MindsEye : Pendant que la direction du studio cherche encore des « saboteurs », Leslie Benzies s’écarte temporairement
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Rédigé par Jordan
Le feuilleton MindsEye n’est toujours pas terminé, dans la mesure où Build a Rocket Boy continue de travailler sur le jeu dans l’espoir assez vain de le voir remonter une pente bien trop raide. Mais ces derniers mois, ce ne sont pas les multiples mises à jour du jeu qui font l’actualité, tant le titre a toujours du mal à rassembler, mais les affaires internes au sein du studio. Au lieu de faire sa propre introspection, la direction du studio s’est mise en quête de trouver « les saboteurs » au sein de ses équipes qui auraient ruiné la réputation du jeu avant sa sortie. Aujourd’hui, GamesIndustry.biz et Insider Gaming nous montrent que ce dossier prend une tournure pour le moins navrante.
La confiance règne
Toujours en quête des personnes qui seraient à l’origine de la mauvaise réputation de MindsEye, Mark Gerhard, co-PDG auprès de Leslie Benzies, prend des mesures de plus en plus drastiques. Selon les informations recueillies par GamesIndustry.biz, Build a Rocket Boy serait allé jusqu’à installer un logiciel de surveillance (Teramind) sur les PC des employés du studio, et ce sans les informer dans un premier temps. Ce n’est qu’après avoir constaté des ralentissements sur leurs machines que les personnes concernées ont eu vent de ce logiciel, avant que la direction demande aux équipes de signer les nouvelles règles de l’entreprise.
Pour justifier tant bien que mal l’installation d’un tel moyen de surveillance, Gerhard indique que cela aide à la cybersécurité et que même si la direction a confiance en la grande majorité des équipes, à 99%, « c’est le 1% qui pose problème ».
Le co-PDG dit détenir des informations lui indiquant que l’agence britannique d’influenceurs Ritual Network ainsi que trois journalistes auraient été payés pour nuire à la réputation de Build a Rocket Boy, tandis qu’une « très grosse entreprise américaine » aurait déboursé près d’un million de dollars pour mettre à mal le studio. Gerhard se garde bien de présenter des preuves pour le moment, indiquant travailler avec son équipe juridique sur ce dossier. Cependant, Ritual Network dit de son côté ne jamais avoir eu connaissance de cette affaire, et n’a pas été inquiété par une quelconque procédure judiciaire :
« Ritual Network est une plateforme de soutien aux créateurs et n’est aucunement impliquée dans l’affaire que vous évoquez [en réponse à GamesIndustry.biz]. Nous n’avons connaissance d’aucune action en justice légitime impliquant Ritual Network et n’avons reçu aucune preuve étayant ces allégations. Toute suggestion liant Ritual Network à ces accusations est infondée. »
À ce stade, tout cela n’est rien d’autre qu’une chimère tandis que la direction refuse de prendre véritablement acte de ses propres échecs, d’où les centaines de licenciements qui ont eu lieu au cours des derniers mois.
Le cas Leslie Benzie

Pendant que Gerhard tente coûte que coûte de prouver que le studio a été saboté de l’intérieur, Leslie Benzies, lui, s’écarte du studio. Temporairement, selon Gerhard, qui qualifie ce départ de pause « bien méritée » mais qui conclut son message d’une étrange manière, comme si tout cela était plus définitif :
« Il a toute notre gratitude, et avec l’équipe dirigeante et votre soutien, je nous guiderai à l’avenir. »
Benzies resterait donc bien co-PDG et cette pause aurait été planifiée par Build a Rocket Boy. Chose difficile à croire dans la mesure où elle intervient au moment où le nom de Leslie Benzies est apparu dans les dossiers Epstein, avec une accusation d’agression sexuelle sur Sarah Ransome. Peu après la révélation de ce document, Benzies avait nié les faits, tout en précisant qu’il n’avait jamais rencontré Epstein (chose dont il n’était pas accusé de toute manière) :
« Ces allégations sont fausses. J’ai entretenu une relation consentie de trois mois avec cette personne. Je n’ai jamais rencontré Jeffrey Epstein, ni visité son île, ses propriétés ou voyagé à bord de son avion. Toute affirmation contraire est trompeuse. »
On ignore quand (et si) Benzies reviendra à la tête de Build a Rocket Boy aux côtés de Gerhard, tandis que le studio essaye toujours de publier des mises à jour pour sauver MindsEye.