Bluepoint Games voulait produire un remake de Bloodborne, Sony était partant, mais FromSoftware a dit non
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Rédigé par Jordan
Si, vous aussi, vous nourrissez une attente fébrile à l’idée de voir revenir Bloodborne dans une version actualisée pour les consoles modernes, vous pouvez dès à présent passer à autre chose. Les faux insiders ne cessent de nous faire miroiter cette possibilité depuis des années, mais l’idée d’un remake de Bloodborne n’a en réalité que germé l’année dernière chez Sony, avant d’être abandonnée. Jason Schreier nous raconte tout cela via une nouvelle enquête publiée sur Bloomberg, qui revient sur la fermeture de Bluepoint Games.
Miyazaki ne voulait vraiment pas lâcher son bébé
Lorsque Bluepoint Games a été contraint de laisser tomber son jeu service God of War, il lui fallait vite trouver d’autres pitchs à présenter. Comme le studio est spécialisé dans les remakes, et qu’il a déjà accouché d’un Demon’s Souls Remake, il était naturel qu’il s’intéresse à un autre jeu de FromSoftware. Et le candidat idéal était évidemment Bloodborne. Un jeu trop à l’étroit sur PS4, qui mériterait au moins une version PS5 un peu plus moderne pour rendre l’expérience plus confortable, à défaut d’avoir une version PC qui pousserait le bouchon encore plus loin.
Et c’était ce que Bluepoint voulait faire. L’envie de développer un remake de Bloodborne était bien présente au sein du studio, c’est pourquoi, après l’échec de son jeu God of War, il est allé pitcher cette idée auprès de Sony. Bloomberg indique que Sony aurait été partant pour un tel projet, alors que le constructeur a souvent été accusé de s’asseoir sur cette mine d’or depuis des années. Mais il y avait une entité qui n’était pas à l’aise avec cela : FromSoftware.
Selon cet article, c’est bien le studio japonais qui aurait bloqué le projet. Ce qui n’est pas très étonnant dans la mesure où Shuhei Yoshida, ex-PlayStation, avait déjà déclaré par le passé que Hidetaka Miyazaki était certes intéressé quant au retour de Bloodborne, mais qu’il était aussi trop occupé pour s’en occuper personnellement et ne voulait pas déléguer cette tâche. Par conséquent, on imagine que c’est Miyazaki qui a indirectement dit non à Bluepoint Games, et Sony a respecté l’envie du créateur japonais.
Un souhait compréhensible, bien qu’assez triste pour les fans de la licence, ainsi que pour Bluepoint Games qui pouvait ici tenir le projet qui l’aurait sauvé de sa fermeture.