Test The Witcher 3: Hearts of Stone – Un DLC qui a du cœur ?

TEST. The Witcher 3: Hearts of Stone - Un DLC qui a du cœur ?

CD Projekt, studio polonais à l’origine de l’adaptation de la saga littéraire The Witcher en jeu vidéo, a toujours mis un point d’honneur à remanier et enrichir le contenu de ses titres. Car même s’il n’a travaillé « que » sur cette série de jeux, force est de constater que l’attention qui leur était portée a toujours été exemplaire. The Witcher 3 ne semble pas déroger à la règle.

Déjà corrigé par de nombreux patchs et enrichi de 16 DLC gratuits, le premier gros DLC payant arrive. Appelé Hearts of Stone et vendu au prix de 9,99€, celui-ci est davantage considéré par le studio comme une extension plutôt qu’un contenu supplémentaire similaire à ce que d’autres studios ont pu nous habituer ces dernières années. Mais Hearts of Stone vaut-il vraiment la peine d’être joué ?

L’homme au cœur de pierre

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Pour commencer avec un premier point intéressant : lorsque le DLC est installé, celui-ci est directement visible dans le menu principal. Il est possible de reprendre son ancienne sauvegarde du moment que son personnage soit au moins au niveau 30. Sinon il est tout à fait possible de commencer directement sur Hearts of Stone, comme s’il s’agissait d’un standalone. Dans ce cas, un personnage sera déjà créé et débutera au niveau 32 avec de quoi pouvoir évoluer plutôt tranquillement (points de compétence, équipements…). C’est un point plutôt intéressant si l’on a pas le courage de monter son personnage ou même si l’on désire jouer sans pour autant reprendre son ancienne partie.

Concernant l’histoire principale de cette extension, celle-ci commence lorsque Geralt tombe sur un contrat de chasse au monstre demandant l’élimination d’une créature dangereuse dans les égouts d’Oxenfurt. D’ailleurs, mettons tout de suite au crédit de HoS qu’il a le mérite d’enfin tirer profit de la ville d’Oxenfurt qui était à peine exploitée dans la version originale. C’était sans doute l’un des points noirs les plus gênants concernant les quêtes de The Witcher 3… le problème est maintenant résolu.

Pour commencer votre quête, il est demandé de rencontrer son commanditaire, un certain Olgierd Von Everec. À son sujet, bien qu’il ne s’agisse pas d’un personnage véritablement « bon », il est doté d’un charisme certain et d’un passé pour le moins intriguant. Et comme souvent, on remarque que CD Projekt a vraiment soigné le traitement de ce dernier qui n’est ni bon, ni foncièrement mauvais.

Et sans trop en dire, ce contrat vous amènera par la suite à rencontrer une amie de longue date : Shani, l’une des romances possibles du premier volet The Witcher. Retrouver ce personnage est appréciable autant pour les amateurs des précédents épisodes que pour ceux ayant débuté avec le troisième opus. Cette jeune femme médecin est restée fidèle à elle-même et reste en cohérence avec ce que l’on connaissait d’elle au début de la série, un bon point donc. Sa présence sera, comme vous vous en doutez probablement, l’opportunité de renouer le lien… ou pas d’ailleurs. C’est une romance plutôt sympathique et qui a le mérite d’avoir un contexte un peu plus léger que celles de Triss ou Yennefer. Mais cette remarque est également valable pour l’ensemble de l’histoire. Même si le danger est toujours palpable, on ressent un peu plus de légèreté dans l’enjeu de ce DLC, et ce n’est pas forcément plus mal.

