New Super Lucky’s Tale débarque sur PlayStation 5 : Notre avis sur le portage boosté de l’aventure renardesque
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Rédigé par Florian
En 2019 sortait New Super Lucky’s Tale en exclusivité sur Nintendo Switch. Un jeu de plateforme généreux, parfait pour les collectionnites aigües mais surtout déjà une nouvelle version d’un jeu préalablement sorti en 2017, Super Lucky’s Tale, exclusif à la Xbox One, lui-même adapté d’une version VR, Lucky’s Tale, d’abord sur Oculus Rift. Près de sept années plus tard et plusieurs portages sur la génération précédente (PlayStation 4 et Xbox One), New Super Lucky’s Tale sort enfin nativement sur PlayStation 5 ce 26 mars, avec plusieurs améliorations, notamment techniques, à la clé. Mais ce portage édité par PQube vaut-il vraiment le coup ? Nous nous sommes replongés dans cet univers chaleureux pendant plusieurs heures pour vous.
Conditions de jeu : Nous avons joué à la version PlayStation 5 de New Super Lucky’s Tale sur PlayStation 5 Pro pendant environ 4h, le temps de terminer à 100% les trois premiers mondes du jeu.
Il était une fois…

Pages égarées, pièces à récolter, lettres à retrouver, si ce triptyque ne vous dit rien, c’est que vous êtes probablement passé à côté de New Super Lucky’s Tale lors de sa sortie initiale en 2019. Nous ne boudons pas sa version souche de 2017, Super Lucky’s Tale, mais cette nouvelle mouture incluant une nouvelle caméra à 360°, des options de personnalisation vestimentaires, une meilleure gestion des PNJ, améliorations graphiques diverses et deux mondes supplémentaires, Gilly Island et Guardian Trials, nous nous baserons sur cette dernière pour cet avis « nouvelle génération », dont nous vous rappelons les grandes lignes avant d’aller plus loin.
Vous incarnez un petit renard du nom de Lucky Swiftail, frère de Lyra, aventurière et membre de l’Ordre des Gardiens ayant ramené de ses voyages un mystérieux livre qui avale tout rond le jeune renardeau. Alors balancé dans d’étranges univers, Lucky va devoir se débrouiller pour retrouver son chemin à travers les chapitres du livre représentés sous forme de hub, récupérer des pièces, lettres et autres pages perdues au milieu de boss à affronter, dans le but de stopper les agissements du magicien Jinx, ancien ami du père décédé de Lucky, et ses « chatons ».
La structure du jeu n’a pas changé d’un iota : dans chaque niveau traversé, quatre pages du Livre des Âges sont à retrouver : une en terminant le niveau, une autre en récupérant au moins 300 pièces, une troisième en récupérant les 5 lettres L-U-C-K-Y réparties dans le décor, et enfin une dernière, cachée, à retrouver en terminant une action précise ou en l’obtenant dans une épreuve rapide d’un terrier. La prise en main ne bouge pas non plus, Lucky étant toujours bien mobile, avec son double-saut, son attaque tournoyante, une sorte de plongeon piqué et enfin la possibilité de se déplacer en creusant sous la terre, quand nous ne nous mettons pas à porter des objets.
En plus de son aspect « facile », y compris pour les plus jeunes, on ne peut qu’adhérer à l’univers enchanteur, enfantin et onirique de New Super Lucky’s Tale, avec ces drôles de créatures qui parlent, ces énigmes accessibles mais parfois un peu plus corsées, ou encore cette multitude de trophées (plus d’une cinquantaine) pour une aventure qui ne devrait vous prendre qu’environ 10 à 12h pour être complétée totalement. Mais les belles améliorations techniques promises par la PlayStation 5 suffisent-elles à justifier l’achat de ce portage ?
Le meilleur des mondes ?
En proposant New Super Lucky’s Tale sur PlayStation 5, Playful Studios et PQube espèrent capter un nouveau public sur une base désormais solidement installée. Un public qui n’a peut-être pas pu découvrir ce jeu de plateforme lors de l’une de ses (nombreuses) réapparitions ou bien pour permettre au public déjà conquis de revivre cette aventure dans les meilleures conditions sur le papier. Eh oui, car le jeu ne dispose toujours pas de version Nintendo Switch 2 native, par exemple, qui lui irait comme un gant, peut-être même plus que sur PlayStation 5, ce genre d’épopée étant parfaitement calibré au format portable, voire hybride, de la console de Nintendo.
Soyons clair : oui, cette version est forcément la plus jolie et la plus aboutie techniquement parlant sur console. L’ensemble est parfaitement lisible, très agréable à jouer y compris pendant des sessions plus étendues. Cette version nous permet de profiter d’un véritable pinceau magique technique, notamment avec la prise en charge de la 4K et des 120 images par seconde sur les écrans compatibles, et cela change tout.
Les textures sont globalement plus nettes, parfois moins baveuses (même si on en dénote encore quelques-unes, ce qui est dommage pour un jeu commençant à dater et assez peu demandeur en ressources, malgré des décors simples et peu détaillés parfois), mais ce sera bien au niveau de la fluidité que la version gagne des points, rendant les déplacements encore plus agréables, les sauts et mouvements plus précis et la gestion de la caméra plus fine. Entendons-nous bien : nous ne sommes pas face à une baffe technique, mais surtout face à une très belle amélioration de la qualité de vie en jeu et c’est très bien ainsi. On notera tout de même une luminosité anormalement élevée au début de l’aventure, problème spontanément résolutif quelques minutes après, même sans agir sur le HDR que nous pensions mal pris en charge.
La DualSense est annoncée comme prise en charge par l’éditeur avec de nouvelles vibrations haptiques, cependant il est difficile de s’en apercevoir, le tout étant assez discret finalement. Disons que cela ajoute une légère immersion supplémentaire, mais assez sommaire. L’autre aspect qui devrait décevoir : la mise à jour payante pour les détenteurs de l’édition PlayStation 4. Vendue « seulement » 4,99 €, mais tout de même. Pour celles et ceux qui ne possèdent pas le jeu, il vous faudra débourser 29,99€, ce qui fait vraiment cher en l’état pour un jeu sorti depuis des années et avec si peu de changements.
New Super Lucky’s Tale est de retour sur les consoles de la génération actuelle. Nous ne serions pas surpris de voir débarquer des versions Xbox Series X/S et surtout Nintendo Switch 2 dans quelques mois, cela serait même étonnant que ce ne soit pas le cas. Un portage suffisant, très largement porté par ses prouesses techniques qui font du bien et qui répondent totalement aux besoins de ce genre d’aventure, même si on aurait aimé quelques optimisations supplémentaires concernant la DualSense et un prix vraiment plus doux pour justifier un éventuel nouveau passage à la caisse. Une édition physique est également disponible au même prix.




















