Preview. Battleborn – Que vaut ce MOBA FPS pour Brutasses

Battleborn

« Je ne suis pas un robot, je suis une araignée »

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Le genre MOBA a la côte depuis quelques années et pratiquement tout le monde s’y met dans l’industrie du jeu vidéo. Il est difficile de se démarquer des gros noms déjà en place comme League of Legend ou Dota 2. Certains ont réussi à s’insérer dans le marché avec brio comme Blizzard avec Heroes of The storm. Battleborn propose, en plus d’affrontements classiques en 5vs5 dans différents modes de jeu, un mode scénario.

Dans cette bêta, seuls les deux premiers chapitres étaient disponibles. Ces derniers se déroulent avec quatre autres joueurs sélectionnés via le matchmaking ou bien avec vos amis, vous choisissez votre héros (ou Battleborn) et c’est parti. Après un petit prélude via une petite cinématique, il est temps de stopper le méchant étant donné que vous êtes un gentil. On ne s’attardera pas sur le scénario qui n’est pas franchement exceptionnel mais l’univers et les personnages sont plutôt sympathiques surtout que la version française est assez bonne avec pas mal d’humour au programme.

En mettant de côté le gameplay en lui-même, les deux scénarios proposés sont très dirigistes et les phases de jeux sont ultra répétitives. Vous avancez, vous tuez les vagues de sbires mécaniques et rebelote jusqu’au boss final. On précise tout de même qu’il y a pas mal de mini-boss entre deux. Il est assez regrettable de voir que le jeu d’équipe n’est pas assez mis en avant. Du moins pour l’instant vu que l’on a accès qu’à deux chapitres on le rappelle. Le teamplay se limite juste à se placer sur des plateformes pour passer à l’étape suivante mise à part au chapitre deux où il faut que trois personnes déclenchent un vent élévateur permettant à deux autres joueurs de monter dans un complexe et déclencher un interrupteur.

Au final le mode histoire donne la même impression qu’un Call of Duty, c’est beau et sympathique une heure ou deux, mais tout ce que l’on veut, c’est finir pour attaquer le mode multijoueur.

En avant les Brutasses

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Il est dommage qu’aucun didacticiel ne soit proposé même si le mode histoire peut vous permettre de prendre en main le gameplay sans avoir la frustration de se faire laminer par des joueurs expérimentés en multijoueur. Le gameplay est un savant mélange entre Team Fortress 2 et Heroes of the Strom. On pense au premier nom cité dû à l’aspect cartoon (déjà présent dans Borderlands certes) mais aussi avec quelques personnages. Celui de Miko fait clairement penser au Medic par exemple.

Parlons justement de ces deux points, à commencer par les graphismes qui sont excellents. Les décors sont détaillés et globalement le tout est très fluide. Vraiment rien à dire de ce côté-là. Les champions possèdent un design de qualité avec des styles différents représentés par cinq factions. Chaque Battleborn possède des capacités différentes et ont des rôles plus ou moins définis même si quelques-uns peuvent être polyvalents. Du corps à corps, du soutien, de l’attaque à distance…, il y en a pour tous les goûts. Contrairement à d’autres jeux du même type, le déblocage de nouveaux champions se fait par l’augmentation du votre niveau général (que l’on augmente en jouant des parties) ou bien via des défis variés. Par exemple gagner 5 matchs avec un personnage de telle faction.

Il ne faut pas oublier que Battleborn emprunte énormément de choses au genre du MOBA et plus spécifiquement à heroes of the storm. Dans le mode de confrontation en 5vs5 classique, le but est d’avancer avec ses sbires pour annihiler les deux sentinelles ennemis. Bien entendu, on retrouve les petits objectifs habituels tels que les camps. A la manière d’un HoS, nous pouvons recruter les monstres vaincus pour qu’ils nous aident à avancer sur la ligne de front.

Il est également possible de ramasser du cristal disséminé un peu partout pour activer certains bonus qui vous aideront grandement comme des gros sbires supplémentaires, un appareil de soin, un drone qui boost votre vitesse de déplacement… Malgré cet aspect sympathique, la carte se révèle au final trop petite sur dans un décor en 3D. Surtout en comparaison de certains concurrents comme Smite ou encore Overwatch. Malgré plusieurs autres modes de jeu, comme celui où l’on sacrifie ses sbires pour détruire la base adverse, et d’autres avec le jeu complet, on doute que la carte apporte beaucoup au niveau compétitif et du teamplay. Surtout qu’il est suicidaire de s’avancer discrètement dans la base adverse sans troupes à nos côtés.

 Un équipement bien rodé

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Le côté fun du soft est sa liste de champions qui possèdent des aptitudes bien pensées. Le titre est agréable et facile à prendre en main surtout si vous êtes un joueur de FPS étant donné qu’il emprunte évidemment beaucoup de codes au genre. Chaque personnage possède deux sorts basiques plus une attaque ultime. Il faut également prendre en compte les attaques de bases et les compétences passives, mais surtout la monté de niveau qui reprend, là encore, un système vu dans Heroes of the storm. Chaque montée de niveau vous donne le choix entre deux améliorations qui sont diverses et variées via le système hélix. Vous pouvez gagner une troisième amélioration dans certains paliers en augmentant votre niveau de maîtrise avec les Battleborn. De même que des skins (qui correspondent plus à des sets de couleurs différents), et les provocations que vous pouvez d’ailleurs utiliser après un kill pour narguer l’adversaire.

Dernière chose permettant de personnaliser un peu votre façon de jouer, l’équipement composé de trois objets et qui vous donne des petits bonus en jeu en dépensant les cristaux précédemment cités. Ils ont des rangs de rareté différents et ils peuvent être obtenus via des packs que l’on peut gagner à la fin d’une game ou alors en allant dans la boutique avec l’argent du jeu. Disposant d’un inventaire limité, vous pouvez revendre les pièces superflues pour laisser la place aux denrées plus rares.

Battleborn va avoir du mal à se faire une place avec une concurrence qui s’annonce rude avec l’arrivé de Overwatch ou encore Paragon. Toutefois, il possède des qualités qui font de lui un bon jeu. On s’interroge tout de même sur la pertinence d’un mode scénario. N’oublions pas non plus que le jeu sera vendu en version boîte comme un jeu classique ce qui pourra rebuter certains joueurs qui préfèrent le free to play.

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