Outward 2 change énormément de choses : notre avis après la bêta fermée
Outward 2 fait sans doute partie de nos plus grosses attentes en matière de RPG. Avec le premier opus, le studio québécois Nine Dots Studio avait fait le pari de proposer un jeu de rôle en monde ouvert particulièrement exigeant et réaliste, souvent frustrant, mais incroyablement rafraîchissant. Un pari gagnant puisque le titre s’est écoulé à plus de 3 millions d’exemplaires. Avec cette suite, les développeurs ambitionnent de peaufiner la formule et d’améliorer les aspects les plus critiqués du premier jeu afin d’aller au bout de leur vision. Grâce à la bêta fermée que nous avons pu essayer avant son lancement officiel, nous pouvons désormais en parler plus en profondeur. Même si l’on constate qu’Outward 2 demande encore énormément de travail, cette prise en main laisse déjà ressortir énormément de positif.
Bien plus accueillant envers les néophytes
Dans Outward 2, vous incarnez un simple voyageur plongé dans le monde d’Aurai. Vous n’êtes pas le personnage principal promis à un grand destin, mais un vagabond devant forger sa propre aventure. Ce RPG en monde ouvert incorpore quelques mécaniques de survie ainsi que plusieurs éléments réalistes afin de vous plonger dans la peau d’un être humain tout à fait banal. Cela passe par la faim, la soif ou encore le sommeil, mais aussi par les maladies, les conditions météorologiques et le poids de votre sac à dos.
Même si cela peut faire peur sur le papier, cette approche original du jeu de rôle est ce qui fait le sel de la licence. L’exemple le plus marquant de cette approche réaliste reste sans doute la nécessité de laisser tomber son sac à dos avant un combat afin de se déplacer plus efficacement et de dépenser moins d’endurance, tout en gardant le nécessaire dans ses poches (comme des potions ou des bandages) afin de pouvoir réagir à toutes les situations.
Le premier Outward pouvait se montrer particulièrement rude dans son apprentissage. Heureusement, Nine Dots Studio propose d’emblée un tutoriel complet dès le menu principal. Cette nouvelle version prend davantage le temps d’expliquer les mécaniques essentielles. On peut ainsi traverser plusieurs salles dédiées à l’apprentissage des systèmes de combat, d’exploration ou encore de survie. C’est aussi l’occasion d’essayer tous les types d’armes du jeu, ainsi que la magie, qui profite d’un système de rituels assez unique en son genre.
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Pour cette bêta, nous avons uniquement la possibilité de démarrer au Bastion de Simeon, mais le jeu proposera jusqu’à trois villes de départ. À la manière d’un Fallout, vous pouvez également définir votre background, ce qui influence directement les statistiques de votre avatar. Si les débuts se révèlent très encourageants pour la suite, nous ne conseillerions toutefois pas cette bêta aux nouveaux venus découvrant la licence.
Même si rien n’a bloqué notre progression, il s’agit indéniablement d’un aperçu nécessitant encore énormément de peaufinage technique, notamment au niveau des temps de chargement et des ralentissements lorsque l’on ouvre l’inventaire ou les options. Sans parler des nombreux placeholders qui cassent légèrement le sentiment d’immersion et de liberté.
Bien entendu, cela reste parfaitement normal pour une bêta fermée et demeure encourageant pour le potentiel de l’accès anticipé. Toutefois, il serait dommage que cette version constitue votre toute première impression du jeu. Cette bêta s’adresse donc avant tout aux fans du premier opus souhaitant aider les développeurs grâce à leurs retours. En outre, la bêta ne propose que des textes en anglais (le jeu sera traduit en français durant l’accès anticipé).
L’Unreal Engine 5 à la hauteur

