Test Disc Jam : Notre verdict sur le portage Switch

Test Disc Jam : Notre verdict sur le portage Switch

Pratiquement un an après sa sortie sur Steam, Xbox One et PlayStation 4, Disc Jam traîne sa carcasse sur Switch alors que le titre vivotait tant bien que mal. Cette version Switch sera-t-elle salvatrice ?

La ruée vers l’or des indépendants sur la Switch se poursuit et Disc Jam entre dans la danse à son tour. Un portage qui a tout pour être la seconde (et dernière) chance tant attendue par le titre et son studio High Horse Entertainment. En effet, malgré des qualités certaines et sa gratuité sur le PlaySation Plus le mois de sa sortie, Disc Jam n’a pas vraiment su convaincre les joueurs de lui consacrer le temps qu’il aurait mérité.

Disque rayé

Disc Jam

Pour rappel, Disc Jam est un jeu de sport proposant une relecture du concept de Windjammers en 3D. Ainsi les joueurs s’affrontent dans des matchs à 1v1 ou 2v2 en 2 sets gagnants similaires à du tennis sauf qu’ici on se renvoie un frisbee. La prise en main est immédiate bien que l’on se rende rapidement compte qu’il y a de vraies possibilités de pousser le gameplay. Par exemple, plus on renvoie rapidement le frisbee après l’avoir réceptionné, plus il sera rapide. Il est aussi possible de donner toutes sortes de trajectoires à l’objet allant de simples lignes droites à des courbes pièges et difficiles à anticiper. L’autre petite particularité c’est que plus un échange dur longtemps, plus il vaudra de point. Ainsi la tension a vite fait de monter lorsqu’un échange commence à traîner un peu car une fois qu’un joueur atteint la barre des 50 points, il remporte le set.

Malgré un concept bien maîtrisé et un gameplay vraiment solide Disc Jam est rapidement sorti des radars la faute en partie à son esthétique affreuse qui propose une nouvelle définition de mauvais goût, à sa bande son electro-cheap-naze qui fera passer un DJ de mariage pour les Daft Punk, et surtout à l’absence d’un véritable mode compétitif en ligne et de classement.

Hope you like Jammin to

Disc Jam

High Horse Entertainment mise donc tout sur cette sortie Switch qui accompagne l’arrivée d’une mise à jour particulièrement attendue. Enfin les parties classées sont là ! L’intérêt du jeu prend donc une nouvelle dimension et motive enfin à pousser les possibilités du gameplay pour grimper au classement. Autre nouveauté, il est possible de jouer contre l’IA en 1v1 ou 2v2, chose qui n’existait tout simplement pas jusqu’ici aussi fou que cela puisse paraître. Reste qu’il faut se coltiner cet immonde character design dont la personnalisation sert plus à cacher la misère qu’autre chose, et toujours ces 3 pauvres musiques qu’on aura vite fait de remplacer par nos musiques préférées.

Si ces nouveautés sont communes à toutes les versions, la Switch a tout de la plateforme idéale pour Disc Jam. Les matchs sont très courts (grand maximum 3 minutes) et profitent clairement de la portabilité de la machine qui s’avère idéale pour se faire un petit match sur le trône ou dans les transports. D’autant plus que durant toute la durée du test, aucun problème de connexion n’est venu interrompre nos joutes alors qu’ils étaient récurrents sur PC au moment de la sortie du titre. Cette version est également cross-play avec la version PC ce qui élargit grandement la base de joueur disponible pour les joueurs des deux versions, et bon sang que Disc Jam en a besoin.

Enfin, attardons-nous sur la partie purement technique de ce portage qui est de loin la meilleure surprise que nous réserve cette version. Pour la théorie, le titre tourne à 720p/60 fps en mode portable et en 1080p/60 fps sur le dock, un résultat possible grâce toujours au formidable Unreal Engine 4. Le résultat c’est une image propre et des sensations de jeu impeccable quelle que soit la façon dont on souhaite profiter du jeu. Cela ne veut pas dire que le jeu est particulièrement beau, il souffre de textures un peu fades et de pas mal d’aliasing quand on regarde d’un peu plus près mais rien de dramatique. Côté fluidité, le jeu reste stable dans la plupart des situations bien que quelques ralentissements surgissent en 2v2 et avec certains effets visuels (notamment la fumée sur les passes qui entraîne systématiquement une baisse de framerate) . En revanche, l’histoire est différente en écran splitté car le jeu se fige alors à 30fps, regrettable d’autant qu’un mode local sans écran splitté sera praticable et largement bénéfique au jeu. D’ailleurs ne pensez même pas à jouer en splitté en mode portable, c’est tout simplement illisible.

Disc Jam sur Swtich c’est donc un portage technique très satisfaisant et un jeu qui profite à fond de la portabilité de la console. Le matchs étant très courts, on a vite fait d’enchaîner 2 ou 3 parties le temps que le médecin vienne nous chercher dans la salle d’attente ou que le bus se pointe enfin à l’arrêt. Le cross-play et les récents ajouts comme les parties classées et les parties contre l’IA sont exactement ce dont le jeu avait besoin pour devenir viable sur du moyen/long terme. On regrettera simplement ce framerate fixé à 30fps en écran splitté et cette DA digne d’un Spy Kids 4.

Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des