Gears of War: E-Day – On a joué à la campagne qui s’annonce comme un retour aux sources très prometteur
Près de vingt ans après avoir contribué à définir l’un des pilliers de la marque XBOX, Gears of War s’apprête à revenir à l’un des événements fondateurs de son univers. Malgré les difficultés et polémiques qui entourent la branche gaming de Microsoft, Gears of War: E-Day s’annonce pour le moment comme l’un des titres rassembleurs qui devrait mettre tout le monde d’accord. Après de bons retours de la part de presse spécialisée concernant la partie multijoueur, il est temps de voir si la campagne solo sera à la hauteur des attentes. Pour nous faire une idée, nous avons pu jouer à deux chapitres en compagnie de l’escouade Bravo.
Une bonne E-day ?
Plutôt que de poursuivre directement l’histoire laissée en suspens par Gears 5, The Coalition nous ramène quatorze ans avant le premier épisode, au moment de l’Emergence Day et des premières heures de l’invasion locuste. L’occasion de retrouver un Marcus Fenix plus jeune aux côtés de Dominic Santiago, mais aussi de renouer avec une époque où les ennemis de la saga étaient encore largement inconnus des habitants de Sera.
Après une grosse présentation durant la conférence Xbox du Summer Game Fest, nous avons pu prendre en main les deux premiers chapitres de l’acte 2, soit juste après le prologue observé longuement durant la présentation dédiée du début de l’été. On précise qu’il s’agissait d’une version preview en cours de développement sur Xbox Series X et que nous n’avions accès qu’aux voix et textes en anglais. A noter que nous n’avons pas pu essayer le mode coopération, bien qu’il sera présent au lancement.
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Pour rappel, l’Emergence Day se déroule à Kalona, une ville encore bien vivante au moment où les Locustes surgissent brutalement du sol pour l’envahir. Premier bon point de ce retour aux sources : on abandonne les zones ouvertes de Gears 5 pour revenir à une progression plus encadrée et linéaire. Cette direction n’empêche toutefois pas le titre de proposer ponctuellement des espaces plus vastes offrant davantage de liberté.
Les deux chapitres de l’acte 2 nous ont justement permis d’explorer cette double facette avec un premier chapitre linéaire à souhait, dans la pure tradition des premiers opus, puis un segment plus ouvert où l’on pouvait accomplir des objectifs secondaires. Malgré une petite touche de modernisation, Gears of War: E-Day conserve ainsi les fondamentaux qui ont fait le succès de la franchise. A savoir des armoires à glace aux déplacements volontairement lourds, des armes particulièrement brutales et une gestion de la couverture toujours placée au centre des affrontements.
Entre destruction et modernité

Gears of War E-DAY – Balade en ville // Source : ActuGaming
Bien qu’il ne s’agisse pas d’une version définitive, Gears of War: E-Day affiche déjà une très belle esthétique sur Xbox Series X. Malgré le passage à l’Unreal Engine 5, l’identité visuelle de la série reste fidèle à ce que l’on a connu jusqu’ici. C’est d’autant plus impressionnant quand on sait que The Coalition a déclaré avoir reconstruit une grande partie des assets, des animations et des environnements afin d’exploiter les nouvelles possibilités offertes par le moteur.
Néanmoins, on remarque immédiatement les bienfaits du moteur d’Epic Games, avec notamment un éclairage plus travaillé et des décors nettement plus détaillés. Le statut de préquel nous permet également de découvrir l’univers de Gears of War sous un autre jour, avec des environnements urbains marqués par l’invasion des Locustes, mais encore suffisamment intacts pour offrir une nouvelle perspective. On croise par exemple énormément de voitures encore en bon état qui servent de couvertures, ou encore des magasins qui n’ont pas encore été ravagés par le conflit.
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Cela permet d’afficher des environnements plus crédibles et vivants, tout en conservant cette architecture massive et industrielle propre à Gears. De plus, E-Day exploite habilement les panoramas, surtout durant les séquences de déplacement avant de démarrer une mission ou pendant les moments de calme entre deux affrontements. Reste à voir ce que nous réservera la suite du jeu, mais on retrouve avec plaisir l’esprit d’un blockbuster hollywoodien, avec des séquences spectaculaires et une mise en scène particulièrement soutenue.
Marcus Fenix prend son envol

