Shift Up a failli tomber à court de trésorerie durant le développement de Stellar Blade, qui aurait pu ne jamais voir le jour

Aujourd’hui, Shift Up s’est fait un nom sur la scène internationale suite au succès de Stellar Blade, mais les choses étaient bien mal parties. Hyung-Tae Kim, PDG du studio, s’est confié à INVEN (interview traduite par Automaton) sur les difficultés financières que Shift Up a rencontrées durant le développement du jeu, et on apprend que durant un temps, l’argent venait tellement à manquer que les salaires ont failli ne plus être garantis.

Stellar Blade // Source : Shift Up

L’histoire se termine bien

Avant même le lancement de Stellar Blade, Shift Up pouvait compter sur le jeu mobile NIKKE: Goddess of Victory pour remplir ses caisses. Mais le jeu n’est sorti qu’en 2022, alors que Stellar Blade, auparavant nommé Project EVE, avait été dévoilé en 2019. Ce sont ces années qui ont été difficiles à vivre pour le studio selon Hyung-Tae Kim, puisque plusieurs investisseurs et potentiels partenaires n’ont pas souhaité faire partie de l’aventure.

Pour beaucoup, Stellar Blade n’allait pas être un jeu rentable, et le fait de développer un tel projet en Corée du Sud était vu comme un pari financier risqué, étant donné que le marché coréen est plutôt centré sur le mobile et le PC. En plus des doutes qu’il commençait à avoir, Hyung-Tae Kim se rappelle surtout d’une période où il craignait de ne plus pouvoir payer ses employés :

« Pendant le développement de Stellar Blade, l’entreprise s’est retrouvée dans une situation où nous ne pouvions plus payer les salaires que pour une durée d’environ trois mois. »

Une situation qui n’a pas duré grâce au succès de NIKKE, mais aussi suite au partenariat formé avec PlayStation. C’est Shuhei Yoshida, qui avait été impressionné par une démo du jeu à l’époque, qui a décidé de donner une chance à Shift Up. La suite de l’histoire, on la connait, et aujourd’hui, le studio développe Stellar Blade: Blood Rain, qui est sans doute développé dans un climat financier un peu plus serein, à défaut d’avoir une pleine adhésion de la part du public.