Aperçu Yerba Buena – Nos impressions après un premier trip dans le jeu de casse-tête façon années 70
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Rédigé par Florian
Annoncé en mars dernier, Yerba Buena, le nouveau jeu des allemands de Mad About Pandas (en partenariat avec Focus Entertainment) s’est laissé approcher le temps d’une courte session parfaite pour présenter son univers, ses personnages mais également ses mécaniques de gameplay étonnantes à coup de copier-coller. Mais quoi penser de cette aventure qui semble avoir décidé de ne pas se prendre au sérieux ? Nous vous donnons nos premières impressions manette en main, en marge de sa nouvelle présentation au Galaxies Showcase.
Conditions d’aperçu : Nous avons parcouru les quatre premiers chapitres du jeu à la manette, via Steam, pour une grosse heure de jeu au total.
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ToggleDe la bonne herbe, hein ?

Une partie de Flipper/Fakir grandeur nature ?
Dans Yerba Buena, vous incarnez Barb, une jeune femme en route pour un entretien d’embauche, mais dont le vélo crève, encore une fois. Ramassée par son ami Russell au milieu des rues typiques de San Francisco, vous comprenez que quelque chose cloche dans cette représentation façon seventies de la ville américaine. De mystérieux bugs semblent envahir certains objets, les rendant inutiles, du moins en apparence. Sur fond de lutte pour protéger un parc adoré voué à devenir un gigantesque complexe immobilier, vous allez devoir tout faire pour sauver la ville d’un déchaînement d’événements qui vous attendent.
Nous ne le devinerons qu’un peu plus tard, mais l’action se déroule dans ce qui semble être un gigantesque jeu vidéo totalement à l’abandon, et Barb et ses amis n’en sont que les protagonistes. Les bugs semblent donc refléter l’état général du jeu, abandonné par ses créateurs et créatrices qui, au passage, vous ont laissé des informations à glaner sur la construction de votre univers sous forme de devlogs à récolter.
Personnages bien caricaturaux, situations aussi rocambolesques que grotesques, ambiance décontractée (voire à la limite du psychédélique parfois), on commence à comprendre la vraie signification du nom du jeu, qui flaire bon le jardinage nomade. Alors que votre ami se fait carjacker par un voyou avant que son taxi ne s’encastre dans un immeuble, vous retrouvez vos amis de toujours, une mystérieuse mallette en mains, dérobée au bandit. La mallette contient en réalité un Oscillateur, un outil capable de copier les capacités de mouvements de divers objets pour les coller sur d’autres objets buggés, provoquant ainsi une réaction en chaîne vous forçant à réfléchir pour parvenir à vos fins.
De vraies bonnes idées…

¿Podrías hablar francés, por favor?
Après un tutoriel vous faisant pratiquer les commandes et possibilités de votre machine, vous retournez en ville pour tenter de sauver votre ami d’une situation qui échappe complètement à la police. Mais là où le tutoriel vous faisait facilement voir les objets avec lesquels interagir (en orange ceux que l’on peut copier et en bleu ceux prévus pour coller), le grand bain vous laissera jouer avec tout plein d’objets du quotidien, allant d’un magnétophone pour le mouvement circulaire, aux voitures pour les mouvements latéraux, en passant par une grue pour les mouvements verticaux. Des bâtiments entiers peuvent aussi être déplacés, s’ils sont buggés comme le reste, pouvant quelque peu saturer l’écran par moments.
Ceci n’est qu’un exemple des possibilités qui vous sont offertes, et même si les décors pourraient donc s’avérer un peu illisibles, vous pouvez vous équiper d’un scanner qui détecte automatiquement les objets avec lesquels vous pourrez interagir. D’autant plus que vous ne pourrez transporter trop loin les mouvements copiés, tandis que votre outil ne copiera pas l’information si l’objet concerné est lui aussi trop éloigné. Plusieurs possibilités vous sont donc offertes pour avancer, mais nous avons néanmoins eu pour l’instant l’impression qu’une seule solution existait pour les énigmes qui nous étaient proposées.
Contourner le bâtiment pris en otage pour passer par le toit, puis redescendre de l’autre côté du barrage policier, se faire propulser par un poing de foire grâce à une poubelle transformée en catapulte et ainsi atterrir dans le bâtiment visé a de quoi gratifier la moindre recherche de solution, rendant obligatoire l’observation de votre environnement. Rassurez-vous, si vous souhaitez réinitialiser la place d’un objet déplacé contre son gré, vous le pouvez afin de mieux recommencer d’une autre façon.
… mais un enrobage qui laisse encore à désirer
Libérer notre ami nous aura d’ailleurs demandé de faire « mourir » le méchant, provoquant les révélations attendues sur notre réelle condition. De retour après un Game Over, nous avons pu prendre les choses différemment et ainsi poursuivre notre épopée nous menant jusqu’à un parc d’attraction virtuel, plein de secrets et soulevant de nombreuses interrogations concernant les personnes qui nous suivent dans l’ombre. L’occasion de mettre à l’épreuve notre sens de l’observation et de la déduction, en ajoutant au passage la possibilité de vaporiser des éléments en copiant-collant de la vapeur d’eau.
Un ultime puzzle nous faisant participer à une partie de Fakir aura eu raison de plusieurs minutes de notre temps, le temps de comprendre que nous pouvions aussi participer au jeu, avant de nous échapper et de profiter des montagnes russes nous ramenant au menu principal. Concernant le renouvellement de l’expérience, nous pouvons déjà être rassurés, les situations et séquences à réaliser étant assez élaborées et plutôt différentes au fil des niveaux.
Nous abordions l’aspect un peu illisible de l’action par endroits et pourtant, cela devrait être mis en balance avec l’aspect assez vide des environnements traversés, ne nous laissant finalement que peu d’éléments avec lesquels interagir vraiment. Nous n’avons pu voir que le début du jeu (qui devrait comporter une petite quinzaine de niveaux si nous avons bien vu), donc il peut facilement être envisagé que le gameplay se corse à l’avenir, mais il faut avouer que nous restons quelque peu en réserve sur ce point précis. L’aspect graphique n’est pas des plus gracieux, mais colle parfaitement avec l’univers dépeint.
Côté technique, le jeu tournait comme un charme sur notre PC et ne demandera pas de grosse configuration à sa sortie. On regrettera toutefois l’apparition abrupte de certains écrans de chargement, que nous doutons pouvoir être améliorés d’ici la sortie très prochaine. Autrement, les mécaniques offertes par l’Oscillateur ont parfaitement fonctionné et ne nous ont causé aucun problème. Sachez que vous pouvez suivre l’avancée de vos découvertes dans un journal assez complet mentionnant les personnages, les objets clés et devlogs, ainsi qu’un bref résumé de vos avancées par chapitre, de quoi toujours savoir où l’on se trouve, malgré une interface utilisateur très austère et pouvant être améliorée.
Après plus d’une heure sur Yerba Buena, nous ressortons curieux de ce que le jeu a encore à nous offrir. Le titre des allemands de Mad About Pandas a clairement une pièce à jouer en proposant des situations inventives et renouvelées tout en maîtrisant sa narration sur ce mystérieux groupe de bandits auquel semble appartenir notre héroïne. Reste l’aspect graphique un peu moins soigné, ainsi qu’un doute sur la répétitivité des événements à venir pour lesquels nous gardons encore quelques réserves. Yerba Buena sortira le 26 mai prochain sur PC via Steam, PlayStation 5 et Xbox Series X/S. Une démo est désormais disponible sur Steam pour vous essayer avant le grand saut le mois prochain, une sortie prévue avec un prix conseillé de 24,99€.






























