On a joué à l’accès anticipé de Fatekeeper, une vitrine graphique qui sert de bonne mise en bouche pour l’avenir
Développé par la toute petite équipe de Paraglacial, et édité par THQ Nordic, Fatekeeper est sorti à un prix dérisoire de 7,99 € sur Steam. Un prix que les développeurs justifient par le peu de contenu actuellement disponible. Une sorte de financement participatif, permettant à ces derniers de récolter un maximum de retours pour développer au maximum le soft, tout en visant une 1.0 dans 18 mois. D’une certaine manière, nous sommes les bêta-testeurs avec pour récompense de disposer du jeu à prix bas, avant sa potentielle augmentation dans sa version finale. Fatekeeper se veut être un RPG d’action en vue immersive à la première personne, dans un univers de dark fantasy où les combats se font au corps à corps, avec également une dose de magie. Rappelant incontestablement le cultissime Dark Messiah. Actuellement, le soft a une durée de vie d’environ 2/3 h, et promet un contenu d’environ 15 h lors de sa sortie finale.
Conditions d’aperçu : Nous avons joué et fini l’accès anticipé en 5 h, sur une RTX 3060 12 Go, un AMD Ryzen 7 5800x, et 32 Go de RAM. Le tout à partir d’une version envoyée par l’éditeur
Une vitrine graphique de l’Unreal Engine 5
L’une des premières choses à constater, c’est qu’un Unreal Engine 5 bien maîtrisé donne droit à des jeux sublimes comme ce Fatekeeper. Cependant, certains éléments visuels sont moins bien modélisés, à l’instar des portails de téléportation. Tout comme les nombreux couloirs qui se répètent dans leur architecture, donnant un aspect générique. Pour chipoter davantage, certains éléments du décor, comme les échelles, s’utilisent par le biais d’un fondu au noir, cassant totalement l’immersion.
Le soft s’avère être peu optimisé à sa sortie, tout du moins en ce qui concerne les hardwares de milieu de gamme. Nous concernant, avec une 3060 en configuration élevée avec le DLSS activé sur Qualité, nous atteignons les 50/60 FPS. Excepté sur les dernières zones, avec ce niveau de qualité, les images chutent à 40/50 images par seconde.
Cependant, lorsque nous mettions la qualité au niveau le plus bas, le titre se met subitement à paniquer et affiche entre 8 et 15 FPS au compteur. Sans parler des environnements devenant tout d’un coup grisâtres. En espérant qu’une mise à jour corrige le tir sur ce côté-là.
- Fatekeeper panorama3
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- Fatekeeper rat
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Pour l’instant Fatekeeper ne dispose pas de VF, ni même de traduction française pour les textes et l’interface. Ces derniers n’étant uniquement qu’en anglais, il faudra donc voir si une version sous-titrée dans la langue de Molière verra le jour ou non. Dans tous les cas, l’histoire n’est actuellement pas au cœur de cet accès anticipé, mais cela peut être contraignant pour les quelques lignes de dialogue de notre rat domestique, ou pour les textes explicatifs entre chaque niveau.
L’ambiance sonore laisse, pour le moment, elle aussi à désirer. Nous attendons un peu plus de variété à l’avenir, tant elle est aujourd’hui absente. Sans compter les quelques pistes audio qui sont pauvres en variété. Nul doute que cette partie-là sera améliorée dans le futur, en tout cas nous l’espérons, ce qui renforcera davantage l’immersion.
Le chaudron magique est de sortie
Dans sa première ébauche, Fatekeeper ne propose pas vraiment de réelles phases d’exploration. Nous avons plutôt un enchaînement de couloirs un minimum labyrinthique, durant lesquels nous avançons d’un point A à un point B tout en affrontant des vagues d’ennemis. Il y a bien deux ou trois armes dissimulées, mais pour l’instant c’est tout ce que propose le jeu. De plus, les quelques coffres trouvables sont pour la plupart composés de consommables, eux-mêmes disponibles un peu partout dans l’environnement en temps normal.
Ceci dit, les objets pouvant être ramassés au sol ne disposent pas de signes distinctifs particuliers, renforçant cette fois-ci l’immersion. Ces derniers permettent à notre personnage de se recharger en points de vie et en mana, ou bien peuvent être utilisés dans un chaudron pour plus d’efficacité.
En effet, il est possible de faire de l’alchimie en combinant des minerais ou des plantes afin d’obtenir diverses potions. Celles-ci changent de caractéristiques en fonction des aliments choisis et du contenant utilisé. Elles pourront alors être utilisées pour agir sur le personnage lui-même, sur son arme équipée, ou en tant que bombe à lancer sur les ennemis. Par ailleurs, des recettes sont également disponibles afin de trouver plus facilement quelques-unes des probables nombreuses combinaisons disponibles à la sortie.
Un gameplay fun et jouissif
L’un des atouts indéniables de Fatekeeper est son système de combat totalement fun et jouissif. De manière classique, nous avons une attaque légère ainsi qu’une lourde, un coup de pied repoussant, une mécanique de parade et d’esquive, ainsi qu’une petite panoplie de sorts. Parmi ceux-ci on retrouve un sortilège de feu, de glace qui ralentit les ennemis, de vent les repoussant, et de télékinésie permettant d’attirer à nous des objets et adversaires légers.
Concernant l’arsenal de notre personnage, celui-ci peut s’équiper de deux armes au corps à corps, et jusqu’à quatre consommables rapides dans la barre de raccourcis. Nous avons l’occasion d’apercevoir tout un système lié à l’équipement défensif, avec des armures, colliers et bagues aux statistiques changeantes. Cependant, rien de tout ça n’est vraiment poussé dans l’accès anticipé, et ne sert encore une fois qu’à montrer ce qu’il sera possible de faire dans les versions ultérieures.
Le gameplay en lui-même ne se renouvelle que très peu, voire pas du tout, pour l’instant en tout cas. Si il est jouissif la première heure de découper des têtes et de voir valdinguer le pauvre bestiaire, la boucle devient très vite redondante à l’instar des décors. Néanmoins, nous avons des ébauches de ce qu’il sera disponible de faire dans de futures mises à jour par le biais de l’arbre de compétences, et cela s’annonce prometteur.
- Fatekeeper competences
- Fatekeeper boss2
- Fatekeeper combat boss
L’arbre de compétences fait également peur, en paraissant brouillon, comparable à celui d’Assassin’s Creed Valhalla où ce dernier n’améliore que les statistiques du personnage, telles que la vitesse d’attaque, les points de vie, ou encore les dégâts infligés. Le tout sur diverses branches de l’arbre, disposant de certains paliers d’amélioration plus importants liés à la magie. Cette dernière voit ses nombreux sorts se faire améliorer jusqu’à changer de forme, à l’instar de la boule de feu qui se transforme en un laser flamboyant à un certain stade.
Pour son prix et ses promesses actuelles, Fatekeeper est un titre prometteur dans ce qui s’apparente le plus à une démo technique de ce que sera plus tard le jeu. La sensation de souris en main avec les sorts, la physique du jeu et le gameplay au corps… tout cela est vraiment fun et jouissif. Il y a cependant quelques soucis au niveau de la hitbox de certains mobs, dont le boss infernal de cet accès anticipé. Cependant, ces soucis sont en train d’être corrigés en interne avec des petits équilibrages, et nul doute que cela va continuer dans le bon sens. On espère que l’exploration sera un peu plus poussée, et que les ennemis finiront par ne plus tirer dans le ciel ou s’empaler tout seuls contre les piques.










