Aperçu : The Last Spell – C’est bien parti pour nous faire accrocher (et souffrir aussi)

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Après Dead in Vinland qui proposait un jeu de survie très exigeant mais assez complet, le studio français CCCP revient avec un nouveau projet. The Last Spell se met totalement à l’écart de la série des « Dead in » en offrant un RPG tactique au tour par tour avec des éléments de Roguelite. Grâce à une démo fournie par le studio (qui est d’ailleurs disponible sur Steam pendant une semaine à l’occasion de la Gamescom) nous vous donnons nos premières impressions.

Le sort en est jeté

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Comme de nombreux jeux indépendants, The Last Spell utilise un contexte narratif assez basique mais qui s’emboîte très bien avec l’expérience qu’il veut nous faire vivre ainsi que son gameplay. Pour résumer, le monde est plongé dans le chaos suite à un grand « Cataclysme » engendré par des mages fous. Un brouillard mystérieux a ainsi changé la population en abominations assoiffées de sang. La journée, les choses sont plutôt calmes et on peut se sentir en sécurité, mais la nuit les monstres sortent de la brume pour envahir ce qu’il reste de votre dernier bastion. Le but sera alors de protéger les derniers mages pour qu’ils puissent lancer « le dernier sort » et bannir la magie de ce monde.

En jeu, ils seront surtout le noyau central qu’il faudra protéger à tout prix sous peine de game over. Le plateau de jeu peut se découper ainsi : les mages au milieu, les ruines aux alentours qui vous protègent légèrement, la zone visible en dehors de ces dernières, et enfin le brouillard. La démo nous plonge directement au coeur de l’action avec trois personnages créés aléatoirement que l’on peut déplacer à notre guise avant de déclencher la nuit qui nous amène à combattre.

C’est là qu’intervient le côté Roguelite susmentionné, ainsi chaque partie ne sera jamais la même. Que ce soit vos personnages, les armes qu’il possèdent où l’apparition et la disposition des ennemis, il est nécessaire de s’adapter en permanence. « L’important ce ne sont pas les cartes c’est ce que vous en faites ».

Jour/nuit/jour/nuit…

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Vous alternez donc entre le jour et la nuit afin que le sort puisse se lancer mais la tâche ne sera très compliquée. Cette démo ne nous laissait enduré que cinq tours, mais c’est déjà bien suffisant pour voir à quel point le titre regorge de challenge, parfois frustrant il l’avouer. Si l’on doit jouer avec ce que l’on nous donne on se rend tout de même vite compte qu’un peu de RNG en notre faveur peut faire la différence.

Toutefois, il y a tout un système à appréhender, et apprendre à maîtriser le soft est assez jouissif. Après la première nuit, et les monstres vaincus, vous avez en quelque sorte ce qui va déterminer votre routine de jour en jour. Tout d’abord monter une caractéristique de votre personnage, lui donner une compétence passive, et acheter de l’équipement à la boutique. Là encore on retrouve ce côté aléatoire car on ne sait jamais à l’avance quels items seront proposés ou encore si l’on aura la caractéristique voulue dans le lot. Seul l’arbre de compétences reste le même.

Vient ensuite la phase où l’on doit construire des bâtisses qui viendront nous aider : elles pourront donner de l’or ou des matériaux mais surtout de nouveaux héros. Cependant, toutes ces choses ont un coût, ainsi la gestion de l’or, en particulier en début de partie, est essentiel. The Last Spell offre ainsi plusieurs couches de gameplay qu’il faut combiner et maîtriser afin de s’en sortir. C’est l’une de ses plus grandes qualités. On a ainsi recommencé aisément cette démo plusieurs fois afin de trouver de nouvelles combinaisons et comment l’on pouvait optimiser les ressources et les équipements.

Le siège mortel

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Une autre couche dont on parlait précédemment est celle de la disposition des éléments du terrain de jeu, car après avoir géré les dépenses en or, vous gérez aussi les matériaux récoltés (après une bataille ou en faisant de la récupération sur des ruines) qui servent à construire des obstacles comme des murs qui viendront ralentir la progression et même des engins de sièges. Vu les ressources assez limitées au début, il est difficile de savoir où et quand placer les barrages car les vagues débarquent à chaque fois aléatoirement sur l’un des quatre côtés du plateau.

Avec tous ces éléments en tête, les combats se jouent donc rapidement sur le fil du rasoir (si vous faites à la démo, passer la troisième nuit est déjà un grand pas) car il faut non seulement protéger au maximum les structures mais aussi vos combattants que vous devrez inévitablement exposer au danger. Encore une fois, il s’agit d’acquérir des connaissances sur le bestiaire pour optimiser le « nettoyage » sans trop de bobos. Un tour mal géré peut s’avérer fatal si l’empressement des ennemis à zigouiller nos précieux mages nous force à désespérément reculer pour les défendre sachant qu’une autre grosse armée arrive en renfort.

Toutes ces mécaniques combinées offrent une grande dose de frustration, et en même temps une profondeur assez encourageante. On a de la gestion d’unité, de la gestion de ressources, de la stratégie militaire, et des combats au tour par tour tendus. Même sans faire du Dead in Vinland (bien qu’il s’agisse de survivre au bout du compte), il en reprend les effets bénéfiques car on recommence aisément pour aller à chaque fois plus loin, mais aussi quelques petits défauts comme une RNG qui peut tout casser. Rappelons tout de même qu’il s’agit encore d’une démo et que l’on attend la sortie pour pleinement le juger.

Concernant la musique de The Algorithm, mélangeant musique électronique et métal progressif, on peut dire qu’elle passe assez bien dans ce genre d’ambiance et donne un coup de fouet à nos oreilles pour partir à l’assaut. L’aspect visuel très sombre et dark fantasy fait mouche d’autant que l’on est assez fan du style pixel art, on regrette toutefois des personnages trop impersonnels en particulier dans leurs portraits.

L’avis de la rédaction

Membre Actugaming.net

Comme Dead in Vinland qui possède un côté addictif mais aussi frustrant, The Last Spell est bien parti pour être le jeu auquel on retourne systématiquement après avoir perdu lamentablement. Avec ses différentes couches (gestion, combats au tour par tour, construction, stratégie de défense), il promet d'être assez profond pour nous donner du plaisir à maîtriser tous ses rouages. On attend maintenant de voir ce qu'il en sera à la sortie avec des parties allant bien plus loin que cette démo nous limitant à cinq jours dans le jeu.

Haseo
Note du panda