F1 25: Pack Saison 2026 : Que vaut le DLC du jeu de course de Formule 1 d’EA et Codemasters ?

Commercialisé depuis un peu plus d’un an maintenant, F1 25 a permis à la franchise des jeux de course de Formule 1 chapeautée par Codemasters et EA de redorer légèrement son blason auprès du public. Mais dans l’optique de réellement repartir sur des bases meilleures et sereines à l’avenir, par le biais notamment de F1 27, le studio britannique et l’éditeur américain ont pris la décision de ne pas proposer de nouvel opus en 2026, un choix qui n’est pas dépourvu de toute logique sur le papier. Toutefois, pas question de ne rien sortir pour autant. Ainsi, afin de faire patienter les joueurs et les joueuses et surtout en profiter pour remplir un peu les caisses si possible au passage, un Pack Saison 2026 a été déployé le 3 juin sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series. Tarifé à 24,99€, que vaut-il exactement ? Voici notre réponse après l’avoir essayé pendant environ 5 heures, durée qui était amplement suffisante pour faire le tour de ce qu’il a à nous offrir.

F1 25: Pack Saison 2026

Avant de poursuivre, sachez que nous avons fait tourner le DLC en configuration graphique Très Élevée (NVIDIA DLSS et Reflex Faible Latence activés, ray tracing désactivé) sur un PC portable AORUS 17H BXF (2023) équipé d’un processeur Intel Core i7-13700H (2,4 GHz), d’une NVIDIA GeForce RTX 4080 Laptop, d’une mémoire vive de 16 Go de RAM DDR5, d’un écran LCD 17,3 pouces de résolution 1080p, et d’une manette Xbox One. De plus, rappelons que le point de vue exposé dans cet article est celui d’une personne habituée à jouer aux titres de la série depuis F1 2017 avec des aides à la conduite activées, telles que l’ABS, l’antipatinage complet, la trajectoire idéale dans les virages, et la boite de vitesses automatique.

Un contenu sous licences officielles mis à jour

F1 25 screenshot 2026. 06. 04 15. 35. 18. 33 1

Le Madring est un tracé urbain bien modélisé mais c’est aussi un joli pot-pourri de ce que d’autres circuits proposent déjà depuis plusieurs années

Sans surprise, le principal intérêt de ce DLC consiste à profiter de l’ensemble du contenu sous licences officielles lié au championnat du monde de Formule 1 2026. Du transfert du jeune pilote français Isack Hadjar chez Red Bull aux retours de Sergio Pérez et Valtteri Bottas dans la catégorie, en passant par les arrivées d’Audi et Cadillac parmi les constructeurs, la majeure partie du roster a été mis à jour. Et bien entendu, le futur nouveau circuit urbain de Madrid (Espagne) est lui aussi présent.

Modélisé avec soin mais avec forcément une plus ou moins grande marge d’erreur, étant donné que nous ne verrons pas à quoi il ressemble avant septembre prochain, le Madring est un tracé sur lequel il n’est pas totalement déplaisant de rouler, à condition d’apprécier ces particularités. Deux grandes lignes droites, quelques chicanes et virages serrés, dont un quasiment à l’aveugle après une montée, un Secteur 2 sinueux et doté d’un interminable banking, un troisième secteur intégrant un passage dans un tunnel… cette épreuve inédite risque de marquer les esprits de pas mal de joueurs et joueuses. Nous concernant, elle est bien partie pour nous faire relativiser sur nos mauvais moments passés auparavant à Hanoï (Vietnam), Las Vegas et Baku (Azerbaïdjan).

Notez également que ce cru 2026 est disponible dans le cadre de plusieurs modes de jeu, mais pas la totalité, comme les Carrières Pilote et Mon Écurie/My Team, Grand Prix, Contre-la-montre, ainsi qu’en multijoueur non classé. Autres précisions importantes, aucun transfert de Carrières n’est possible entre les versions 2025 et 2026 du titre, nous ne pouvons pas contrôler ou diriger les équipes et pilotes de Konnersport (mode scénarisé Point de Rupture) et APXGP (F1 Le Film) dans le DLC, et le Madring ne peut pas accueillir de monoplaces issues de la saison précédente. En revanche, des week-ends de course peuvent être organisés à Imola avec les bolides les plus récents, bien que cette destination ne soit plus au calendrier.