L’aventure sera aussi et surtout le moment où l’on retrouve un personnage que la majorité des joueurs auront sans doute oublié : Gaunter de Meuré, aussi connu comme le Maître Miroir. Si vous ne vous en souvenez pas, on le rencontre dans l’introduction lorsque l’on se trouve à Blanchefleur. Celui-ci nous aide notamment en nous mettant sur la piste de Yennefer. Ce personnage se trouve être particulièrement intéressant mais également lié à Olgierd, et par la suite à Geralt.
Pour le reste, on regrettera que les autres personnages, même s’ils sont parfois intéressants ont malheureusement tendance à souffrir d’une trop faible visibilité. Ceci dit, il est difficile d’en tenir rigueur sachant que pour certains personnages, leur présence n’est pas obligatoire dans le sens où un autre personnage peut prendre sa place.

Un contenu qui met du cœur à l’ouvrage

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La suite de l’aventure propose en outre des missions assez variées et qui se résoudront soit au fil de l’épée, au Gwynt ou par d’autres méthodes que nous n’exposeront pas pour éviter de gâcher tout plaisir de découverte. Cette variété est encore une fois très appréciable et permet de ne pas se lasser. La mise en scène des missions est elle aussi très soignée et sait se montrer extrêmement immersive. On attribuera une mention spéciale à une certaine mission de cambriolage qui se trouve être un peu trop courte dans son exécution alors qu’au contraire, la préparation est beaucoup plus longue. Mais dans leur globalité, les missions sont plutôt bien dosées et disposent d’une durée de vie plus que raisonnable. Car si les développeurs nous ont promis une dizaine d’heures de jeu, non seulement le contrat est rempli, mais il est certain que si vous désirez faire l’ensemble des quêtes, cela vous prendra un peu plus de temps. Une bonne chose pour un contenu additionnel affiché à moins de 10€.

L’un des points importants à aborder dans cette extension, c’est aussi celui des combats de boss. Ces derniers sont, comme fréquemment dans The Witcher 3 et les épisodes précédents, plutôt mal équilibrés. Si dans certains cas vous tombez sur un combat assez simple, il est aussi possible de se retrouver confronté à des boss plutôt retors. Rien d’impossible cependant, rassurez-vous, mais cette irrégularité dans la difficulté peut s’avérer un peu frustrante pour certains joueurs.

Votre aventure vous amènera aussi à faire la rencontre du peuple d’Ophir, amenant son lot de nouveautés et d’exotisme dans le titre. Effectivement, lors d’une quête secondaire, un Ophiris expliquera qu’il est capable d’améliorer l’équipement en y insufflant des mots de pouvoir que l’on peut créer à partir de glyphes et de runes. Les bonus conférés par cet enchanteur sont utiles et permettent d’obtenir des effets très intéressants comme la capacité de dévier les carreaux d’arbalète. Un must have lorsque l’on combat des groupes d’hommes armés pendant que les arbalétriers restent sournoisement en arrière ! Ces atouts sont d’ailleurs soit spécifiques aux armes, soient aux amures. Mais ne vous y trompez pas, bénéficier de ces bonus ne sera pas une mince affaire car il faudra investir énormément d’argent pour le matériel du marchand. Une fois ceci fait, la création des mots en elle-même n’est pas très chère.

Dans les aspects purement formels mais qui ont tout de même leur intérêt, on peut également se rendre compte du fait que quelques changements ont été opérés. Par exemple, les icônes des runes et glyphes sont désormais beaucoup plus simples à distinguer, ce qui est très pratique pour s’y retrouver. Et toujours pour une meilleure clarté, toutes les quêtes liées à l’extension sont colorées en bleu. Il est ainsi extrêmement simple de s’organiser, particulièrement lorsque l’on dispose encore d’un nombre conséquent de quêtes issues du jeu original.

Pour conclure, ce DLC Hearts of Stone bénéficie d’un travail plutôt soigné montrant encore une fois la bonne volonté du studio polonais. Pour une durée de vie supérieure à 10h, pour peu que l’on fasse toutes les quêtes proposées, son prix de 9,99€ se justifie amplement et ne devrait souffrir d’aucune contestation. Une extension honnête qui a du cœur.

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[…] polonais. Ainsi, The Witcher, dans sa globalité nous est mis sur la table. Eh oui, les extensions Hearts of Stone et Blood and Wine sont […]