Forza Horizon 6 : on a joué au jeu de course le plus attendu de l’année, nos impressions
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Rédigé par Fabien Soccio
Cinq ans après le Mexique, le festival Horizon débarque enfin au Japon. Fini la pampa et le désert aride, place désormais au centre-ville de Tokyo, ses villages de pêcheurs alentour et au Mont Fuji. Une destination de rêve pour ce Forza Horizon 6 qui doit séduire autant qu’il doit rassurer, reconquérir même, une certaine frange de ses habitués. Et après quelques jours à tourner sur les terres nippones, si tous les doutes ne sont pas levés, la promesse est d’ores et déjà particulièrement brillante.
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ToggleUn Japon plein de belles promesses
Enfin ! Voilà le mot qui nous vient à l’esprit au moment de résumer la quinzaine d’heures passées sur la preview de Forza Horizon 6. Et ce, pour plusieurs raisons.
D’abord parce que nous foulons enfin le Japon. Cette destination était souhaitée depuis des années et a de quoi faire rêver pour sa culture automobile. Voir Playground Games nous offrir ce terrain de jeu est clairement enthousiasmant et manette en main, c’en devient excitant.
Le Japon de Forza Horizon 6 est spectaculaire. Tokyo et ses alentours ne sont pas juste immenses, ils sont surtout très variés, offrant une diversité de paysages, de styles de conduite qui en fait un véritable bonbon. On prend naturellement plaisir à y faire des courses mais on se régale à simplement découvrir les quelques 673 routes proposées par le jeu. Rouler au gré de la map et juste profiter des tracés : passer des pistes de ski aux côtes paradisiaques, des routes serpentines à flanc de montagne aux immenses autoroutes qui se propagent jusqu’au cœur du centre-ville.
Et pendant ces transitions, profiter de tout ce qui fait qu’on peut rêver de visiter et découvrir le Japon : les robots géants, les villages de pêcheurs, les ports, les temples locaux, Daikoku, les forêts de bambou, les cerisiers blancs, Shibuya et tant d’autres décors franchement enivrants. On en veut pour preuve que, sur la durée de la preview, on a parcouru absolument TOUTES les routes disponibles. En dehors de deux sections qui n’étaient pas accessibles dans le cadre de cette session, nous avons pris un plaisir insensé à rouler sur 651 routes et à nous laisser porter par ce que nous voyions à l’écran.
Forza Horizon 6 régale les pupilles

La GTR dans Forza Horizon 6
Un plaisir d’autant décuplé que, techniquement, ce Forza Horizon 6 est absolument superbe. Les détails sont très nombreux, les textures sont riches et l’on a pris une petite claque devant notre téléviseur. Les progrès depuis Forza Horizon 5 sont bien visibles et renforcent véritablement l’immersion, notamment grâce à un travail sur la végétation plus poussé que jamais.
La densité des arbres, buissons et autres herbes est bien plus importante qu’auparavant et, couplé à un travail sur la gestion des lumières qui a lui aussi assez largement step up, on obtient un affichage tout simplement bluffant en milieu naturel. Mais cela n’est qu’une partie de l’histoire et il serait injuste de ne pas évoquer les effets volumétriques, qu’il s’agisse de la fumée de nos pneus lors des sessions de drifts ou de la brume qui berce quelques forêts au petit matin, ou encore les effets de lumières, en particulier sur les flaques d’eau au cœur de la nuit.
Alors, certes, cette session laissait apparaître ça et là quelques bugs d’éclairage, un peu comme si le soleil vous faisait des appels de phares en plein cœur d’un tunnel. Mais les développeurs assurent travailler à la résolution de cette anomalie d’ici la sortie. Et étant donné tout ce que nous avons vu, nous avons bien envie de leur faire confiance. Préparez-vous donc, tout comme nous, à lâcher quelques “qu’est-ce que c’est beau quand même” à haute voix, et ce même si personne n’est là pour vous entendre.
Un jour je serai le meilleur pilote

Tokyo la nuit, c’est magnifique // Forza Horizon 6
On vous le disait, “Enfin” est le mot qui nous vient immédiatement en tête pour évoquer notre expérience. Et c’est particulièrement vrai quand on pense à la philosophie de ce FH6. Cela peut paraître n’être rien, mais pour la première fois depuis longtemps, nous commençons l’aventure en n’étant personne dans le game. Fini le statut de superstar, ici vous êtes juste un touriste qui vient pour s’imprégner de la culture automobile nippone. On commence donc tout en bas de l’échelle et, qu’il s’agisse de son intro ou des quelques éléments de progression mis à disposition dans la preview, cela change foncièrement la donne.
Alors que FH5 était le point culminant du “toujours plus”, de la démesure, ce sixième opus semble plus sage, plus lent. Notre arrivée au Mexique démarrait ainsi par un largage en parachute à proximité d’un volcan en éruption avant de nous enfoncer dans une tempête de sable et de vivre, pour premier rassemblement, une course contre des motocross qui se finissait en wingsuit. Rien que ça.
Forza Horizon 6 se contente d’un enchaînement de quelques tracés au volant d’une GT-R, d’une Porsche et d’un gros 4×4 au milieu de cerisiers blancs et aux côtés du Shinkansen. Une philosophie à nos yeux plus proche de FH3 et FH4 et qui se ressent tout au long des premières heures de jeu. Il n’y avait, par exemple, aucun ticket wheelspin dans cette preview là où celle du cinquième volet à l’époque faisait déjà sonner plus d’une fois l’alerte de gain. Ici, pour rouler avec la vingtaine de voitures que nous avons testées, il fallait explorer la carte, trouver des véhicules en vente disposés sur la map et les acheter avec la monnaie du jeu.
Cela est très subjectif mais nous avons vu dans ces éléments et d’autres détails de jeu une forme de promesse. Comme si les développeurs souhaitaient que nous prenions davantage notre temps pour explorer et trouver nos marques dans ce festival et nous offrir une véritable progression plutôt qu’une interminable succession de points qui poppent sans cesse sur la carte. Et il était temps car c’était probablement le principal reproche à adresser à FH5. Un jeu généreux qui en devenait malheureusement écœurant tant il nous donne tout, tout le temps. Une impression de bon augure donc, mais qu’il faudra naturellement confirmer lors du test en mai prochain !
Je me battrai sans répit

