Pour Activision, c’est bien Call of Duty: Modern Warfare 4 le plus gros jeu de l’année après GTA 6, pas Zelda: Ocarina of Time

La sortie en novembre du remake de Zelda: Ocarina of Time et celle de GTA 6 le même mois a rapidement donné lieu à une comparaison du type « Barbenheimer » (signifiant la sortie des films Barbie et Oppenheimer au même moment en salles). Ce qui était aussi une manière de désigner ces deux jeux comme les gros poids lourds de cette fin d’année, même si la compétition est rude dans ce domaine. Il y en a en tout cas un qui n’est pas vraiment d’accord avec le fait que ce soit Zelda qui partage l’affiche avec GTA 6, et c’est Activision.

Call of Duty: Modern Warfare 4 // Source : Activision

Qui peut se tenir aux côtés de GTA 6 ?

Dans une interview chez The Game Business, Tyler Bahl (chief marketing officer chez Activision) tient à nous rappeler qu’un Call of Duty sort cette année et que, même si la licence a connu des baisses de régime, elle est encore assez populaire pour se tenir aux côtés de GTA 6 cette année, du moins plus que Zelda :

« Eh bien, sans vouloir offenser Zelda, [GTA et COD] sont les deux plus gros jeux de l’année. Le fait qu’un plus grand nombre de personnes se connectent à leur console, dépoussièrent leur Xbox ou leur PlayStation et se remettent à jouer, signifie, au bout du compte, une audience plus large pour nous […] Si davantage de personnes parlent de jeux vidéo et s’il y a davantage de couverture médiatique, tout le monde y gagne, pas seulement nous. »

Sur le domaine des volumes de ventes, il est vrai que Call of Duty: Modern Warfare 4 peut, il est vrai, attirer bien plus de monde que le remake d’Ocarina of Time, celui-ci ne sortant que sur une seule console qui vient à peine de souffler sa première bougie. Culturellement parlant, c’est autre chose, puisque la sortie d’un remake d’un jeu culte comme Ocarina of Time n’arrive pas tous les quatre matins. Enfin, presque, puisque c’est déjà arrivé par le passé, mais moins souvent que la sortie d’un Call of Duty annuel tout de même.

La taxe « Call of Duty » pour mieux esquiver les critiques

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La guerre coréenne dans Call of Duty: Modern Warfare 4 // Source : Activision

Mais attention à nous, on risquerait bien de nous accuser d’utiliser la « taxe Call of Duty » ici. C’est le terme employé ici par Bahl lorsqu’on lui demande ce qui a changé dans le rapport entre la presse et la saga d’Activision ces dernières. S’il pense que la licence est toujours aussi bien couverte médiatiquement, il indique aussi que la presse a une manière de juger Call of Duty qui n’est pas complètement juste :

« Nous avons la couverture médiatique, mais lorsqu’on regarde les tests ou l’accueil réservé à nos titres, nous parlons de la « taxe Call of Duty ». Il y a bien entendu une véritable ferveur autour des jeux indépendants, et un vrai enthousiasme pour les nouveautés qui font leur apparition chaque jour sur Steam. Mais comme la franchise Call of Duty existe depuis très longtemps, on oublie parfois l’énorme travail que nécessite la création de ces jeux. Ici, 4 500 employés s’efforcent d’offrir la meilleure expérience possible. […] Je pense que, parfois, certains aspects passent inaperçus, ou finissent simplement par être perçus comme étant normaux. »

On pourra aussi dire que c’est bien parce que la presse se rappelle que des milliers de personnes travaillent sur un épisode qu’il est normal d’en attendre plus que ce que la série offre chaque année, mais soit. À voir si Activision sortira cette carte un tant soit peu victimisante si les tests de Modern Warfare 4 ne vont pas dans le sens voulu.