Gears of War E-DAY – Salut les « ptis zamis », c’est Marcus // Source : ActuGaming
Malgré cette entreprise audacieuse, c’est sur le gameplay que le studio a pris le plus de risques. En premier lieu, Marcus (unique personnage jouable durant cette preview) dispose d’une mobilité nettement plus importante. Il peut glisser, sauter, escalader ou franchir certains obstacles sans devoir systématiquement s’aimanter à une couverture. Il est même possible de tirer durant une glissade ou d’utiliser certaines ouvertures dans le décor pour viser à travers un espace réduit.
Les possibilités d’assaut sont ainsi beaucoup plus variées. Plus surprenant encore, il est même possible de se mettre à couvert derrière une toute petite surface en s’allongeant. On profite ainsi d’un système d’affrontements beaucoup plus fluide, sans pour autant dénaturer ce qui caractérise la franchise. On conserve notamment cette lourdeur si particulière dans les déplacements.
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Avec ces changements, certains automatismes deviennent néanmoins plus contraignants au début. À titre d’exemple, passer rapidement d’une couverture à une autre n’est plus instantané, sauf à très courte distance. Il arrive donc que le déplacement s’interrompe à mi-parcours. Cela offre évidemment davantage de liberté pour s’adapter à la situation, mais il y a des chances que ce changement contrarie certains puristes.
On profite également d’un gunplay légèrement plus précis, mais garde une certaine lourdeur, notamment au niveau du recul. Le rechargement actif demeure évidemment présent et reste un élément important des affrontements. En résumé, les combats offrent davantage de verticalité et donnent lieu à des situations moins statiques. Selon le contexte et l’approche que l’on souhaite adopter, il peut être judicieux de rester derrière une couverture ou, au contraire, de prendre le risque de s’avancer pour contourner les ennemis et les prendre à revers, voire leur asséner un bon coup au corps à corps.
Chainsaw Gun

Gears of War E-DAY – « Nice » // Source : ActuGaming
On reste tout de même perplexe concernant l’IA des ennemis. Souvent, les Locustes restent immobiles en nous canardant, tandis qu’à d’autres moments, ils tentent des approches plus élaborées pour nous encercler ou nous prendre à revers. Ils utilisent notamment des grenades fumigènes pour faciliter leurs assauts. On ne sait pas si c’est voulu ou si le jeu veut parfois nous forcer à bouger et d’autres fois nous obliger à tenir une position.
C’est surtout l’IA des compagnons qui reste assez étrange dans ses déplacements, même si l’escouade ne devient jamais un boulet et nous relève rapidement une fois à terre. Concernant l’arsenal, nous n’avons pour l’instant eu qu’un petit aperçu de ce qu’il propose. Nous avons néanmoins pu tâter les armes de base des Gears ainsi que quelques-unes de celles des Locustes. Nous avons même assisté à la naissance du fameux Lanzor, avec sa tronçonneuse montée sous le canon.
Néanmoins, le plus intéressant là-dedans, c’est qu’E-Day introduit pour la première fois dans un épisode principal un véritable système de mods permettant de modifier les caractéristiques, voire le fonctionnement de certaines armes.
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On peut ainsi ajouter un zoom ou encore augmenter les dégâts en sacrifiant une partie de la précision. Ces mods se gagnent principalement en progressant dans l’histoire, mais aussi en accomplissant des objectifs secondaires. Dans le deuxième chapitre de l’acte 2, nous avions notamment l’occasion de tenir une position à l’intérieur d’un supermarché ou encore de libérer des survivants dans un magasin pris d’assaut par des ennemis.
Autre point intéressant, il est souvent possible de modifier son arsenal avant un gros combat afin de l’améliorer ou simplement de se constituer un équipement plus adapté à la situation. Car oui, il est toujours question de ramasser des armes à la volée sur le champ de bataille pour changer d’équipement ou simplement récupérer des munitions.
Après ces premiers instants dans la campagne solo, Gears of War: E-Day donne surtout l’impression d’avoir parfaitement compris ce qui faisait la force des premiers épisodes, tout en cherchant à moderniser leur formule. La progression plus linéaire, la brutalité des affrontements et le poids des armes rappellent immédiatement les heures de gloire de la licence. Malgré tout, la mobilité accrue, les environnements plus ouverts et le système de mods apportent suffisamment de nouveautés pour éviter le simple retour nostalgique. La réalisation sous Unreal Engine 5 impressionne déjà, tout comme cette vision d’un Sera encore debout au moment où tout commence à s’effondrer. Il faudra évidemment découvrir la campagne dans son ensemble pour juger de son rythme et de son histoire, mais cette première prise en main nous donne envie d’en voir plus.








