Death Stranding 2 On the Beach : Nous avons testé la version PC, et le chef d’œuvre de Kojima tient toujours la route
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Rédigé par Mathieu Corso
Presque un an après sa sortie sur PlayStation 5, Death Stranding 2: On the Beach va comme la plupart des jeux Sony, débarquer sur PC (et ce sera sans doute le dernier vu la nouvelle stratégie de la firme nippone de ne plus sortir de jeux PS5 sur PC). Le production de Kojima est prise en charge une nouvelle fois par deux studios spécialistes des portages PC de jeux PS5, à savoir Nixxes Software et Iron Galaxy Studios.
Même si Iron Galaxy Studios n’a que très peu épaulé sur certains portages (majoritairement Uncharted: Legacy of Thieves Collection), Nixxes Software est donc le plus expérimenté dans les portages d’exclusivités PS5 sur PC. Avec des moutures PC de qualité, que ce soient sur les Marvel’s Spider-Man d’Insomniac Games, les deux Horizon ou encore Ratchet & Clank: Rift Apart voire Ghost of Tsushima, force est de constater que le développeur a su une nouvelle fois montrer tout son savoir-faire sur cette version PC de Death Stranding 2: On The Beach, de haute volée.
Conditions de test : Nous avons pu passer un peu plus de 25 heures sur Death Stranding 2 On the Beach, sur un PC équipé de 32 Go de Ram, une Nvidia Geforce RTX 3070 et un i5 12-400 à 2.50 Ghz. Sachez que cela nous a suffit pour voir les principales nouveautés de cette version PC (il n’y en a pas des masses), et nous avons pu jouer tout le long dans la configuration élévée du jeu, avec le DLSS activé en mode dynamique.
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ToggleReconnecter l’Australie et le Mexique, dans une aventure mémorable

Pour ceux qui n’ont pas fait le titre il y a un an de cela, il est toujours bon de rappeler ce qu’est l’histoire de Death Stranding 2: On the Beach. Dans les grandes lignes, cette suite se déroule plus de 11 mois après les événements de Death Stranding premier du nom. On prend une fois de plus le contrôle de Sam Porter Bridges, dans le but de reconnecter cette fois-ci le Mexique et l’Australie, dans le but de sauver évidemment un monde post-apocalyptique ravagé par le Death Stranding.
Le titre va nous emmener sur un nouveau terrain de jeu, doté une nouvelle fois d’une narration des plus fortes en émotion. Bien évidemment, nous n’allons pas tout détailler car notre test du titre sur PS5 le fait très bien, mais que ce soit dans l’introduction des nouveaux protagonistes joués par Georges Miller ou encore Kutsuna Shiori, il faut dire que Kojima maitrise clairement son sujet dans le développement de ces nouveaux venus. On rajoute à cela une mise en scène et quelques plans dingues, pour un deuxième volet qui fait mieux que le premier, même s’il y a parfois quelques coquilles avec peut-être certaines longueurs pas forcément digestes.
Ce second volet reste logiquement dans le jus du premier jeu avec ce côté simulation de livraison, qui s’embellit de pas mal d’outils supplémentaires pour cette suite, mais pas que. Le titre dispose d’encore plus d’améliorations pour Sam, de camps de bandits variés, voire d’échoués qui rôdent dans les parages. De nouveaux dangers seront de la partie et vous forceront à mieux planifier vos courses de livraison. Le jeu est clairement complet dans ce qu’il entreprend, d’autant qu’il y a aussi quelques combats de boss.
Ils sont pénibles et anecdotioques pour la plupart, sauf certains ayant quand même une mise en scène qui claque un minimum. Death Stranding 2: On the Beach est clairement une suite avec un gros embellissement sur le gameplay, qui d’ailleurs se manipule vachement bien au clavier/souris. Indéniablement, il n’y a aucun accroc, avec la possibilité de mapper nos touches comme bon nous semble. Si le soft ne plaira pas à tous le monde, l’expérience de jeu offerte donnera quand même envie aux joueurs de se lancer dans ce voyage à la fois étrange et poétique à tous les étages. Bien entendu, outre sa dimension communautaire en ligne qui fait plaisir, il faudra peut-être laisser de côté l’aspect action et infiltration qui ne fonctionne pas à tous les coups, même si ce petit ralenti à chaque ennemi que l’on élimine est jouissif, comme toute la boucle de gameplay orientée « commandes à livrer », très addictive et qui fait son effet.
Une version PC aux ajouts bienvenues mais pas indispensables