Le Japon, terrain de jeu de ce nouveau Forza Horizon
Côté contenu, cette preview était finalement assez chiche en termes de courses. 3 courses à remporter en plus de l’intro, 2 zones de drift, 2 sauts, 1 radar… rien qui ne permette de préjuger de ce que nous offrira la version complète du jeu. Toutefois, en dehors des épreuves, quelques éléments sont tout de même notables.
Commençons par les mascottes. Anecdotiques, ces dernières sont des petites figurines disposées le long des routes et parkings du jeu. Il y en a 200 en tout et, à la manière des panneaux promo, il faut les renverser pour les cumuler. Ils sont peu difficiles à dénicher puisque là aussi nous en avons percuté 199 au total, le dernier étant bien caché ou dissimulé dans une des deux zones inaccessibles pour l’heure.
D’ailleurs, parmi ces deux zones, l’une d’elles semblait abriter un nouveau concept pour la série. De grands panneaux Horizon Legends étaient visibles tandis que les deux routes qui menaient à l’île en question étaient barricadées pour ne pas nous laisser passer. On imagine sans mal que les développeurs nous ont prévu quelques surprises et on a hâte de les découvrir !
Autre nouveauté, que nous avons pu tester ici : les garages. Les maisons que nous achetions auparavant servent désormais de showrooms. Vous pouvez ainsi les décorer à votre convenance, y installer les pièces que vous souhaitez et surtout y exposer vos véhicules préférés. Un air de PGR4 pour celles et ceux qui ont la ref et qui fait bien plaisir à voir ici.
Je ferai tout pour être vainqueur

Baie de Tokyo // Forza Horizon 6
Pour terminer cette preview, glissons tout de même un mot sur le gameplay et les bruitages du jeu. Un mot plutôt rapide puisque les deux s’inscrivent dans la grande continuité (et donc grande qualité) des précédents opus. La conduite se veut arcade mais suffisamment paramétrable pour offrir un peu plus de challenge aux adeptes de sports mécaniques.
Vitesses manuelles ou automatiques, ABS et ESP désactivables, indicateur visuel de trajectoire ; il y a une vingtaine d’aides et options personnalisables pour trouver le bon équilibre chez chaque joueur. Avec à la clé, plus ou moins de crédit à gagner en course, mais si vous avez joué aux précédents épisodes, vous connaissez déjà tout ça. Et vous savez donc que manette en main, le résultat est simplement jouissif avec des véhicules qui se contrôlent parfaitement pour vous offrir un maximum de sensation.

Rendez-vous au premier virage // Forza Horizon 6
D’ailleurs, c’était une inquiétude chez certaines personnes et nous évoquerons donc la circulation. À nos yeux, les autres voitures du jeu sont présentes comme élément de décor pour apporter de la vie et comme irritants à la conduite. Cela permet d’amener de l’imprévu, de faire jouer les réflexes pour éviter une conduite monotone. Dans Forza Horizon 6, c’est exactement son rôle.
Il y a toujours de la circulation (bien plus que dans la vidéo d’IGN qui avait tant fait parler) et elle ne conduit pas en ligne droite. Les véhicules changent de voie, sortent et entrent sur l’autoroute, tournent aux carrefours, tout cela avec suffisamment de monde pour donner l’illusion d’un trafic routier mais suffisamment lentement et de manière prévisible pour éviter trop d’accidents. Sauf pour les drivatars qui sont, eux, bien plus nerveux et à l’origine de nombre de collisions et sorties de route ! Un ensemble plutôt convaincant donc ici et qui apporte tant de frustration lorsque vous percutez un civil après avoir enchaîné les points de prouesse, que d’exaltation quand on vient de réussir un slalom parfait à 260 km/h sur l’autoroute.
Une terre promise qui n’attend qu’à être conquise

Shibuya Crossing, endroit iconique de Tokyo
Vous l’aurez compris à la lecture de cette preview, les premiers tours de piste sur Forza Horizon 6 nous ont largement séduit. Mieux, ils nous laissent espérer que Playground Games est sur la bonne voie pour nous happer à nouveau et nous laisser coller des dizaines d’heures à ce nouveau festival après un cinquième opus qui nous avait un peu lassé. Le feeling manette en main nous a rappelé FH3 et PGR4, de sacrées références qui offrent à celui-ci le potentiel d’être un épisode de très grande qualité. Le meilleur ? Possiblement, mais il reste à confirmer que la progression en jeu est davantage maîtrisée et qu’un peu d’inédit se cache sur les routes japonaises pour apporter un souffle nouveau à la série. En tout cas, Tokyo prouve son immense potentiel et nos attentes pour Forza Horizon 6 atteignent de nouveaux sommets. Et qu’il nous tarde de retrouver le Japon en mai prochain !




