Test Hob : The Definitive Edition : Notre avis sur la version Switch

Test Hob : The Definitive Edition : Notre avis sur la version Switch
Une version Switch en demi-teinte.
Temps de lecture : 4 min.

Malgré la fermeture de Runic Games en 2017, l’esprit du studio perdure toujours. Que ce soit avec la création du studio Echtra Games, composé d’anciens membres de Runnic et travaillant sur Torchlight Frontier, ou encore par Hob : The Definitive Edition. Il s’agit du dernier jeu des créateurs de Torchlight, sorti en 2017 sur PC et PS4, qui fait son retour sur Nintendo Switch ce 4 avril 2019. Nous vous donnons donc notre avis sur ce portage apportant quelques nouvelles choses, d’où le terme « Definitive Editon ».

Toujours aussi enchanteur

Test Hob : The Definitive Edition : Notre avis sur la version Switch 1

Nous ne parlerons ici que de la version Switch. Toutefois si vous souhaitez un avis plus complet sur le titre, nous vous renvoyons à notre test lors de sa sortie en 2017. Pour faire court, Hob est jeu d’aventure onirique dont nous avons vanté les mérites, et ce à juste titre si l’on se réfère à une grande majorité de retours des joueurs. Son ambiance mystérieuse et silencieuse à la Journey nous avait particulièrement séduits, de même que son gameplay mêlant énigmes et exploration. Pour le meilleur et pour le pire, nous sommes constamment dans le flou en incarnant le petit Hob, cette composante est toutefois voulu par les développeurs. Armé de son épée et de son gros bras mécanique, il doit progresser dans un monde où la nature sauvage et la technologie se côtoient. Au bout du compte, on en sait finalement peu sur le lore du soft, le mutisme général laisse surtout place à l’interprétation personnelle par rapport à ce que l’on voit au cours de notre voyage.

En outre, Hob : The Definitive Edition nous laisse une liberté sans pareille. Avec le peu d’indications que l’on a, on marche surtout à l’instinct lors de notre progression, ce qui n’est pas pour déplaire du fait de son level design réussi. Les différentes énigmes qu’il proposent se résolvent logiquement avec une difficulté très bien dosée. C’est surtout sur ce point que l’on se rend compte que le manque d’explications n’est pas du tout pénalisante. Le jeu dynamise le tout avec des combats classiques où l’on oscille entre attaques et esquives. Grâce à un système de voyage rapide, on peut régulièrement revenir dans l’atelier principal pour gagner de nouvelles compétences de combat. Pour celles concernant l’exploration, ça se fera au fur et à mesure ce qui permet au jeu d’avoir une petite dimension metroidvania puisque l’on pourra revenir dans des environnements déjà visités afin de débloquer de nouveaux passages.

Une version Switch graphiquement à la ramasse

Test Hob : The Definitive Edition : Notre avis sur la version Switch 2

Parmi toutes les petites nouveautés qu’apporte ce portage sur Nintendo Switch, la principale que l’on retient reste la caméra fixe un peu moins pénalisante. Auparavant, on observait bon nombre de sauts ratés à cause d’une caméra qui gérait parfois mal l’angle et la distance. Le souci se ressent un peu moins ici, et c’est tant mieux. Pour le reste, rien de bien extraordinaire avec la gestion des vibrations HD et de quelques fonctionnalités tactiles un peu gadgets. En revanche, nous sommes quelque peu déçu par l’aspect graphique qui reste en deçà de la version PS4 et PC. Pire encore, le mode portable est particulièrement décevant avec un flou graphique omniprésent. Jouer sur le téléviseur en mode dock reste donc le meilleur moyen de limiter les dégâts. A moins d’avoir l’un des autres supports (PC et PS4), on n’atteint pas la catastrophe visuelle pour autant. On note également quelques chutes de framerate à de rares moments (comme pour la version PS4 à l’époque).

En définitive, quelque soit la plateforme, Hob a plutôt bien vieilli et reste plaisant par son ambiance poétique. L’exploration agréable, couplée à de la résolution logique d’énigmes, restent ses gros points forts en matière de gameplay. Les phases de plateforme sont un peu plus sympathiques grâce à une caméra fixe moins capricieuse, sans oublier les combats qui apportent un peu de dynamisme. On pourra regretter des manques dans la narration ou ce parti pris de laisser l’instinct du jouer le guider, mais il reste une bonne pioche si vous êtes en manque de fraîcheur. Sur Switch, le gros point noir reste son aspect visuel en mode portable. Si vous n’avez pas le choix d’autres plateformes, sachez qu’il passe un peu mieux sur une télévision.

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