour certaines animations, qui doivent encore se peaufiner un peu plus. Mais qu’à cela ne tienne, Carnage Offering semble nous être prometteur et tenir la route pour un jeu indépendant développé par une seule personne, et son ambiance métal à la Serious Sam ou DOOM fait incontestablement son petit effet lors des gunfights.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Oui pour l'heure, Carnage Offering Part One fait bien envie. S'il y a pas mal de choses à peaufiner, nous avons bon espoir de retrouver un Fast FPS diablement nerveux et frénétique à la sauce DOOM et Serious Sam. L'influence Stargate/Mass Effect est lui aussi très attirant, et toutes les composantes old school ajoutée dans le gameplay ainsi que la personnalisation des armes, peut faire de Carnage Offering un bon FPS old school grisant. La diversité des maps et des univers visités sera aussi un gros plus comme son ambiance dystopique et son atmosphère sonore métal, qui n'est pas sans rappeler les licences de Croteam et Id Software. Le titre est donc prometteur, et on vous donne rendez-vous le 31 mars prochain pour sa sortie sur PC via Steam, avec notre test plus complet.

Matheus
Note du panda
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