Un gameplay légèrement ajusté à la nouvelle réglementation

F1 25 screenshot 2026. 06. 05 11. 48. 45. 59 2

Les quelques ajustements de gameplay font le taf, notamment dans l’optique de nous apprendre à mieux gérer l’utilisation de la batterie de notre monoplace

Si vous suivez l’actualité autour de ce sport, vous savez que la nouvelle réglementation introduite cette année a été vécue comme un bouleversement dans le monde de la Formule 1, au point de susciter pas mal de critiques et polémiques chez les pilotes, écuries et fans. Et en jeu, ça donne quoi ? Puisque nous avons affaire ici à un « simple » DLC, les développeurs n’ont pas pu proposer mieux que divers ajustements de gameplay afin de nous faire ressentir un minimum les changements opérés dans la réalité, tout en conservant le rendu « simcade grand public » de l’expérience offerte par F1 25. Chaque voiture prend donc un peu moins de place en piste et peut éventuellement se montrer un tantinet plus nerveuse dans son comportement mais, sinon, le feeling manette en mains est extrêmement proche de celui auquel nous avions eu droit l’an dernier.

Cependant, nous devons bien avouer que la gestion de la batterie a effectivement gagné légèrement en profondeur, ce qui est une des spécificités observées dans la réalité avec le passage aux moteurs hybrides 50% thermique et 50% électrique (contre 70% thermique et 30% électrique auparavant). Concrètement, celle-ci se vide et se recharge plus rapidement, nous obligeant à adapter notre pilotage et réfléchir davantage à la façon de l’utiliser pour attaquer, se défendre, et/ou chercher à inscrire le meilleur temps au tour en conséquence. Honnêtement, si vous appréciez cette facette de la réglementation actuelle, vous devriez aimer la voir à l’œuvre in-game car elle est plutôt bien retranscrite.

Codemasters n’a pas non plus oublié de remplacer le mode « Dépassement » par le « Boost », d’intégrer le mode « Overtake », qui nous octroie de la puissance moteur supplémentaire en étant à moins d’une seconde d’un adversaire situé devant nous au passage de la ligne de détection dédiée à ce système, ainsi que l’aérodynamique active. Pour rappel, cette fonctionnalité nous permet de basculer, dans des conditions de piste sèche, d’un mode « Virage » à un second nommé « Ligne droite » qui nous aide à gagner de la vitesse de pointe dans certaines lignes droites grâce à l’ouverture des ailerons avant et arrière de notre véhicule (contrairement au DRS qui agissait uniquement sur l’aileron arrière). Et sous une météo pluvieuse, cette technologie est aussi prise en compte en nous laissant ouvrir seulement l’aileron avant.

De plus, le sound design a été retravaillé pour coller au son émis par les blocs propulseurs de 2026. Malheureusement, le studio britannique n’a pas daigné modifier la procédure de départ en course et l’interface n’a subi que de trop maigres retouches ici et là. C’est dommage.

Avec F1 25: Pack Saison 2026, Codemasters et EA se contentent du minimum syndical, à savoir nous proposer un contenu sous licences officielles mis à jour et un gameplay légèrement ajusté pour nous faire plutôt bien ressentir quelques-uns des changements les plus importants apportés par la nouvelle réglementation à la discipline automobile. Est-ce une surprise ? Pas vraiment mais, au vue des 24,99€ réclamés pour se l’offrir, le studio britannique et l’éditeur américain auraient pu nous gratifier de quelques ajouts et modifications en plus.

Vous l’aurez donc compris, ce DLC est susceptible d’intéresser essentiellement deux types de profils. Le premier est celui des joueurs et joueuses qui ont adoré l’épisode précédent et veulent absolument prolonger sa durée de vie d’une année supplémentaire. Quant au second, il concerne les personnes qui ne possèdent pas F1 25 et sont prêtes à payer entre 49,99€ et 59,99€ selon la plateforme pour profiter des crus 2025 et 2026 de la série. Pour les autres, rendez-vous sur F1 27 !