Stop Killing Games : La Commission européenne rend son rapport sur l’initiative de préservation des jeux, sans avancée majeure
L’initiative Stop Killing Games, née après le retrait des serveurs de The Crew a fait un sacré chemin ces derniers mois. Le projet a même été défendu devant la Commission européenne sous le nom de Stop Destroying Videogames, dans un échange qui s’est avéré plutôt positif, avec des discussions qui semblaient avoir porté leurs fruits. On attendait donc de connaître la réponse des politiques européens sur la question, et on en a aujourd’hui un premier aperçu avec un rapport qui ne fait malheureusement pas beaucoup avancer les choses.
Les discussions vont continuer, mais peu de progrès à noter
La Commission européenne vient de publier sa réponse concernant l’affaire Stop Destroying Videogames, qui a recueilli presque 1,3 million de signatures et qui a fait l’objet d’une discussion en avril dernier, afin de présenter les problématiques liées au sujet. Si tout le monde s’était montré intéressé et compréhensif, au sein de tous les partis, la réponse pourra décevoir. La Commission déclare dans un premier temps qu’elle « ne peut proposer une obligation légale de maintenir la jouabilité des jeux vidéo après l’arrêt de leur commercialisation » :
« L’obligation de maintenir les jeux en état de fonctionnement peut également entraver la protection des informations commerciales confidentielles et du savoir-faire, ainsi que les modèles économiques des éditeurs de jeux vidéo qui, en principe, à l’instar des commerçants du monde physique, ont le droit d’interrompre leurs services. Maintenir les jeux vidéo jouables peut également engendrer des coûts pour les éditeurs. De plus, les risques accrus en matière de cybersécurité et de sécurité peuvent survenir pour les joueurs une fois que les éditeurs cessent de prendre en charge ces jeux (ce qui peut également créer ou aggraver les risques d’atteinte à la réputation des éditeurs). Par ailleurs, le cadre juridique européen existant en matière de consommation offre déjà d’importantes garanties protégeant les intérêts économiques du consommateur. »
Elle insiste pour dire que des lois européennes sont déjà en place pour éviter certains débordements, mais elle ne va pas rester inactive non plus. Ainsi, dès la fin de l’année, des discussions seront organisées entre les grands acteurs de l’industrie et des représentants des consommateurs afin de mieux statuer sur ce que représente « la fin de vie » d’un jeu, dans le but de rendre les choses plus claires pour le public avant l’achat.
De plus, la Commission promet de « collaborer avec les organisations de consommateurs et les autorités afin de sensibiliser le public aux droits applicables des consommateurs, y compris aux garanties protégeant leurs intérêts ». On en attendait forcément un peu plus qu’une campagne de sensibilisation, mais ce sont là quelques étapes avant, on l’imagine, d’autres débats, maintenant que le sujet a un auditoire.
Le rapport complet est à lire sur le site de la Commission européenne.