Une nouvelle enquête fait le point sur les licenciements chez Quantic Dream, avec un Star Wars Eclipse en péril
Malgré la chaleur caniculaire, des centaines de braves ont participé au piquet de grève organisé par le STJV ce 25 juin, qui a démarré chez Quantic Dream. Ce studio est particulièrement pointé du doigt à cause de son plan de licenciements, qui pourrait toucher jusqu’à 115 personnes. Nos confrères de Gamekult se sont rendus sur place pour mieux comprendre les enjeux derrière ce plan économique, et donner le micro aux personnes mises de côté.
La direction n’écoute pas, et NetEase n’est pas là
Dans l’enquête publiée par Gamekult, on peut lire plusieurs témoignages de personnes affectées par les licenciements chez Quantic Dream. Un plan qui intervient après l’échec commercial de Spellcasters Chronicles, jeu orienté multijoueur qui s’éloigne beaucoup des habitudes du studio et qui s’est engouffré dans un marché qui ne fait aucun cadeau ces derniers mois.
Quantic Dream chercherait donc à supprimer 115 postes, alors qu’il a définitivement besoin de personnes qu’il pourrait affecter à Star Wars Eclipse, projet titanesque qui ne semble pas beaucoup avancer depuis des années. En témoigne l’augmentation des heures supplémentaires au sein du studio, et ce après les 115 licenciements, preuve que quelque chose ne tourne vraiment pas rond :
« [Cette grève] est loin d’être un acte de sabotage. Au contraire, nous essayons de sauver Star Wars Eclipse. Nous pourrions arriver à le sortir avec 115 personnes en renfort, et ce ne serait pas être « sur-staffé » : c’est le nécessaire. Nous sommes en sous-nombre, comme dans plein d’autres entreprises du secteur, parce que les patrons savent très bien que la passion va amener les gens à cruncher et que les jeux finissent par sortir. Mais c’est impossible de mener une industrie pérenne ainsi. »
Les personnes interrogées mettent également en évidence les soucis de gestion autour du projet, avec des dirigeants qui changent beaucoup d’avis, obligeant les artistes à jeter beaucoup de choses à la poubelle. Le dialogue avec NetEase – qui possède Quantic Dream – serait également impossible, car la direction du studio français refuserait de laisser l’éditeur chinois dialoguer avec les équipes.
Pour ne pas complètement le paraphraser, on ne peut que vous rediriger vers l’enquête complète de Gamekult pour mieux comprendre les enjeux autour de ces licenciements. D’autant plus que cet article s’intéresse également à d’autres studios français en difficultés, comme ceux possédés par Nacon qui ont récemment été victimes des mêmes méthodes.