Outward 2 « à l’aventure compagnon… »
Le passage d’Unity à l’Unreal Engine 5 pour Outward 2 permet de profiter d’un jeu encore un peu en dessous des standards actuels sur le plan technique, mais nettement plus agréable visuellement que le premier opus à sa sortie. Plus que de simples graphismes améliorés, le RPG a surtout retravaillé la densité et le level design de son monde ouvert. Nous n’avons plus l’impression de parcourir de vastes étendues vides. La verticalité et la profondeur de champ jouent un rôle majeur dans cette sensation. Il y a constamment quelque chose à observer à l’horizon qui donne envie d’explorer davantage, d’autant que la direction artistique se révèle particulièrement accrocheuse.
Le meilleur exemple reste sans doute le Bastion de Simeon, qui impressionne par son architecture et son atmosphère. La ville se compose de plusieurs quartiers, de zones intérieures explorables, d’un vaste palais royal, d’un port et de nombreux espaces marchands. En général, le monde paraît également beaucoup plus vivant. On croise régulièrement des bandits, des soldats en patrouille ainsi que de nombreuses créatures pouvant même s’affronter entre elles.
Comme dans le premier jeu, il y a un véritable plaisir à prendre son temps. On commence par explorer timidement les environs du bastion (quitte à échouer dans certaines quêtes limitées dans le temps) puis on revend les ressources et objets accumulés afin d’obtenir de meilleurs équipements, comme un plus grand sac à dos ou un bivouac pour remplacer sa tente de fortune. On accumule également des ressources pour constituer des réserves de potions et de nourriture afin d’être bien préparé. Toutefois, il est tout aussi possible de partir à l’aventure, dormir sur la route et récolter ce dont on a besoin au fur et à mesure.
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L’immersion constitue également une composante essentielle d’Outward 2, et ces évolutions graphiques lui donnent un vrai coup de fouet. Mis à part pour le sac à dos que vous laissez au sol avant les combats, il n’existe aucun marqueur ni indication claire sur votre position. C’est à vous de vous repérer grâce au décor ou à une carte.
Cela peut paraître assez anodin, mais le jeu nous encourage même à prendre des notes nous-mêmes afin de retenir les indications données par les PNJ ou encore l’emplacement des ressources. Par exemple, une mission demande d’attendre la pluie puis de se rendre dans des zones en hauteur afin de récolter une plante spécifique sous peine de subir de graves brûlures.
Outward 2 maitrise enfin ses combat

Outward 2 – Du miel pour nos touches de clavier
L’un des plus gros chantiers d’Outward 2 concernait son système de combat, énormément critiqué dans le premier opus pour sa rigidité et son manque de précision. Avec cette suite, le bond en avant est colossal. Les contrôles sont plus réactifs, les animations plus fluides et chaque type d’arme dispose désormais de nombreuses attaques différentes.
L’intelligence artificielle des ennemis a elle aussi été nettement améliorée. Les adversaires esquivent mieux les attaques, réagissent plus intelligemment à nos mouvements et semblent capables d’anticiper certaines actions. En revanche, l’infiltration reste encore difficile à exploiter, même lorsqu’il s’agit d’initier un affrontement avec un courageux coup de dague dans le dos.
Les combats deviennent donc plus exigeants, surtout face aux créatures les plus dangereuses qui demandent une bonne maîtrise de l’esquive et du placement. Sans contexte, il s’agit clairement de la plus grosse amélioration par rapport au premier jeu. Le ressenti est bien plus agréable manette en main.
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Même en maîtrisant parfaitement les mécaniques de combat, il faut également composer avec les faiblesses des ennemis et le système d’enchantement. Se contenter d’attaquer à l’épée tout en esquivant ou parant correctement ne suffira pas. L’application d’enchantements sur les armes semble donc quasiment indispensable et ne se limite pas à de simples bonus de dégâts.
Même si cela est sans doute propre à cette bêta, le système de mort, très apprécié dans le premier Outward, n’a pas encore totalement montré son potentiel. Votre aventurier ne meurt pas réellement en cas de défaite, mais se réveille dans différentes situations scénarisées. Même si l’on espère secrètement que les développeurs ne liront pas cette critique, le système peut être facilement exploité. Les conséquences ne sont pas vraiment handicapantes, en dehors de quelques blessures ou malus temporaires.
Étant donné la difficulté globale du jeu et le système de sauvegarde automatique, on peut néanmoins comprendre ce choix, qui évite une expérience trop punitive ou déséquilibrée. On précise également que nous avons joué avec la difficulté normale et qu’il existe un mode hardcore pour les amoureux d’un challenge encore plus corsé et punitif.
Un accès anticipé qui promet

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Enfin, Outward 2 introduit un nouveau système de progression passif particulièrement original. Au lieu d’utiliser un arbre de compétences traditionnel, certaines améliorations se débloquent en réalisant des actions précises dans le jeu. Tuer des ennemis, fabriquer des objets ou récolter des ressources permet progressivement d’obtenir des bonus permanents. Cette mécanique fonctionne presque comme un système de succès intégré au gameplay et ajoute une nouvelle couche de progression à votre personnage. En parallèle, les maîtres de compétences apprise en payant des instructeur du premier jeu sont toujours présents.
Après plusieurs heures passées sur cette bêta fermée, on peut affirmer qu’Outward 2 possède tout le potentiel pour devenir la version définitive de la vision imaginée par Nine Dots Studio. Plus ambitieux, plus immersif et surtout beaucoup plus agréable à jouer que son prédécesseur, le RPG corrige déjà certains des plus gros défauts du premier épisode, notamment du côté des combats et de l’exploration. Bien sûr, cette version reste encore très brute sur le plan technique et nécessite un important travail de finition avant son lancement en accès anticipé. Malgré cela, difficile de ne pas ressortir enthousiaste face à ce que nous avons découvert. Entre son monde ouvert plus dense, ses mécaniques toujours aussi uniques et son approche exigeante du jeu de rôle, il nous tarde de voir ce que donnera Outward 2 après une période d’accès anticipé qui ne peut que bonifier ces bonnes bases.