Certes, le jeu est bougrement bien ficelé dans le gameplay au combo clavier/souris, mais l’expérience est-elle la même en rejouant au soft avec la DualSense branchée sur votre PC ? Franchement, c’est un plus non neligeable. En la branchant directement sur notre PC en USB-C, on retrouve toutes les capacités de cette manette avec les petits bruitages au haut-parleur de cette dernière qui renforce l’immersion, mais surtout les gâchettes adaptatives arrivant à nous plonger un peu plus dans ce gameplay orienté simulation de livraison et de randonnée, où la gestion de la marchandise que l’on porte à un véritable impact sur notre progression à pied (bon, il y a aussi les véhicules pour faciliter la chose, mais il peut y avoir parfois quelques inconvénients qui nous forcent à continuer à pied).
Vous l’aurez compris, la compatiblité avec la DualSense est intacte, mais quid du contenu proposé dans cet opus ? Eh bien, tout d’abord, sachez que vous aurez également le difficulté To The Wilder qui arrive sur le soft. Ici, l’aventure sera beaucoup plus exigeante en matière de gameplay, il ne sera pas possible de changer de difficulté une fois cette dernière choisie et forcément, les adversaires seront impitoyables. De quoi donner du fil à retordre pour les joueurs les plus aguerris et notez qu’il est possible de lier son compte PlayStation à cette version PC. Hormis glaner un nouveau logo PlayStation à arborer sur votre sac ou bien disposer d’une tenue aux couleurs de la marque nipponne, c’est tout ce que vous obtiendrez en guise de bonus. Il y aura également quelques bandanas en plus et c’est tout.
Du côté des autres contenus supplémentaires que propose la mouture PC, sachez que nous avons également de nouvelles missions d’entrainements VR. Rien de bien transcendant, à part justement gagner ces fameux bandanas à équiper directement sur Sam par la suite. Enfin, le mode boss rush fait son retour sur ce second volet et de nouvelles séquences cauchemar ainsi que des cinématiques live action coupées, font leur apparition. Bien entendu, le fameux chat chiral viendra passer désormais une tête dans la chambre privée de Sam, histoire d’avoir une compagnie toute mignonne à vos côtés. En somme, ces ajouts sont juste là pour donner un petit plus sur cette version PC. Mais le problème qui se pose, c’est que ce contenu là se retrouvera aussi chez les joueurs PlayStation 5, annihilant ainsi le côté contenu exclusif de cette mouture PC.
De bien maigres éléments en somme, même si cette version PC offre mine de rien un résultat à la hauteur de nos attentes. Dans notre configuration qui date désormais d’un peu plus de deux ans avec 32 Go de RAM, une RTX 3070 ainsi qu’un petit i5 12-400 à 2,50 Ghz, force est de constater que nous arrivons ici à faire tourner le jeu en « élevé ». Avec en plus le DLSS activé automatiquement en dynamique (sans possibilité de le changer), on tourne finalement à du 60 FPS constant en 1440p, sans une seule chute de framerate. Très franchememt, si vous possédez une configuration pareille, vous n’aurez ainsi aucun mal à profiter du titre d’une manière presque optimale.
Le jeu est en tout cas fluide sur une configuration comme celle là et avec des panoramas qui claquent, dont sur l’introduction du soft qui en jette clairement. Il n’y a pas à dire, Nixxes Software a fait du très bon boulot et ravira les joueurs et joueuses PC qui attendaient cette version de Death Stranding 2: On the Beach avec grand-hâte. On ne sait pas trop ce que donne le jeu sur une configuration encore plus élévée faute de ne pas avoir un tel équipement sous la main, mais on ne doute pas que l’optimisation sera dans la même veine que sur notre propre configuration.
Les configurations PC

Pour terminer et avant notre petite conclusion, vous pouvez jeter un œil ci-dessous aux différentes configurations PC de Death Stranding 2: On The Beach, afin de le faire tourner un minimum correctement.
Configuration minimale (1080p/30 fps)
- Processeur : Intel Core i3-10100 / AMD Ryzen 3 3100
- Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 1660 / AMD Radeon RX 5500 XT 8 Go
- RAM : 16 Go
- Stockage : 150 Go SDD
Configuration moyenne (1080p/60 fps)
- Processeur : Intel Core i5-11400 / AMD Ryzen 5 5600
- Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 3060 12 Go / AMD Radeon RX 6600
- RAM : 16 Go
- Stockage : 150 Go SDD
Configuration élevée (1440p/60 fps)
- Processeur : Intel Core i7-11700 / AMD Ryzen 7 5700X
- Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 3070 / AMD Radeon RX 6800
- RAM : 16 Go
- Stockage : 150 Go SDD
Configuration très élevée (4K/60 fps)
- Processeur : Intel Core i7-11700 / AMD Ryzen 7 5700X
- Carte graphique : NVIDIA GeForce RTX 4080 / AMD Radeon RX 9070 XT
- RAM : 16 Go
- Stockage : 150 Go SDD
Pour conclure, doit-on craquer sur cette version PC de Death Stranding 2 On The Beach ? Eh bien, si vous n’y avez pas joué sur PlayStation 5 ou si vous avez juste un bon PC pour le faire tourner, c’est un grand oui. Tout simplement parce qu’il s’agit d’une suite vraiment exceptionnelle à tous les étages et que les quelques ajouts proposés peuvent séduire les joueurs, disposant à demi-mot de l’équivalent d’une director’s cut (si Kojima ne nous fait le coup dans un avenir proche avec une vraie nouvelle version). En revanche, la réponse tend un peu plus vers le non si vous l’avez déjà poncé sur votre bonne vieille PlayStation 5. En effet, les ajouts de contenus sont beaucoup trop faméliques et se retrouvent de toute façon sur les deux plateformes. Et cela pose problème, puisque l’intérêt d’y retourner une seconde fois sur PC, aussi bien optimisé soit-t-il, est proche du zéro absolu, surtout si vous le connaissez déjà par cœur.







