MindsEye : Le DLC gratuit Blacklisted censé dévoiler des éléments de « sabotage » est désormais disponible
S’il n’y avait pas des personnes qui se retrouvent sans emploi du jour au lendemain à cause des décisions grotesques de certains dirigeants, on pourrait presque être amusés de voir tout ce qu’il se passe autour de MindsEye, tant la situation est absurde. Pour prouver au monde que le jeu a bien été victime d’un sabotage, en interne comme en externe, les grands patrons de Build A Rocket Boy ne se sont pas contentés de rassembler des preuves pour les présenter à la justice. Ils ont également voulu les montrer au public via une nouvelle mission dans le jeu en lui-même, qui est disponible dès maintenant.
De l’irréel au virtuel
Nommée « Blacklisted », ou « Sur liste noire », cette nouvelle mission de MindsEye est aussi subtile que son nom peut l’indiquer. Elle nous permet d’incarner un nouveau personnage, une tueuse à gages répondant au nom de Julia Black, qui doit éliminer deux cibles alors que Meridian « est attaquée de l’intérieur », et qui doit ensuite « révéler la vérité » sur ce qu’il se passe.
Une mission qui fait évidemment référence aux accusations de sabotage formulées par la direction de Build A Rocket Boy, persuadée que l’échec du jeu est à attribuer à des personnes qui souhaitaient voir le jeu échouer. Vous l’aurez compris, la remise en question n’est pas au programme ici.
Pour que personne d’autre ne se donne cette peine, Polygon a terminé cette mission d’un peu plus d’une heure, et le constat est sans appel : ce DLC est à l’image du jeu, et ce n’est pas ce nouveau contenu qui va relancer l’intérêt autour du titre. Même si Build A Rocket Boy espère une rédemption à la Cyberpunk 2077 :
« À l’image de MindsEye, tout cela est d’une stupidité affligeante. « Blacklisted » est un morceau de clash mesquin qui ne propose quasiment aucun couplet substantiel ; imaginez si Kendrick Lamar avait passé l’intégralité de « Not Like Us » à critiquer les chaussures de Drake. Ça transpire le désespoir, comme si Build a Rocket Boy essayait de transformer une polémique en un scoop sensationnel pour booster les ventes du jeu. (À noter : la mise à jour gratuite s’accompagne d’une réduction sur le prix du jeu de base. Pratique !) »
Sur Reddit, l’utilisateur RedbullCola a livré un compte-rendu (fascinant) de son expérience sur cette mission en pensant avoir découvert qui est visé par Build A Rocket Boy. Naturellement, la presse, grande méchante de cette industrie, mais aussi l’agence Ritual Network, qui s’occupe de plusieurs influenceurs et vidéastes. Une référence claire est faite à Cyberboi de la chaîne Cyber Gaming (60 000 abonnés), qui a couvert le jeu avant d’être visé par le studio, avec un personnage à tuer qui dispose d’un masque similaire à celui porté par le YouTubeur. On en est là. Il faut croire que Build A Rocket Boy pense être solide sur ses appuis pour mettre en avant ce genre de choses publiquement, et n’a pas peur d’un contre-procès.
Malgré une certaine curiosité morbide, les chiffres Steam du jeu ne sont pas réellement remontés (enfin, si, le pic a dépassé les 40 personnes en simultané), et c’était probablement là le dernier coup d’éclat de ce MindsEye.